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les contes des feux de la saint-jean

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jean-baptiste - 1440632lui écrire blog Publié le 24/06/2005 à 05:54 Demander à la modératrice de supprimer ce forum
aujourd'hui, 24 juin, c'est la saint jean-baptiste
jean-baptiste - 1440632lui écrire blog Publié le 24/06/2005 à 05:55 supprimer cette contribution
bonjour

je suis ici pour vous dire les contes des feux de la saint-jean que j'ai reçu de la part de :

alibreville - 709689
Frank – 770362
Jilou - 1449408
mae - 1312177
Milady - 1290740
Musetta - 1290754
Pat - 1447757
xiane - 381776
Ylaïashen - 687571

vous mettrez ici vos appréciations/commentaires/coups de coeur, soit à la suite de ces contes, soit dans ma bal comme ça, dans les tout premiers jours de juillet, je pourrai vous dire quel est le conte que les forumeux auront préféré et ça n'est qu'ensuite que les auteur(e)s viendront revendiquer le conte qu'ils ou elles ont écrit

ça vous dit ?
jean-baptiste - 1440632lui écrire blog Publié le 24/06/2005 à 05:55 supprimer cette contribution
en tout cas, d'ores et déjà, je voulais remercier tout ceux qui ont bien voulu jouer le jeu, et aussi leur dire que tous les contes sont superbes et que ça m'a fait très plaisir de les recevoir, de leur part

l'été vient de commencer, bientôt vous allez partir en vacances ou bien vous y êtes déjà, alors je vous souhaite du bon temps à toutes et tous, ainsi que tout plein de bonnes choses pour vous et vos proches ...

maintenant

place

aux

contes des feux de la saint-jean


jean-baptiste

p.s. bien entendu, les contes ne sont pas livrés dans le même ordre que leurs auteurs, classés ci-dessus par ordre alphabétique
jean-baptiste - 1440632lui écrire blog Publié le 24/06/2005 à 05:59 supprimer cette contribution
conte de la saint-jean numéro 1

Sale nuit…

Jamais je n’aurais dû me fier à ma vieille carte Michelin. Cela fait plus d’une heure que j’ai quitté l’autoroute afin d’honorer mon rendez-vous, mais à cause d’elle je suis maintenant complètement perdu.

Suivant les indications succinctes notées sur ma feuille de route j’ai emprunté ce qui semblait être une départementale, mais cette dernière s’est subitement transformée en chemin trop étroit pour me permettre de faire demi tour.

Une heure à rouler à travers bois, plissant les yeux, scrutant le sol pour ne pas heurter les troncs et éviter de fourrer mes roues dans les nids de poule. Une heure à maudire cette saleté de carte, son éditeur et tous ceux qui oublient que les panneaux indicateurs sont foutrement utiles pour les voyageurs de commerce.

Je bougonne encore alors que le chemin semble s’élargir... Bien que poussiéreux il redevient carrossable, et j’en soupire de soulagement...

Il débouche sur un bourg sombre et triste, un lieu dit inconnu de ma carte, sans nom et sans âme qui vive. Les quelques bâtisses sont délabrées, grises, sales et semblent vides. Les toits, en feuilles de tôles rouillées et bercées par le vent, se découpent dans le ciel, donnant l’illusion d’un champ de ruines, dentelle de fortune inondant l’unique rue d’une ombre inquiétante.

J’engage mon véhicule sur ce qui semble être la place du village. Une trentaine d’individus vêtus de guenilles, cheveux hirsutes et visages hallucinés, sont regroupés autour d’un feu gigantesque. Ces personnes balancent leur tête en psalmodiant un chant monocorde et lancinant. J’avais oublié que nous étions le 24 Juin, nuit de la Saint-Jean, et que les traditions comme les superstitions sont encore vivaces dans les coins les plus reculés. Le bruit du moteur n’arrive pas à couvrir la vibration des voix qui s’élèvent de ce chœur lugubre et partent à l’assaut du ciel étoilé.

