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Contes, suites et fin ....

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1313081 Publié le 01/03/2005 à 00:15 Demander à la modératrice de supprimer ce forum
Les jeux sont fais....

Dans un premier temps je vous donne tous les contes mais je vous demande de ne pas les noter de suite.
Vous avez jusqu'au 5 Mars pour apprecier et donner vos commentaires .

Bonne lecture et merci à tous les participant(e)s


Dihya
Milady
Pat
Yaourtalacrem2maminova
Xiane
Alibreville
Franck
Simplicite94
Sweethome

1313081 Publié le 01/03/2005 à 00:17 supprimer cette contribution
Conte n° 1

Suite du n° 13 tite Lulu :

Là voilà enfin parmi les siens, ses amis, sa famille. Seulement elle s'illumine tristement. Elle se sent vieille, faible. Un père Noël accrochait à la branche d'à côté s'en rendit compte. Alors il lui demanda : « Que t'arrive t'il Tite Lulu ? Pourquoi cette faiblesse ? » Elle lui répondit : « Vous savez Père Noël, je suis si vieille ». Le père Noël se mit à rire : « Mais enfin Tite Lulu, tu ne peux pas être vieille puisque tu as à peine utilisée ton énergie ».
- Comment ça père Noël ? Demanda t'elle. Bien sûr que si je suis vieille, j'en ai passé des Noëls.
- Mais enfin Tite Lulu, la plupart des Noëls, tu les as passé dans un carton.
- A bon père Noël ? Vous êtes sûr ? Je suis jeune alors ?
- Oui Tite Lulu, très jeune même.
- Oh ! Merci père Noël.
Et d'un seul coup, elle donna le meilleur d'elle-même. Je la vis s'illuminer. Elle devint la plus étincelante de toutes. Finis les jours sombres. Enfin le premier Noël qu'elle ne passera pas seule, au fond d'un carton.
Elle eut une idée lumineuse, car personne ne se doutait des pouvoirs de Tite Lulu.
Elle décida de faire, de ce Noël, le plus beau, pas uniquement pour elle, mais pour celle qui lui redonna vie.
Elle cachait bien ses pouvoirs, elle ne voulait pas que cela se sache, car elle avait trop peur. Pourquoi ? Elle ne savait pas trop au juste. Ou bien alors au fond d'elle, sans le savoir, elle attendait le bon moment pour.

J'étais heureuse pour petite Lulu. Quant à moi, j'errai dans les rues songeant à mon amour perdu. Où es-tu ? Le souvenir d'un appel reçu quelques semaines auparavant, m'arracha le cour. J'avais trouvé le bonheur et on me le reprenait. Lors d'un reportage photo, l'avion de celui qui m'était cher, s'était écrasé. Aucune trace de vie, rien ! Des recherches avaient été effectuées durant des jours, sans aucuns résultats. J'avais pourtant prié tous les soirs. Mon âme était en peine. Et ce soir de Noël, je n'arrivais toujours pas à savoir comment continuer la vie sans toi. Je voudrais te rejoindre, où que tu sois. Alors que je marchais dans les rues sombres de la ville, j'aperçus un jeune couple d'amoureux à travers la vitrine d'une bijouterie. Mon cour se fit chagrin à ce spectacle. Je ne pus empêcher mes larmes de couler. J'avais envie de hurler, la douleur me fit vaciller. Je revoyais ton visage, ton sourire. Je sentis sur moi la douceur de tes caresses. J'entendis la tendresse de tes mots. Si j'avais su, je t'aurais retenu. Mais ce métier, c'était ta passion. Je n'avais pas le cour de te retenir. Et aujourd'hui, je suis là, seule sans toi, ne supportant plus ton absence. Ne supportant pas l'idée de ne plus entendre tes éclats de rire, ni voir cette étincelle de bonheur dans tes yeux. Je sais, tu voudrais que je me ressaisisse, mais en aurai-je la force ? En aurai-je réellement le courage et l'envie ?
Le couple d'amoureux s'embrassa, et je me souviens de ce jour de juin. En rentrant à la maison, je trouvais la table joliment décorée, des bougies allumées. Tu me fis asseoir et me demanda de fermer les yeux, tu pris ma main et je sentis sur mon doigt glisser une bague « Je veux t'épouser » m'a-tu dis. Nous devions nous marier l'an prochain.
Aujourd'hui il n'y a plus qu'un grand vide dans ma vie. Le désespoir reste mon seul compagnon. Cette souffrance qui m'égare, la vision d'un avenir sombre, sans joie, sans toi. Ces enfants que nous aurions pu avoir. Une vie sans histoire, mais de ça il n'y aura rien, on me l'a défendu, on m'a tout pris, toi, mon amour, notre vie, notre bonheur, et cette famille que nous n'aurons jamais.
Je rentre seule, l'envie de ne plus voir personne. Arrivée à la maison, j'allume le sapin. Je l'ai fait pour toi, je me souviens de ta joie l'an passé, après l'avoir allumé. Ton regard rieur, il y avait tellement d'amour dans cette maison, tellement de chaleur. Mais ce soir j'ai si froid sans toi.
Une fois le sapin éclairé un miracle se produisit. Cette chère Tite Lulu étincelait de mille et une couleur. Je sentais battre mon cour. J'aurais tellement aimé que tu sois là pour voir ce spectacle. Au bout d'un instant dans le salon, des milliers d'étoiles apparurent. Je ne comprenais rien, je ne voyais même plus. Et puis, une sorte de nuage blanc vint se poser près de moi. Je n'en croyais pas mes yeux. C'était un rêve. Un ange apparut, il ou plutôt elle, était superbe, tout de blanc vêtu. Une cascade de cheveux blonds lui descendait jusqu'à la taille. Je n'avais jamais vu un visage aussi beau. Un sourire aussi rempli de douceur, en dehors du tien bien sûr. C'est ce qu'on l'on appelait je pense « Un sourire angélique ». Elle me parlait. Je ne comprenais pas vraiment. Elle me parlait d'un pouvoir magique de Tite Lulu. C'était impossible, je devais m'être assoupi. Tite Lulu des pouvoirs ? Quelques heures plus tard, j'étais sur le canapé. J'ouvris les yeux. Tout ça m'avait paru pourtant bien réel. Ce n'était pas comme dans un rêve, non, c'était beaucoup plus fort que ça. Le téléphone se mit à sonner. Je décroche. Et alors, de nouveau un miracle. On t'avait retrouvé, bien vivant dans l'hôpital d'un petit village au sud de L'Afrique. Je ne me rappelle plus du nom. Mais quelle importance ? Tu étais vivant. Les larmes se mirent à couler le long de mes joues. J'entends encore la voix au téléphone « Joyeux Noël Mademoiselle ». Oui, joyeux Noël, un Noël remplit d'espoir. Quel merveilleux Noël. Je compris alors que je n'avais pas rêvé. Merci Tite Lulu. Joyeux Noël à toi.
1313081 Publié le 01/03/2005 à 00:18 supprimer cette contribution
Conte n°2

Suite du N°8

Puisque le ménage est tellement bien fait sur terre voyons ce qu'il se passe au ciel...j'entend la morte, elle a pris un sacré coup de vieux...