Mais le chant s’éteint et les têtes se tournent vers l’intrus que je suis. Les villageois me regardent passer, stoïques, le regard vide. Une pulsion soudaine me fait appuyer sur l’accélérateur. Je traverse rapidement la place en évitant le brasier. J'ai l'impression d'y reconnaitre un bras... Les plus proches des hommes se retournent et menaçants, avancent lentement vers moi, balançant leurs membres gourds et raides comme du bois.

Des images provenant des pires films de série z à la Dario Argento surgissent alors de ma mémoire. Pris de panique j’appuie plus fort sur l’accélérateur et m’éloigne du bourg. J’observe dans mon rétroviseur les villageois disparaître peu à peu, avalés par la nuit.

Deux heures plus tard je n’ai toujours pas croisé âme qui vive. La clarté émanant des phares corrodés de ma voiture ne peut percer le rideau de pénombre venant de s’abattre sur le sentier.
Je commence même à me demander si je ne vais pas finalement m’arrêter là pour dormir et attendre le petit matin pour repartir.

Une faible clarté perçant le sous-bois me fait relever le pied de la pédale de frein. La voiture continue à avancer sur quelques mètres, emportée par son élan, puis stoppe silencieusement à proximité d’une maison cossue. Un panneau pendu à une potence au dessus de la porte en bois, semble indiquer que c’est une auberge. Je décide donc de profiter du confort de l’établissement plutôt que de me briser les reins dans les fauteuils de ma guimbarde.

L'entrée dans l’établissement se fait au son d’un violon couinant près de l'immense cheminée. Une forte odeur de résineux en train de se consumer s’échappe de l’âtre. Je referme la porte et me dirige vers le comptoir vide.

En attendant le patron des lieux je m’assois à une table et contemple le musicien. Il est vêtu d’un costume noir et rouge. Son large chapeau m’empêche d’apercevoir son visage. Les mains accélèrent et le son du violon se fait de plus en plus entêtant. La fumée âcre envahit la salle et assaille douloureusement mes narines. Les clients parlent trop fort et ma tête se met à tourner, je suis étourdi, saoulé par les exhalaisons putrides provenant des corps de ceux qui m’entourent. Ne pouvant détacher mon regard des mouvements de leurs lèvres j’imagine ces dernières masquant des chicots noirs et gâtés, des langues immenses et bifides qui n’attendent que l’occasion de jaillir et partir à l’assaut de mon corps. Je suis au bord de la transe.

L’aubergiste arrive, nu sous un tablier tendu par son sexe énorme. Une vieille femme s'en saisit en ricanant… Commencent alors des ébats frénétiques sous les yeux révulsés de la tête de sanglier pendue au mur. Un paysan édenté, dégoulinant de bave, sort de son sac un chat noir, le découpe vivant et m’offre des morceaux de chair sanguinolente en guise d’apéritif.

Le feu devient plus vif, sa chaleur envahit la pièce alors que mes oreilles saignent, blessées par la sarabande suraiguë du violon. Un démon apparaît devant moi, il verse de l’huile sur le corps embroché d'une succube. Le visage calciné de la suppliciée, malgré les brûlures atroces recouvrant la totalité de son corps, exprime l'extase. Son regard enjôleur et les mouvements suggestifs de sa langue noire m’invitent à la rejoindre. L’odeur de sa chair grillée me fait saliver. Un pizzicato infernal porté par les hurlements de la vieille en train de jouir me fait esquisser quelques pas de danse. Ces entrechats ridicules m’entraînent peu à peu vers le foyer...

Incapable de résister plus longtemps je m’y précipite et mords dans la chair juteuse, sous le regard approbateur du démon...


Je me réveille au petit jour dans ma R16, la tête en vrac et le dos brisé, avec un curieux sentiment de malaise qui m’oppresse.

Certainement un mauvais rêve...
jean-baptiste - 1440632lui écrire blog Publié le 24/06/2005 à 06:01 supprimer cette contribution
conte de la saint-jean numéro 2

La Bertice traînait ses sabots sur le sentier, portant sur son dos un lourd fagot de branches mortes. Elle l’avait ramassé dans le bois du pendu, le seul endroit où le village l’autorisait à se pourvoir. Elle venait d’entrer dans sa soixante-seizième année. Des cheveux argentés sortant de son capuchon encadraient un visage sillonné de rides profondes.

Voilà trois mois qu’elle osait affronter le regard des autres, qu’elle prenait un malin plaisir à traverser leur village. Elle portait comme un étendard chaque fagot. Après tout, qu’avait-elle à se reprocher ? On devait apprendre à la connaître. Cela faisait sept décennies qu’elle vivait tout proche d’eux, qu’elle sentait la respiration de ce village, qu’elle ressentait chaque palpitation. Les gens pourraient bien jaser, médire ! à son âge elle s’en moquait.

Lorsqu’elle monta la grand rue les portes et les volets se refermèrent par réflexe et si par malheur quelqu’un n’avait pas pu entrer dans une maison, vite, il se signait, en baissant la tête, récitant quelques patenôtres...

Elle était arrivée d’Italie, avec sa famille, n’étant âgée que de six ans. Son père, carbonari, avait combattu au côté de Garibaldi. Il avait fui le régime quittant sa Lombardie natale pour se réfugier dans ce petit village provençal y exerçant sa profession de charbonnier.

Les habits et le visage couverts de poudre noire que donne le charbon de bois, il donnait au village l’impression d’avoir passé un pacte avec les puissances infernales. Il tenait sa puissance du feu lui-même. Le savoir qu’il en tirait faisait qu’on le craignait plus qu’on ne le respectait. Une large cicatrice barrait son dos ; souvent les enfants s’approchaient de ses foyers et l’observaient torse nu, le dos découvert. Lorsqu’il les entendait chuchoter, il poussait des jurons en italien qui les faisaient fuir.

Puis un jour ce fut le drame. Les enfants s’enfuirent et l’un d’eux se piqua l’œil sur une branche de châtaigner. Il en perdit l’œil. En l’entendant hurler, le charbonnier se précipita et ramena le pauvre enfant à son père. Il fut facile aux enfants de faire porter la faute sur l’étranger, celui qui incarnait le diable. Il fut facile aux femmes de monter leurs maris contre cet homme et aux hommes de le juger et de le condamner...à mort. Et ils le pendirent, au fond d’un bois.

Sa femme, une Piémontaise, ne parlant pas un traître mot de français, dut élever seule sa petite fille. Elle reprit avec courage l’activité de son mari mais son travail ne suffisait pas à nourrir sa fille et elle. Elle s’usa au travail et la vie la quitta alors que la Bertice allait avoir quatorze ans.

La gamine prit à son tour le travail de charbonnier. Elle avait vu tant et tant de fois son père assembler le bois selon un rite transmis de père en fils qu’elle réussit la saison qui suivit à construire trois bûchers où le bois se consumait lentement pour donner un charbon de bois de qualité. Elle n’allait plus au village depuis déjà longtemps. Les clients venaient à elle. Ils arrivaient en charrette et repartaient avec leur précieux chargement.

A la mort de sa mère elle se replia sur elle-même, se recroquevilla, mais jamais ne s’aigrit. Elle aimait à chanter avec les oiseaux, courant les bois pieds nus. La petite maisonnette paternelle était devenue trop grande pour elle toute seule. Elle avait gardé intacte, tel un sanctuaire la chambre de ses parents et ne manquait pas de se rendre sur leurs tombes, dans une clairière proche.

La jeune fille récoltait des baies et des racines ; elle avait appris à poser des pièges, collets et tendelles . Elles se nourrissait du gibier qu’elle braconnait. La pêche n’avait plus aucun secret pour elle . Elle savait récolter le miel qu’elle soutirait aux ruches sauvages, les œufs dans les nids. Bertice était à l’écoute de la forêt et avait appris rapidement.

Un jour pourtant, elle devait avoir vingt, vingt–cinq ans , quatre jeunes gars du village voulurent voir de leurs yeux la jeune fille. Ils voulaient voir la fille du pendu. On parlait d’elle au village, par la bouche de ceux qui l’avaient rencontrée. On devinait sa beauté sous la poussière de charbon. Ses cheveux noirs étaient noués en tresses et sous un foulard. Eux, ils avaient à peu près son âge. Que se passa-t-il dans leur tête ? nul ne le saura. Toujours est-il qu’elle se trouva en face de quatre bêtes sauvages qui la jetèrent sur le sol et la violèrent. L’un des garçons, était borgne, elle le reconnut de suite. Salie, souillée, ils la laissèrent là sur le sol semblable à une bête meurtrie.