Bordel, j'ai pris dix siècles d'âge en deux secondes j'ai subit le deviergement et le retournement des sens en trois jets, Gluck était sur ma trace j'ai du faire appel à JésusYalaAckbar mais il était dans la lune comme souvent et sur la mauvaise face celle qui n'est pas desservie par le gaz-et-eau-à-tous-les-étages , j'allais quand même pas me mettre à genoux et prier car...où poser les genoux?

Une forêt de mauvaises raisons se dressaient devant moi et les solutions se bourraient la gueule en hurlant "en raison d'une grève non déclarée (un sale coup de Franck, le Francky) donc totalement injuste et formellement interdite, les pipes de Noël sont suspendues jusqu'à nouvel ordre" susse qui pourra et adviendra ce que décidera le lutin accroché à la vaste jupe de Xi, la maîtresse ordonnatrice grande prêtresse du language mais gaffe à ta gueule si tu fais un pas de travers, un regard biseauté peut te valoir l'exil...moi-même qui suis cadré poli mètre-étalonné et je me fais petit, il m'arrive de me réveiller en sueur tremblant et affolé comme une feuille sur le tremble, débandant comme jamais en criant: NON,PAS LA LISTE NOIRE...
Je sais aussi que l'obsession de certain conte de Noël hors sujet et sanctionné par le pontificat laïque, en partie responsable d'une rupture de fond marin et d'un intolérable écran gazeux dans quelques pays d'Afrique centrale non touchés par la guerre ni la misère ni la famine ni rien d'absolument susceptible d'émouvoir le télétiste moyen, empêche Dora de jouir depuis deux semaines déja, confrontée qu'elle est à cette équation: comment réussir une bonne masturbation d'une main tandis que l'autre doit se partager entre la clope et le whisky, y a pas un homme un vrai sur ce forum, faut tout faire seule...s'il suffisait de mourir pour ne plus se soucier, passe encore mais cette foutue âme qui te colle à la mort comme la neige sur les bottes d'un Acadien et t'as beau secouer, rien, ça s'en va pas. On en voit comme ça qui errent dans les méandres en sifflotant un air de tango pour ne pas avoir peur, des fois elles ont faim alors elles se remémorent les écrits de Sartre ou les toiles du Douanier Rousseau...je parle des vieilles âmes car les toutes jeunes ont des remontées acides de starac, c'est moins consistant ça s'évapore en laissant une tache sombre et c'est pas beau...c'est pas sale mais c'est pas beau.
Mais sur terre, un des clones du prof Paganel nous apprend qu'une plume, une simple plume remuée délicatement dans l'azur peut être responsable d'un raz de marée d'un exode massif et d'une soudaine frénésie de don, de signage de chèque à la chaine et d'une nauséeuse sensation de rachat. Ceci dissimulant mal, renchérit Alibreville, Le Grand Placard Publicitaire (GPP) qui planque les petites horreurs quotidiennes les mesquineries récurrentes les injustices constantes et qui vante les nombreux et considérables avantages du Paradis à Petit Prix (PPP).
1313081 Publié le 01/03/2005 à 00:20 supprimer cette contribution
Conte n°3

suite du n° 11 : UN NOËL NOIR

nous vous avons laissé au soir du 24 décembre avec comme questions existentielles "Jack Bauer réussira-t-il à arrêter la grève ? Les Rennes Ato et Oncule pourront-ils vivre leur amour au grand jour ? D’où vient cette amour du Père Noël pour les petits enfants ? Les joujoux par milliers seront-ils distribués ?" vous avez attendu sagement et maintenant vous allez tout savoir
- Ato, pousse ton cul, tu prends toute la place !
- ben merdre, Oncule, hier soir tu disais pas la même chose et t'aimais même que je la prenne, la place, dirais-je même tu demandais que je l'investisse et l'investisse encore !
- aujourd'hui n'est pas hier et là j'ai mal à la ramure
- bien fait pour ta tronche t'avais qu'à pas t'enfiler les trois ou 4 gouttes restant dans toutes les bouteilles trouvées à côté des poubelles pendant la balade nocturne de Noël !
- j'avais soif !
- et ce matin t'es de mauvais poil !
Pendant ce temps-là, dans la maison du Père Noël :
- Pépère Noël réveille-toi !!
- !!!
- Pépèèèèèèèèèèère Noëëëëëëëëëëëëëëëëëëëëël réveillllllllllllllle toiiiiiiiiiiiii !
- koi la Mère ?
- le cafééééééééé !
- la ferme, je dors !
- j'en ai ma claque !!! c'est à chaque fois la même chose tous les lendemains de Noël !! avant Noël pas question que tu fasses attention à moi because les joujoux par milliers à préparer et après Noël môssieur est bourré et ou crevé, il est allé aux putes après la distribution des joujoux et moi peau d'nèfles j'peux m'brosser toute seule !! puisque c'est ça, j'retourne chez Grand'Mère Noël !
- ta gueule la Mère et fous moi la paix !! je dors !!
- tu dors pas, tu ronfles !! et tu fais chier !
- et retourne à la cuisine !
- pisque c'est ça, je parle plus jusqu'à Noël prochain !
- enfin des vacances ...
Dring !!!
- la Mère ça sonne à la porte !
Dring !! Dring !!
- la Mère !!!!!
Dring !! Dring !! Dring !! Dring !!
- la Mèèèèèèèèèèère !!! et , elle est barrée !!
- c'est qui ?
- c'est Jack Bauer, Père Noël !
- et tu veux quoi ? t'as vu l'heure ? je dors moi (enfin j'aimerais !!)
- je venais chercher ma prime Père Noël, grâce à moi vous avez pu distribuer à temps les joujoux par milliers !
- t'as fait rien que ton boulot ! et tu voudrais en plus une prime !! tu veux que je te vire ou quoi !? allez, du vent, j'ai à faire (j'aimerais bien terminer ma nuit putain !!)
pendant ce temps là :
- Ato, je t'aime
- moi aussi Oncule, et tu es le plus beau de tous les rennes, le sais-tu ?
- pour moi aussi Ato, tu es le plus beau, veux-tu qu'on se pacse ?
- ohhhhh Oncule, c'est aujourd'hui le plus beau jour de ma vie ...
- nous pourrions faire ça les premiers jours de printemps ? qu'en penses-tu ?
- il faut demander au Père Noël et à la Mère Noël leur accord, comme ça on sera sûrs qu'ils nous feront un beau cadeau !
- super idée ! allons-y tout de suite !
Dring !
- quoi encore ??
Dring ! Dring !
- mais qui a décidé de m'emr comme ça encore !!!
Dring ! Dring ! Dring ! Dring !
- ah ! c'est vous !! z'avez vu l'heure ?
- Père Noël, nous avions une nouvelle tellement importante à vous annoncer !! Mère Noël est-elle là ?
- la vache est retournée chez sa mère !
- chez Grand-Mère Noël ?
- vouih ! quelle !! et mon café qu'est froid maintenant !!
- Oh Père Noël, c'est toujours vous qui répandez le bien sur nous tous, voudriez-vous que pour une fois, ça soit les autres qui fassent quelque chose pour vous ? voudriez-vous que nous essayions de vous ramener la Mère Noël ?
- ah nan hein !! j'ai réussi à m'en débarrasser au bout de 2 000 ans de vie commune, c'est pas pour rempiler 1 000 ans de plus !! laissez là où elle est, c'est parfait !! mais bouger vos fesses puisque vous voulez rendre service et refaites moi du café !!
hummmmm Oncule, je te trouve très en ... forme aujourd'hui !! tu me sembles tout fringuant !!! Ato, pourrais-tu finalement aller me chercher la Mère Noël pendant qu'Oncule s'occupe de moi ... et prends tout ton temps d'accord ?
Pendant ce temps :
- Grand-Mère Noël non je ne retournerai pas chez Père Noël il ne m'aime plus, ne me regarde plus, il préfère les petits jeunes, je le soupçonne même que c'est à cause de cela qu'il leur distribue des joujoux par milliers parce qu'il les aime
- la place d'une femme est auprès de son mari, fut-il le Père Noël et le pire des salopards !
- Grand-Mère, laisse moi au moins passer la nuit ici !
- si tu veux mais que je ne te vois pas et que je ne t'entende pas !
- !!!
Pendant ce temps :
- Oncule, approche toi !! viens plus près, laisse-moi te regarder, tourne un peu pour voir ! hummmm !! ton fessier est aussi ferme que ta ramure ... hummm !!
- Père Noël, vous me faites rougir !! Ato et moi voulions vous dire ...
- tutu'! tais toi, et viens me rejoindre sous la couette, je n'ai pas fini ma nuit et tu pourrais me lire un conte, pour m'aider à me rendormir ... allez, viens vite !!
la Mère Noël saura-t-elle convaincre la Grand-Mère Noël de l'héberger plus longtemps qu'une nuit ? Ato reussira-t-il à convaincre la Mère Noël de revenir auprès de son époux ? le Père Noël arrivera-t-il à ses fins ? Oncule parviendra-t-il à convaincre le Père Noël d'offrir un cadeau somptueux à l'occasion de leur pacs ? vous le saurez peut-être lors de notre prochain épisode de "UN NOËL NOIR"
1313081 Publié le 01/03/2005 à 00:21 supprimer cette contribution
Conte n°4