C’était sans compter sur la force de caractère de cette enfant qui avait vécu
deux drames .Et à présent cette vilenie…

Une pluie printanière tombait sur la forêt. Elle resta là des heures à essayer de demander au ciel de la laver, de la purifier ;la blessure était profonde et de penser que c’était Lui qui avait tout organisé la révoltait encore davantage.

Quel pacte passa-t-elle cette nuit là ? Qui appela –t-elle à son secours ?Personne ne le sut. Sa gaîté disparut à compter de ce jour ; elle devint refermée et taciturne. Les gens du village remarquèrent ces changements. Ce ne pouvait être que l’œuvre du Malin. On prenait mille précautions pour se rendre dans sa clairière.

Ce 24 juin-là, le village s’était réuni pour fêter la Saint-Jean. Ils avaient construit un bûcher. Le violon et la vielle donnaient la réplique à un accordéon. Des farandoles encerclaient le feu. Les enfants prenaient leur élan pour sauter par-dessus les flammes. La Bertice, comme chaque année, s’approchait de la fête sans jamais se montrer.

Soudain ce fut le drame. Une jeune fille passa trop près du feu. Sa longue robe s’embrasa. La Bertice sortit de son fourré et jeta la gamine au sol et l’enveloppa de son capuchon éteignant les flammes. Son père accourut. Elle venait de sauver la fille de l’homme qui avait fait son malheur.
jean-baptiste - 1440632lui écrire blog Publié le 24/06/2005 à 06:03 supprimer cette contribution
conte de la saint-jean numéro 3

Dimanche 24 mai 2015
Je m'appelle Rebecca Ashcroft, je suis née à Las Vegas, et dans pile un mois j'aurais 15 ans. C'est peut-être comme ça qu'il faut commencer un journal intime, je ne sais pas.
J'ai toujours su que je n'étais pas comme les autres. Depuis toute petite, j'ai des visions de choses que je ne connais pas. Ce sont des images bizarres, de guerre et de mort. Mais ça ne m'a jamais effrayé. Je ne sais pas pourquoi ça fait peur aux autres, et pourquoi eux ne voient rien.
Aujourd'hui je suis allée au temple de Celui qui Porte la Lumière. C'est mon père qui l'a créé un peu avant ma naissance. Là-bas, ils disent tous que je suis l'élue de quelque chose, mais je ne sais pas de quoi. C'est sans doute pour ça que je vois des choses. Depuis qu'ils disent ça, mon père me regarde avec fierté, je le sens, alors ça me fait plaisir.

Mardi 26 mai 2015
J'ai revu Andy à l'école aujourd'hui. Il faut que je parle de lui, il est... vraiment très beau ! Il a 17 ans et il a déjà une voiture. Je sais exactement comment sortir avec lui. D'ailleurs, je sais que je lui plait. C'est ma copine Carrie qui me l'a dit. Elle fait une fête dans quelques temps, et il sera là. Je crois que ça ira tout seul. Mais il est vraiment bien quand même, je n'ai pas envie de le décevoir...

Dimanche 31 mai 2015
Je suis encore allée au temple de Celui qui Porte la Lumière. Là, ils préparent une grande cérémonie pour mon anniversaire, le 24 juin prochain. Ils disent que c'est là que je serais révélée. Je vais enfin pouvoir prendre les choses en main au temple, ils disent que je serais leur guide, grâce à mes visions. Bien sûr, je ne serais pas toute seule, j'aurais mon père pour m'aider, mais ce sera moi le chef. Tout ce qui ne va pas dans ce pays, je le règlerais. Vivement mon anniversaire !

Mercredi 3 juin 2015
J'ai croisé le pasteur Matthew aujourd'hui. Je ne l'aime pas. Des fois il dit que je suis maudite ou que je suis l'envoyée du Mal. Quel idiot ! Alors que c'est moi qui résoudrais tout les problèmes. Mais mon père dit de me méfier de lui et des messagers du faux dieu. Quand je serais révélée et que tous les fidèles de Celui qui Porte la Lumière seront derrière mois, je m'occuperais de lui.

Samedi 6 juin 2015
J'ai été à la fête de Carrie. Et là ça n'a pas loupé ! J'ai fait un peu de charme à Andy et puis après on s'est retrouvé dans sa voiture et je l'ai embrassé. Je l'adore vraiment. Il est vraiment très gentil et très doux et puis très fort en même temps. Avec lui, j'oublie qui je suis, ces histoires d'élue et tout ça. Ca me fait du bien. Je me demande si je pourrais rester avec lui après que je sois révélée. On verra bien.

Dimanche 7 juin 2015
Toujours le temple. J'ai appris qu'il y en avait comme ça 660 ou un peu plus, dans le monde. On commence à préparer activement ma révélation. Plus ça s'approche et plus je me pose la question : est-ce que je saurais faire après ? J'ai surpris une conversation entre mon père et le prêtre de Celui qui Porte la Lumière. Je n'ai pas tout compris, mais il était question de moi, et ils disaient "son bras soulèvera la Terre, et les ténèbres déferleront". En même temps c'est normal, le 24 juin c'est le solstice, et les nuits rallongent de plus en plus non ? Mais ils attendent beaucoup de moi je crois. J'aimerais bien en parler à quelqu'un mais à qui ?

Jeudi 11 juin 2015
Encore ce pasteur Matthew ! Je me rendais tout simplement rejoindre Andy et la bande au bowling, et je m'étais habillé un peu sexy. Il m'a vu et il est entré dans une colère... je n'avais jamais vu ça ! Il m'a traité de "putain de Babylone", mais je m'en fiche. C'est dans l'Apocalypse de Saint Jean, que j'avais lu il y a quelque temps. Je ne sais pas pourquoi mais j'adore ce passage de la Bible. Il me parle vraiment, comme s'il faisait écho à mes visions.

Avec Andy, ça se passe toujours aussi bien. On a fait équipe ensemble au bowling et on a tout gagné, c'était génial. J'ai l'impression que je ne pourrais jamais me passer de lui. C'est dingue, non ?

Dimanche 14 juin 2015
On m'a fait répéter la cérémonie de ma révélation au temple. Je devrais venir devant l'autel, où le prêtre me mettrais une couronne d'acier. Ensuite, je boirais du sang. De quoi je ne sais pas. Puis le prêtre invoquera un ange noir (je ne sais pas ce que c'est), et je m'unirais avec lui on m'a dit. Tout le temps je serais nue, mais ça ne me gêne pas, je sais que je suis belle. Je crois que c'est impossible, mais j'aimerais bien qu'Andy soit là.

Vendredi 19 juin 2015
J'ai un problème. Andy veut me faire une grande surprise pour mon anniversaire, seulement il ne sait pas que je dois aller au temple ce jour-là, et je ne peux pas lui dire, c'est un secret. Je lui ai dit que j'avais à faire, mais il a insisté et m'a dit que je pourrais le voir après. Je ne sais pas quoi faire.

Jeudi 25 juin 2015
Hier, j'ai pris ma décision. Je ne suis pas allé au temple, et je n'ai pas été révélée. Mais je m'en fiche ! J'ai préféré rejoindre Andy. Il avait réservé une chambre dans un hotel, et on a fait l'amour ensemble. Depuis, je crois que mes visions ont cessé. C'était tellement bien que je ne regrette rien. Peu importe l'Apocalypse, et l'élue, et tout ça. Aujourd'hui, je crois que je suis amoureuse.
jean-baptiste - 1440632lui écrire blog Publié le 24/06/2005 à 06:04 supprimer cette contribution
conte de la saint-jean numéro 4

Issu du magazine le peuplier du 11 juillet 1993

Nous étions en juin 1990 lorsque Jean Marie LUEKEN devint Officiellement un « antéchrist »… ce jour-là, il fût impressionnant, il n’avait sur le visage que de l’impassibilité, son regard était impénétrable, son air insondable, comme si les chefs d’accusations portés contre lui n’attirait d’aucune manière son attention !...il restait évasif, il fixait le néant avec enthousiasme. 21 personnes portaient plainte contre lui, suivi de plusieurs églises catholiques, orthodoxes et bien d’autres confédérations religieuses... Seules, Anne Marie DESJOINTS, Veronika LUEKEN et Chantal MARION marquèrent toutes les journées d’audiences, par le charisme qui émanait d’elles. Ces trois femmes avait en commun cette présence qualifiable de malsaine parce qu’elle se frayaient un chemin jusqu’à faire tressaillir notre être tout entier.