suite du n°14 : Albert Gluck

Albert Gluck ouvrit les yeux. Cela faisait trois fois déjà cette semaine qu’il rêvait de coma, il chassa cette pensée en s’étirant et constata qu’il jouissait d’une belle érection. Il fut aussitôt tenter d’en faire « profiter » Solange et accola son bassin à son corps tiède et endormi, plongeant son visage dans ses cheveux, cherchant du bout des lèvres le moelleux de son cou. Il commença à se frotter contre elle et constata qu’elle dégageait une odeur aigre et désagréable. Il renonça aussitôt à son projet de coït matinal : « je me rattraperai avec Béatrice, cet après-midi » songea-t-il .
Il se leva et passa dans la salle de bain pour se préparer. Comme il se lavait les dents en pissant dans le lavabo, les testicules posées sur le rebord froid de la vasque, des bribes de son rêve lui revenaient, des scènes du film porno qu’il avait téléchargé au bureau la veille.

Il était 9 heures. Albert Gluck arriva à son bureau situé dans le quartier de la Défense. Il consulta machinalement son agenda . En cette journée du 24 Décembre, son programme était des plus légers : pas de rendez-vous, un dossier de crédit à consulter une petite heure. Il irait faire ses courses de Noël aux « Quatre-temps » à midi. Il prendrait un foulard pour Solange, de la lingerie pour Béatrice qu’il voyait à 16 heures, un jeu vidéo pour Ludovic, un livre sur les vins pour son beau-père et une « en étain » pour Jacqueline, sa belle-mère. Il ne pouvait pas encadrer sa belle mère qui parlait fort et rabaissait tout le temps, Raymond, son mari. « Comme d’habitude, elle aurait du rouge à lèvres sur les dents » sourit-il en ouvrant le dossier de crédit.

Vers midi, il reçu un coup de fil de Lavoisier, le DRH, qui le convoquait pour 15H30. « ! » dit il en raccrochant son téléphone, « je serai en retard pour mon rencard avec Béa ». Il appela Garbon :
« Salut Jacques, Con niaque (surnom de Lavoisier) veut me voir, tu es au courant ?
-Pas du tout…tu vas peut être avoir une prime de Noël, veinard ! »

Albert raccrocha légèrement inquiet et chercha son portable pour prévenir Béatrice. Il l’avait oublié à la maison et n’avait pas son N° ailleurs. Il calcula mentalement que s’il sortait de son rendez-vous à 15H45, il serait juste à l’heure au Campanile de Nanterre. Cela le rassura quelque peu, il se détendit et cliqua sur le fichier porno qu’il avait téléchargé la veille . Il mettait en scène une jeune fille asiatique.
En fermant son dossier : « Mes vidéos », il constata qu’il n’avait pas moins d’une soixantaine de mini films de tous les styles : lesbiennes, gang bang, Black and white…il suffisait de composer un n° de téléphone donnant accès à un code pour télécharger ces petites séquences X et Albert le faisait souvent jusqu’à deux fois par jour. Parfois il amenait son ordinateur portable au Campanile et ils regardaient une des vidéo avec Béatrice. Solange, elle,en était dégoûtée et le traitait de pervers : « Quelle conne » songea-t-il. Il repensa à cette odeur aigre qui l’avait coupé dans son élan libidineux et essaya de se souvenir de la dernière fois où ils avaient fait l’amour. C’était trois mois auparavant en rentrant de chez les Garbon, ils avaient un peu bu, elle avait même accepté de le sucer.

15H3O : Albert Gluck frappe à la porte du bureau de Gilbert Lavoisier le DRH de la Société Immobilière et Financière Gravellier, la SIFG.
« Entrez ! » aboie la voix de Lavoisier.

15H42 : Albert Gluck ressort du bureau du DRH. Il est livide. Il vient de se faire licencier pour faute grave. Il aurait effectué 64 appels vers un N° surtaxé qui permet le téléchargement de films pornographiques et cela , pendant ces heures de travail.

15H45 : Albert Gluck démarre sa Mercedes. Il est dans les temps pour son rendez-vous de 16 heures au Campanile de Nanterre.

15H52 : Albert Gluck roule beaucoup trop vite. L’asphalte est un peu gelée.

15H58 : La Mercedes d’Albert Gluck percute violement un des pilier en fer soutenant le panneau du Campanile de Nanterre. A quelques mètres de l’accident, Béatrice attend dans la chambre 417 donnant sur la cour. Elle n’a rien vu, ni rien entendu de l’accident.

Cela fait 6 mois maintenant qu’Albert Gluck est dans le coma. Il repose dans la chambre 203 de la section « traumatismes » de l’hôpital de Saint-germain en Laye. Il ne reçoit pratiquement pas de visites.
Solange a obtenu facilement le divorce qu’elle avait entamé juste après l’accident : elle avait finit par décrocher le téléphone portable de sont mari qui sonnait toutes les dix minutes, ce fameux 24 Décembre.
Béatrice venait souvent le premier mois. Jacques Garbon son collègue aussi. A force de se croiser, de parler de lui tout bas dans la chambre et d’aller ensuite se « prendre un petit coup de jus , au café » comme aimait à plaisanter Jacques, ils étaient devenus amant. Il se voyaient tous les Mercredis à 16 heures au Campanile de Nanterre, chambre 417.
1313081 Publié le 01/03/2005 à 00:22 supprimer cette contribution
Conte n°5

suite du n° 9

Il n’y a encore pas bien longtemps, le pèlerin venu du Nord et qui souhaitait s’engager, plus au Sud sur le chemin de Compostelle, avait notamment à gravir une colline. Plus de vingt lieues de forêt épaisse pour arriver au Monastère qui allait permettre à Egon de passer sa première nuit de voyageur dévot au chaud. La soupe de pois dans laquelle il allait tremper son pain et la tranche de lard gras allait être un vrai festin.

L’ascension ne lui avait pas été facile. La neige qui tombait drue avait alourdi sa houppelande, et son bâton, taillé dans une branche de hêtre, lui avait évité maintes chutes, sauf une, au pied du “mur païen”. Il se retrouva affalé de tout son long sur le tapis blanc, la tête ensevelie, la besace éclatée, sans manifester la moindre colère, sans le cri qu’il aurait poussé dans toute autre situation identique.

Juste un éclat de rire et un retournement rapide de situation. Se relever, rassembler les croûtons de pain qui s’étaient étalés, secouer le trop plein de neige et repartir. La nuit était tombée depuis quelque temps, il fallait songer à l’hébergement.

Pourquoi a-t-il fallu qu’il parte en plein hiver, Noël était passé, et son voyage n’était pas tant de la dévotion, ni même initiatique, que le simple accomplissement d’un serment. Là-haut, chez lui, sa mère avait lutté contre une maladie inconnue et avant de mourir lui avait fait promettre de prendre la route sans attendre.

La masse sombre du monastère se découpait sur l’environnement immaculé à quelques pas de sa chute. Il ne connaissait pas l’existence de ce mur dont on allait lui parler là-bas, un peu plus tard.


Juste un peu plus tard ... après qu’il eut vécu cet instant intemporel. Il ne saura jamais s’il était réel ou le fruit de son imagination. Egon était un homme de la terre, les délires, phantasmes ou chimères ne faisaient pas partie de sa nature. C’est bien ce qui le troublait. Pourra-t-il un jour évoquer cet épisode plus émouvant qu’inquiétant ?

Il l’a fait un soir, après son périple mené à bien, un retour vers le Nord et une vie remplie de joies et de peines. Un soir d’hiver sans neige, une veillée de Noël qui lui semblait être une des dernières qu’il aurait à partager avec ses enfants et petits-enfants.

Après avoir planté le décor, Egon fixa la flamme de l’âtre et continua son histoire :

“Ils étaient là, tous les deux à me dévisager, immobiles. Je ne pouvais pas détacher mon regard du leur. Les voir ne m’étonnait pas, il devait y en avoir d’autres dans la colline, mais ces deux là, perchés sur le rebord du mur ne ressemblaient en rien à ceux que j’avais déjà croisés.

Leurs yeux n’étaient pas communs, d’une couleur indéfinissable et quelques gouttes de sang qui en perlaient .Ensuite, ces hurlements, cette clameur, cette plainte que le vent et la neige me traduisirent par je ne sais quel miracle : qu’on nous pardonne nos offenses.

Ils ont disparu aussi rapidement qu’ils n’étaient venus. Seuls restaient dans ma mémoire, l’écho de leurs pleurs, l’ombre de leur pelage, leurs yeux tristes et surtout ces quelques rubis plantés à leurs commissures.

Leur image n’a jamais quitté mon esprit, j’ai pensé très fort à eux lorsque j’étais arrivé au terme de mon pèlerinage. Je n’en ai jamais parlé à personne. Deux loups pleurant du sang, hurlant leur repentir, qui donc aurait voulu me croire ?”
1313081 Publié le 01/03/2005 à 00:24 supprimer cette contribution
conte n°6

Suite du n°4

L'année suivante, la petite fille sévère se décida à écrire à la lune, à Madame la Lune car elle pensa qu'elle avait tout vu les Noëls depuis la nuit des temps et avait donc la mémoire des Noëls de là-bas, des Noëls d'avant.

En rentrant de l'école, elle acheta une plume, un porte-plume et de l'encre. Elle sortit de chez le marchand et alla se cacher. Elle enleva tous ses livres et cahiers d'école de son sac et mis tous ces achats tout au fond. Puis elle rentra à la maison.

Au début de ses vacances, elle attendit d'être seule dans sa maison, ressorti de sa cachette la plume, le porte-plume et l'encre et écrivit à Madame la Lune de sa belle écriture arrondie.

Madame la Lune,
Toi qui, depuis la nuit des temps, règle le temps des semences, des moissons,
Toi qui, depuis la nuit des temps, guide de ta lueur diaphane le bébé renard,
Toi qui, depuis la nuit des temps, a vécu les voyages du Père Noël,
Madame la Lune, j'ai un souhait pour cette année,
Que ce Noël soit comme là-bas, comme avant !
Juste une fois un Noël de là-bas, d'avant !
Que le Père Noël se souvienne que Noël est une naissance,
Que le Père Noël se souvienne que Noël est allégresse,
Que le Père Noël se souvienne que Noël est simple,
Que le Père Noël se souvienne que Noël est joie.
Madame la Lune,
je suis triste,
on me dit sévère,
on me dit boudeuse,
alors que je ne veux que joie.

Voilà, ce qu'écrivit la petite fille sévère. Elle prit une enveloppe, plia la lettre avec application, la mis dans l'enveloppe, la ferma et couru la mettre dans la boite aux lettres au coin de sa rue.

Son cour se serra sur le chemin du retour. Elle leva les yeux vers le ciel et ne vit que nuages remplis de neige. De nouveau chez elle, elle se dit qu'il fallait attendre le soir pour apercevoir la lune.

Impatiente, elle attendit que le soleil se couche mais les nuages avaient décidé de passer la nuit au-dessus de sa maison. Elle en fut choquée mais se dit que cela était normal car le facteur devait prendre la lettre et l'envoyer. Cela la rassura et elle dormit en rêvant aux Noëls de là-bas, aux noëls d'avant.

La nuit suivante, la petite fille sévère regarda à nouveau le ciel à la tombée de la nuit. Mais les nuages avaient toujours décidé de passer la nuit au-dessus de sa maison. Elle en fut attristée. Mais elle se dit que Madame la Lune habitait très loin et le facteur avait peut-être été retardé par tous ces nuages qui emplissaient le ciel.

Les jours passèrent et, chaque soir, la petite fille sévère ne vit que la noirceur du ciel. La petite fille devint encore plus triste, plus pâle, la douleur la faisait souffrir. Elle passait ses nuits pliée en deux.

Le 23 décembre au soir, la petite fille sévère pleura en ne voyant que les nuages qui, durant la journée, recouvraient les arbres, les toits, les jardins de petits flocons blancs. Elle maudit ces flocons de neige qui faisaient pourtant sa joie.

La petite fille maudit les batailles de boules de neige avec ses amies.

Elle maudit aussi le bonhomme de neige qu'elle avait fait à l'entrée de la maison au début des vacances. Il représentait les Noëls de là-bas, aux noëls d'avant.

Cette nuit-là, la petite fille sévère tomba malade. Elle fut obligée de garder le lit toute la journée, brûlante de fièvre et ne put se lever à la tombée de la nuit pour tenter d'apercevoir Madame la Lune.

Dans son délire, elle implora Madame La Lune. Sa maman mit sur le compte de la fièvre le cauchemar de sa fille.

Le 24 décembre arriva. La petite fille sévère dormit toute la journée, brûlante de fièvre. Elle ne participa à aucun des repas, à aucun des préparatifs du souper qui serait mangé après les douze coups de minuit et après l'ouverture des cadeaux.

Puis vint 23 heures 45.

Toute la famille était rassemblée dans la salle à manger pour attendre les 12 coups de minuit qui était le signal pour aller vers le salon et découvrir tous les jouets et cadeaux apportés par le Père Noël, enveloppés dans du papier éclatant.

L'horloge du salon se mit à sonner en avance avec une force, avec une énergie que la vieille comtoise n'avait plus l'habitude. Cela réveilla la petite fille sévère.

Elle ne sentit plus la fièvre et couru à sa fenêtre. Elle aperçut Madame la Lune, souriante et brillant dans un ciel tout étoilé.

Elle dévala l'escalier pour courir dans le salon dont elle ouvrit la porte toute grande.

Tout avait changé.

Une grande cheminée avec un feu éclatant
Un sapin de Noël était devenu un sapin de Noël d'avant
Au pied du sapin, aucun cadeau recouvert de somptueux papiers
Sur les tables, aucun gibier somptueux encore fumant entourés de marrons
Sur les tables, aucune soupière, aucune salade, aucun breuvage cramoisi, aucun gateau

Au pied du sapin, une orange avec une petite étiquette portant le nom de chacun des membres de la fête

Sur la table, des carnets de chants

Toute la maisonnée avait suivi la petite fille sévère.
Tous furent interloqués par ce spectacle simple, chaleureux.

Ils avancèrent doucement n'en croyant pas leurs yeux. De la surprise cachant une incompréhension, un léger sourire se dessina sur chacun des visages, sourire simple plein de joie et d'amour.

Ils se regroupèrent, comme attiré, tout autour de la cheminée tandis que la petite fille leur distribuait à chacun un carnet de chant.

Son papa l'ouvrit et commença à entonner un chant de Noël. Sa voix faible s'emplit de force. Une à une les bouches se délièrent, les sons se formèrent mélodieux.

La petite fille courut à la fenêtre. Elle vit Madame la Lune qui lui fit un clin d'oil en souriant.

La petite fille devint une petite fille gaie !
1313081 Publié le 01/03/2005 à 00:26 supprimer cette contribution
Conte n°7

Le cadeau.

Vendredi 4 janvier

Il faudra que je pense à écrire au régisseur, cette minuterie ne fonctionne encore pas. Chiant.
A peine entré : "Il y a quelqu’un ? … Tu es là ? "
Personne !

Lumière.
Je fais le tour de l’appartement.
Non, décidément, il n’y a personne. Pourquoi ai-je alors l’impression que quelqu’un est ici ?

Musique.
Je me mets à mon boulot mais impossible de me concentrer, quelqu’un me regarde lourdement, fixement : une présence… qui n’a rien d’amicale.

Je suis prostré dans le salon, face à la porte d’entrée, quand elle arrive avec les enfants :
"Bonsoir Chéri… Oh ! Ca va toi ?
- Oui, à peu près ! Je suis content de vous voir…
- Ah ! Mais dis-moi, qui était là ?
- Pardon ?
- Je t’ai demandé qui était ici avant que je n’arrive ?
- Personne. Cela fait une heure que je suis arrivé et je n’ai vu personne. Pourquoi me poser cette question ?"

Je n'obtiens aucune réponse plausible mais, par contre, elle inspecte complètement tout l'appartement.


Samedi 19 janvier

Bruits !
2H45 du matin… nous sommes complètement réveillés :
"Tu as entendu ? La porte s'est ouverte, non ?
- On dirait… Tu vas voir ?"

Lumière.
La porte d'entrée est toujours hermétiquement close. Rien à signaler ! Les enfants dorment. Je vérifie leurs fenêtres, ferme celle de Mic, passe au salon, à la cuisine, mais tout semble normal…
Pourtant, plus moyen de fermer l'œil ! Et toujours cette sensation de n'être plus le seul locataire ici…


Mardi 22 janvier

La minuterie est réparée par un spécialiste qui m'avoue ne pas bien comprendre le problème…

Je file faire mes courses et, à mon retour dans l'appartement, l'atmosphère s'est légèrement dégradée : j'ai laissé Sylvie et les enfants à une partie de carte et je les retrouve, Mic et elle, à errer d'une pièce à l'autre.

Il n'y a que Joss, ma fille, qui ne semble pas affectée par tout ce mouvement, elle joue tranquillement à la poupée…

Musique.
Profitant d'un moment où nous sommes seuls, je fais le point avec ma femme :
"Peux-tu m'expliquer ce que Mic et toi cherchiez à la fin ?
- Franchement, je ne sais pas ce qu'il se passe ici mais je suis sûre que tu le ressens également, c'est comme si quelqu'un d'invisible habitait avec nous. Depuis une semaine, Mic n'est plus le même. Il m'a dit de te demander de tuer le loup…
- Tuer le loup ???
- Oui, je n'ai pas bien suivi mais tu devrais aller lui parler. J'ai le feeling d'être épiée, écoutée, suivie… J'en ai marre ! En ce moment même, tu ne ressens rien ?
- Evidemment, j'ai la même impression que toi mais ne nous affolons pas. Pour chaque chose, une explication rationnelle doit exister. Je discuterai avec Mic… mais arrête de tourner en rond comme une fauve en cage…".


Mercredi 23 janvier

Silence.
Après la minuterie, la chaîne fait des siennes : courant, fusibles, branchements, tout est ok, mais rien ne sort des enceintes…
La grève du son, quoi !

D'ailleurs pour la télé ce n'est pas mieux. L'image existe mais c'est comme si tous les points qui la constituent n'en faisaient qu'à leur tête, pris dans une sauce de parasites, emprisonnés dans un champs magnétique.


Jeudi 24 janvier

Les voisins n'ont rien de semblable donc, si champs magnétique il y a , il n'est que pour nous… tout seul ! Voilà.


Samedi 26 janvier

"Non, Papa, ce n'est pas exactement un loup, c'est comme deux Yeux qui sont derrière moi. Ca me réveille la nuit et, souvent dans la journée, je vais sur tes genoux, comme ça je sais que c'est toi qui est dans mon dos.
- Et tu as peur ? Tu crois que ces yeux te menacent ?
- Oui, j'ai un peu peur… mais ne t'en fais pas, j'arriverai bien à les crever ces Yeux. Elle se croit forte mais Elle ne l'est pas tant que ça !
- Elle… qui c'est, elle ?
- …"
Je n'ai rien pu en tirer de plus.


Dimanche 3 février

Je fais une curieuse trouvaille…

Sylvie et les enfants étant sortis, j'essaie de suivre les lignes électriques de l'appartement : si quelque chose cloche, je devrais bien finir par trouver.
Les yeux à hauteur des plinthes, je découvre, sous le lit de Joss, une poupée piétinée, lacérée, la tête à l'envers, les vêtements en lambeaux, absolument foutue à l'exception des yeux… étrangement présents !

Mic au bord de l'hystérie : "C'est Elle Papa, c'est Elle dont je te parlais hier, c'est Elle les Yeux…
- Mic, du calme. Joss, d'où sort cette poupée ? Tu l'as trouvée ? On te l'a donnée ?
- Pourquoi, elle ne te plait pas ?
- Joss, où l'as-tu trouvée et, surtout, quand ? Essaie de te souvenir…
- Je ne sais pas, il y a longtemps. C'est Nirka, mon amie. C'est une poupée qui parle et elle m'a dit qu'elle voulait vous connaître tous…
- Crève-lui les yeux, Papa, Je n'y arrive pas, fais-le toi…
- Non, s'il te plait, dit Joss en larmes, c'est mon amie…"


Samedi 16 février

"Ah ! Bonjour. Dites, j'ai trouvé la panne de la minuterie, figurez-vous…"
En fait un problème d'infiltration d'eau, je crois…
mais je n'ai pas suivi toutes les explications de l'électricien, nous déménagions.

Dans cette histoire, le plus dur fut de convaincre Joss de se séparer de Nirka et un nounours (plus grand qu'elle) l'aida beaucoup dans sa décision.


Lundi 4 mars

Je viens d'avoir des nouvelles de nos ex-voisins, particulièrement de Mme Saret, la vieille fille du rez-de-chaussée, qui disait nous regretter beaucoup, surtout la petite fille à qui elle avait, un jour, donné une poupée dont les yeux ressemblaient à ceux de Joss, si grands, si clairs que l'on pouvait voir au travers…

\/\/
suite du n°10 "La poupée de Karine"...
1313081 Publié le 01/03/2005 à 00:27 supprimer cette contribution
Conte n°8

Suite du n°13 tite lulu

Alors d’un seul coup, Tite lulu resplendit,

Elle vit, que dis-je elle rayonne, c’est elle qui brille le plus parmi toutes ses semblables, on n’a même l’impression que de les retrouver lui a redonné vie

Retrouver ses semblables, sortir de l’isolement mais pourquoi ne pas y avoir pensé plus tôt.

Sa robe irisée aux couleurs de la fête va même jusqu'à faire croire que le sapin soupire, le vert de ses épines devient comme fluo et Tite Lulu se voit rayonnante de beauté dans le miroir des boules aux couleurs bigarrées.

Elle se voit arc en ciel au pays des milles et une nuits, et elle vit Tite Lulu et elle s’imagine danser la sarabande avec toutes ses amies, aux pays ou les fêtes ne s’arrêtent jamais et elle rêve Tite Lulu d’aller faire rire les arbres dans les contrées gelées ou la neige scintille.

Mais tout serait parfait s’il n’y avait P’tit Pierre, la casquette de travers P’tit Pierre s’éteint, son costume de lumière qui commence à pâlir car il sait P’tit Pierre que la fête va finir, et qu’il faudra un an avant de refleurir, avant de voir sourire les yeux brillants de fièvre des enfants qui découvrent les paquets à ouvrir.

P’tit Pierre laisse couler sans bruit une grosse larme, en pensant à la longue retraite qu’on lui impose, et c’est à ce moment qu’il sent un lourd regard qui pèse sur ses épaules.

Mais qu’à donc Tite Lulu à le dévisager ?

P’tit Pierre remarque en y regardant mieux que pas un seul reproche n’émane de Tite Lulu, au contraire il perçoit une œillade complice qui semble même lui dire :

Approche j’ai quelque chose d’important à te dire

Pourquoi pas écouter, elle est belle Tite Lulu, d’ailleurs, n’est-elle pas celle qui brille encore le plus, oui je vais l’écouter avant le grand repos.

Tite Lulu rayonne, d’une œillade coquine elle regarde P’tit Pierre et lui dit :
Ne pleure plus, tu sais j’ai voyagé, j’ai voulu voir la vie, j’ai trouvé si tu veux un endroit ou chaque jour sera un jour de fête chaque soir nous pourrons faire briller dans les yeux
De milliers de personnes des étincelles de joie bien sûr ils sont plus grands que les petits enfants qui une soirée par an s’extasient devant nous.

Là-bas tu sais P’tit Pierre, les gens viennent faire la fête, certains dansent toute la nuit, il y en a même qui chantent, il y en a qui s’embrassent, ils semblent très amoureux, de toute façon ils rient, et même qu’ils boivent la même chose qu’à Noël d’ailleurs là-bas tu sais P’tit Pierre, j’ai l’impression que c’est Noël tous les soirs, toute l’année, alors P’tit Pierre tu viens avec moi ?

P’tit Pierre essuie ses larmes et comme par miracle, son costume s’illumine, c’est le signe du ciel, il suivra Tite Lulu, finit la longue retraite tout au fond de son antre il sait qu’il va donner la lumière chaque soir pour faire rire et sourire les femmes et puis les hommes une nouvelle vie commence pour lui et Tite Lulu il sait que maintenant il va vivre pour briller et non briller pour vivre.

Et depuis ce jour là, Tite Lulu et P’tit Pierre illuminent chaque soir les nuits de chez Michou où la tristesse n’a pas le loisir de sévir. Ils savent même qu’à noël prochain, ils pourront retrouver un sapin majestueux, ils l’ont entendu dire par le maître des lieux.
1313081 Publié le 01/03/2005 à 00:29 supprimer cette contribution
Conte n°9

Suite du n°14 : Albert Gluck

Bien des choses ont changé depuis la sortie d'hôpital d'Albert Gluck...

D'abord, il ne travaille plus. Son accident cérébral et son âge avancé ne le lui permettent plus.
Mais Gluck ne s'en plaint pas.

Il a aussi déménagé. Il habite maintenant dans un joli deux-pièces, au 1er étage d'un immeuble coquet, au milieu d'un parc boisé, orné de parterres fleuris.
« C'est un bel endroit » se dit-il tous les matins, lorsque près de la fenêtre, il boit son café en écoutant piailler les oiseaux dans les arbres, ou en comptant les nuages.

Mais Gluck a un problème.
Il est toujours obsédé par ce rêve inachevé.
Souvent, le soir, lorsqu'il se retrouve seul devant son assiette de potage, il y pense. et ces soirs-là, il se dit : « demain, j'irai faire un tour au rayon vidéo de la grande surface d'à-côté ! »
Mais c'est un homme tellement timide. Il sait bien qu'il n'osera jamais.
Ce vieux garçon n'a jamais pu aborder une femme, et cette vie solitaire et désertique le rend de plus en plus triste, de plus en plus vieux.

Il lui arrive aussi quelques fois, installé dans son fauteuil, de se remémorer les moindres détails de ce rêve, une main entourant son sexe qu'il a pris soin de sortir de son slip, en priant pour que sa vieille voisine de palier n'ait pas la mauvaise idée de venir le déranger au mauvais moment !

Mais les images s'embrouillent très vite dans l'esprit torturé du pauvre Gluck, et, inévitablement, il se réveille en sursaut, quelques minutes à peine après le début du rêve, son petit sexe ratatiné dans le creux de sa main.

Alors, amer, triste et découragé, il se lève péniblement, et s'en va terminer sa nuit dans son lit froid...

Mais aujourd'hui, Gluck est content.
Une nouvelle locataire a emménagé juste au-dessus de son appartement.
Elle s'appelle Maryse.
Il le sait parce qu'elle est venue lui rendre visite tout à l'heure, vers 17h alors qu'il buvait son thé. Elle lui a même demandé s'il n'avait besoin de rien.
Il s'est senti rougir comme une pivoine à cette question, d'autant plus que Maryse est vraiment très jolie.

Gluck se sent revivre depuis que Maryse est sa voisine. Il est en train de tomber amoureux d'elle. Et il pense qu'il ne lui est pas indifférent non plus. Sinon, pourquoi Maryse prendrait-elle la peine de lui demander, tous les soirs, s'il a besoin de quelque chose ?
Il se dit qu'un jour, il lui dira.
Il pense toujours autant à son rêve, mais depuis qu'il connaît Maryse, ce n'est plus une paire de fesses anonymes qu'il voit dans sa tête, lorsqu'il s'installe dans son fauteuil, le soir après dîner, mais celles de sa jeune voisine, comme il les imagine.

Ses journées sont rythmées par les visites quotidiennes de Maryse.
Et ce soir, il a pris une grande décision !
Ce matin, il a dormi bien plus que d'habitude.
Il est heureux.
Hier soir, une chose extraordinaire lui est arrivée.
Il a invité Maryse au café.
Elle est descendue vers 21h avec deux parts de tarte, et ils ont passé la soirée à discuter et à rire, comme il n'avait plus ni discuté, ni ri, depuis longtemps.
Il se sentait si bien en sa présence. Il était maintenant certain d'être amoureux d'elle. Et il était sûr qu'elle l'était aussi un peu.
Il ne sait plus comment c'est arrivé, peut-être avaient-ils un peu trop bu, mais hier soir, il a pu enfin connaître l'heureuse issue de son rêve.
Les seins de Maryse étaient menus, mais fermes. Il les avait touché, soupesé, léché. il a trouvé ses fesses tellement belles, tellement plus jolies que celles qui trouaient l'écran de son rêve.
Son ventre plat l'avait rendu fou. Et sa bouche lui avait enfin fait connaître l'extase qu'il cherchait depuis si longtemps.

Oui, ce matin, Gluck est heureux.
D'autant plus que Maryse lui a promis qu'elle reviendrait ce soir.

Et Maryse est revenue.
Elle revient d'ailleurs tous les soirs, maintenant.
C'est une coquine et elle sait bien y faire avec les hommes. Gluck se dit qu'elle a du en connaître beaucoup avant lui. Mais qu'importe, puisque maintenant c'est lui qu'elle aime.
Et il ne se lasse pas de toucher son corps, de humer son parfum, de lécher sa peau, de l'aimer. Bien sûr, il ne connaît pas l'extase du premier soir à chaque étreinte, même si Maryse fait de gros efforts pour le faire jouir, mais il s'en fout.
Tout ce qui l'importe maintenant, c'est de pouvoir serrer Maryse dans ses bras, tous les soirs.

Aujourd'hui, Maryse a 25 ans, Gluck a décidé de lui préparer une surprise pour son anniversaire : ils dîneront en amoureux, d'un bon repas qu'il lui a préparé.
Il est même descendu dans le parc lui cueillir quelques fleurs.

Mais, Maryse n'est pas venue ce soir.
Gluck l'a attendue, attendue.
Une larme coule alors sur sa joue ridée, empruntant les sillons des traces du temps.
Il jette un oil sur la table dressée, le bouquet de fleurs est dans un vase.
Il sait bien qu'elle est jeune et belle, lui est laid et vieux. mais, il y avait cru !
Il se sent si las ce soir, si fatigué de tout.
« Je ne suis qu'un vieux fou » se dit-il tristement.

Il est 17h15 et Maryse est en retard aujourd'hui.
Hier, elle avait demandé un jour de congé pour fêter son anniversaire avec ses copains, et aujourd'hui elle a dormi toute la journée.
Elle se dirige vers son casier où sa blouse est pendue, et tout en l'enfilant, court dans le bureau de son chef de service de cet hôpital psychiatrique où elle travaille depuis un mois.

« Dépêchez-vous Maryse, allez vite dans la chambre de M. Gluck. Cet idiot a avalé son tube de tranquillisants, hier soir ! Il vient de mourir ! »

« Pauvre vieux ! se dit Maryse « Il paraissait tellement heureux depuis qu'il avait perdu la tête ! »
1290740 Publié le 01/03/2005 à 00:59 supprimer cette contribution
la tite Lulu et Albert Gluck ont semble-t-il inspiré majoritairement les conteurs...

Quel plaisir de vous lire tous ... merci à vous et à M. Lutin d'avoir mis en ligne tous les textes en même temps
1156184 Publié le 01/03/2005 à 01:01 supprimer cette contribution
Oui merci Lutin... Merci aussi la plume de tous ces écris!!!!
1290348 Publié le 01/03/2005 à 08:22 supprimer cette contribution
Ah ben ça y est !! J'avais pas vu !!

Bon, à la lecture maintenant !!
xiane - 381776 lui écrire blog Publié le 01/03/2005 à 08:32 supprimer cette contribution
j'lis plus tard, là j'dois filer !!! merci m'sieur lutin coucou tout'l'monde
634723 Publié le 01/03/2005 à 09:22 supprimer cette contribution
J'ai vite survolé et suis toute contente de voir une deuxième vie pour tite lulu par deux fois!

Je prendrai le temps de mieux lire bientot, elle, et les autres bien sur, et avec grand intérêt !
Pas si facile de prendre la suite, bravo à tous et toutes!
1290348 Publié le 01/03/2005 à 10:13 supprimer cette contribution
Ca y est ! J'ai tout lu, et je dois dire que tous les contes sont supers !
Mais je dois avouer que j'ai eu un véritable coup de coeur pour l'un d'eux !

Je n'en dirais pas plus pour le moment, et je prendrais d'abord le temps de tous les relire !
931895 Publié le 01/03/2005 à 11:45 supprimer cette contribution
Je viens de tout lire à mon tour. Ca valait la peine de patienter car on peut dire que ce site regorge de talents . Je n'ai pas de préfèrence pour le moment car j'ai pris beaucoup de plaisir à la lecture de chacun.
Merci petit lutin.
xiane - 381776 lui écrire blog Publié le 01/03/2005 à 13:45 supprimer cette contribution
j'ai beaucoup aimé !! bon j'ai quelques préférences mais dans l'ensemble, je trouve ça excellent !!!
1290348 Publié le 01/03/2005 à 13:53 supprimer cette contribution
J'ai un trou de mémoire !!... et la flemme de rechercher dans les règles...

Est-ce qu'on peut laisser nos commentaires sur le fil ? Et pour les notes, on les envoie dans ta bal, Lutin ? ou bien est-ce qu'on peut noter les contes directement sur le fil ? Et à partir de quelle date ?



Rubis - 1012529lui écrire blog Publié le 01/03/2005 à 14:16 supprimer cette contribution
J'avais apprécié le premier jet, je dois dire que je ne suis pas deçue du second !!

Faire une suite en respectant le style de l'auteur ou chaque conte etait different n'est pas permis à tout le monde.

Bravo
1156184 Publié le 01/03/2005 à 16:27 supprimer cette contribution
Sweet-Eden ! - 833184lui écrire blogannonce vocale Publié le 01/03/2005 à 16:34 supprimer cette contribution
Tous ces récits sont écrits par des personnes immensément talentueuses et ce fut un régal de les lire .
1322952 Publié le 01/03/2005 à 21:53 supprimer cette contribution
bon contrairement à le gente féminine, je préfère savourer en silence
c'est beau
PS : pas mon texte
PS1 : d'abord l'idée
PS2 : ensuite l'idée concrétisée
PS4 : les participant(e)s
PS5 : l'écriture
PS6 : ça fait plaisir ....
PS7 : de voir qu'il reste ....
PS8 : des gensses normaux ....
PS9 : ( il vous est réservé )
xiane - 381776 lui écrire blog Publié le 01/03/2005 à 23:06 supprimer cette contribution
tout à fait !!
1313081 Publié le 01/03/2005 à 23:24 supprimer cette contribution
Conte n°10

une suite au conte n°3.juste pour le plaisir d'écrire, en retard je le sais donc hors concours.....

Voila je viens de recevoir celui la dans ma bal et je vous le livre avec grand plaisir



Le froid vif et piquant brûlait ses joues en cette veillée de Noël. La neige avait poudroyé tout le jour et la température, à la tombée de la nuit avait chuté de plusieurs degrés. Sur son pauvre pyjama rayé elle avait enfilé la capote d’un militaire norvégien, capote élimée, trouvée sur le cadavre d’un soldat prisonnier. Elle portait aux pieds une paire de sabots dans lequel elle avait introduit une poignée de paille.

Quatre mois plutôt, au Struthof, les gardiens avaient regroupé les prisonniers de huit baraques, près de leurs places d’appel. Les Kapos hurlaient les ordres transmis par les SS. Très vite, elle avait compris qu’il ne s’agissait pas de constituer un commando de travail. D’ailleurs des camions étaient alignés sur la plate-forme où avaient lieu les exécutions. Les potences, ce matin-là, montraient encore les suppliciés de la veille.

Serrées les unes contre les autres avec les déportées de sa baraque, Elisabeth avançait sans se poser de questions. Elle n’était plus qu’un numéro et avait perdu la superbe qui lui avait valu cet internement. A coups de matraques, on les fit mettre en colonnes, qui furent encadrées par des soldats. Elles apprirent alors qu’on les conduisait à la gare de Rothau où un train les attendait pour les conduire à Dachau. Leur secteur était devenu le théâtre de violents combats et le commandement militaire avait pris la décision d’évacuer ce camp.

La colonne avait quelques huit kilomètres à parcourir pour atteindre la gare et l’on savait que ceux qui partaient n’en reviendraient pas. Ils étaient voués à une mort certaine, cela se lisait dans le regard de leur gardien.

Tant qu’elle était dans le camp, elle n’avait aucune chance de s’en sortir. Une seule évasion avait eu lieu. Depuis le camp avait renforcé ses lignes de sécurité, les fils barbelés filaient le long des trois enceintes et les gardiens recevaient des primes pour chaque abattage. Elisabeth connaissait trop bien la région pour savoir qu’elle avait là l’occasion unique de s’échapper.
La route était bordée de bois épais. Les fossés profonds et remplis de hautes herbes pourraient bien lui donner l’occasion de se dissimuler aux regards des quelques soldats.

La colonne avançait lentement ; des hommes et des femmes décharnés, sans force ni vigueur traînaient leurs pieds sur la route poudreuse. Très peu de soldats avaient été détachés pour effectuer l’encadrement des prisonniers. Les officiers avaient pensé que ce ramassis de gens en guenilles, épuisés par les travaux qu’on exigeait d’eux depuis des mois, ne nécessitait pas une garde importante.

L’automne commençait à teinter les feuilles de rouille. La route serpentait au milieu d’une forêt de sapins. A un moment trois militaires, deux polonais et un norvégien tentèrent une évasion en plongeant dans une descente effrénée entre les sapins. On entendit des ordres fuser. Les gardes SS se précipitèrent, leurs armes automatiques crépitèrent et les trois hommes tombèrent les uns après les autres.

Pendant ce temps là, Elisabeth se rendit compte que les gardes ne regardaient que les fuyards. Elle se laissa glisser dans le fossé, côté opposé, vers le flanc de la colline. Personne ne s’était aperçu de sa disparition. De longues minutes, qui allaient lui paraître interminables restaient à s’écouler. D’abord le cri des soldats qui rassemblaient à nouveau la colonne, ensuite le pas traînant et les gémissements des prisonniers et enfin le silence…interminable. Elle n’osait pas bouger.

Ce n’est qu’à la nuit qu’elle prit la route, plein sud, après avoir enlevé la capote du soldat le plus proche, les nuits commencent à être fraîches en cette saison. Puis elle obliqua vers les Vosges. Elle savait que là, elle trouverait de quoi se cacher mais aussi de quoi se nourrir. Elle ne marchait que la nuit pour éviter d’éventuelles patrouilles.
Au loin, on entendait déjà tonner le canon. Les combats semblait se rapprocher.

Elle allait passer là plus de deux mois à vivre dans la terreur, les mains collées aux oreilles pour ne plus entendre le tonnerre de feu qui se déchaînait, à grappiller la nourriture de champs en champs, de vignes en vignes, puis de fermes en fermes pour ne pas mourir de faim. Avec son pyjama rayé, elle n’osait pas se présenter, la peur de se faire reprendre mais elle s’approchait jour après jour de son village.
Et c’est dans la nuit du vingt quatre décembre qu’elle frappa à la porte de la maison où vivait sa mère Odile. Lorsque la porte s’ouvrit, elle s’évanouit dans les bras de Paul, épuisée, brisée par une détention trop longue où la barbarie des hommes les réduisait à n’être que des numéros.

1151591 Publié le 02/03/2005 à 10:30 supprimer cette contribution
Pas le temps de tout lire, juste celui d'un survol rapide qui laisse augurer bien du plaisir
L'enfer est pavé de bonnes intentions - 709689lui écrire blog Publié le 02/03/2005 à 12:19 supprimer cette contribution
J'aime beaucoup le 4, bien ficelé, belle chute.
Et le 3 evidemment, je suis fan d'Oncule.
xiane - 381776 lui écrire blog Publié le 02/03/2005 à 12:49 supprimer cette contribution
moi aussi j'ai adoré le conte n° 4 et je me demande bien si je n'ai pas trouvé *qui* se cachait derrière

on peut parier ??? m'sieur lutin !!
L'enfer est pavé de bonnes intentions - 709689lui écrire blog Publié le 02/03/2005 à 12:56 supprimer cette contribution

Je suis prêt à parier aussi.
xiane - 381776 lui écrire blog Publié le 02/03/2005 à 13:02 supprimer cette contribution
dans ta bal alibreville !!
FRANK - 770362 lui écrire blog Publié le 02/03/2005 à 13:09 supprimer cette contribution
je crois savoir qui est l'auteur du 3

Moi c'est plutôt le 2 qui m'interpelle ...mais je n'ai pas encore tout lu...je le ferai ce WE
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