Anne marie DESJOINTS apparue rayonnante dans sa tunique rouge sang, lorsqu’elle leva son bras droit en jurant, on aperçut pendant un crucifix écœurant de détails d’or et d’argent…autre ornement remarquable ; une broche sur laquelle on pouvait lire : JESUENNE et non chrétienne tels que tous les adeptes de jésus se proclament. Elle dirigeait en temps que diacre la Nouvelle Eglise Du Saint Sauveur.

Elle déclarait que la vérité, l’unique, la seule, demeurait que Dieu existait et que jean marie LUEKEN était un blasphémateur, en le désignant avec force du doigt, le maître de la perdition, un criminel, un séducteur mais surtout et assurément un antéchrist !

Jean marie LUEKEN qui devait se défendre lui-même ne l’interrompu d’aucune manière toujours accaparé par le chef d’œuvre qu’il semblait admirer à travers le vide fait dans son esprit, il n’était là que physiquement.

Vint alors Veronika LUEKEN homonyme et parente proche de celle à qui 20 ans auparavant la vierge marie apparue un 18 juin ! Elle avait la stature d’une reine, la classe aussi dont elle débordait cachait sa grande timidité et son humilité, elle était aussi impressionnante en entrant que son fils ! Elle passa devant son fils sans lui jeter un regard, elle témoignait en faveur des plaignants, mais lorsqu’elle jura de dire toute la vérité rien que le vérité sa voix s’enroua et je cru percevoir un mélange de crainte et de douleur enroulés autour de la foi qu’elle mettait dans son devoir aujourd’hui. Elle témoignait en faveur de la Nouvelle Eglise Du Saint Sauveur.

Elle le décrivait comme étant le fils du démon, comme étant issu du péché, elle jurait qu’il avait assassiné ses frères et sœurs, au début personne ne fût troublé par ses élucubrations mais lorsqu’elle le regarda enfin et qu’elle suait d’une façon peu commune et même inconvenante pour une femme de sa stature, elle commença à faire pénétrer son émotion autour d’elle. Cette femme était pétrifiée, elle eut du mal à se ressaisir et à retrouver toute sa classe.

Chantal MARION écrivit.

Lorsque que les juges demandèrent à jean marie UEKEN défendre il déclara que tel Jésus on l’accusait de blasphème, que comme Jésus on allait le juger et peut être le condamner par des allégations, Jésus était mort parce qu’il prétendait être un Dieu et lui il mourrai peut-être parce qu’il déclare que Dieu n’existe pas ; quoi qu’il en soit il cultivait la liberté sous toutes ses formes...Il était Dieu, lui aussi ressusciterait ... en bref il dit que tout n’était pas faux mais tout n’était pas vrai non plus à l’exception de la langue arraché à Chantal Marion. En bref il fut condamné pour langue arrachée mais il disparût le troisième jour…c’est dément !
jean-baptiste - 1440632lui écrire blog Publié le 24/06/2005 à 06:06 supprimer cette contribution
conte de la saint-jean numéro 5

Albert Nezgros a toujours fait l’unanimité. Jamais étranger ne s’était mieux intégré au village d’en bas où seuls une église et un troquet recevaient les habitants et les paysans disséminés dans les hameaux du Plateau. Pourtant il avait tout contre lui là où seuls les auto-tonnes étaient tolérés d’habitude (c’est ainsi que le maire de la bourgade appelaient ses administrés). Un nez légèrement épaté, des cheveux crépus et une couleur de peau plus proche du chocolat que de la vanille l’avaient , à son premier passage, rendu suspect.

Sa maman était morte début 1964, là-bas, dans l’Océan Indien, il n’avait que 12 ans , son papa, resté seul avec 8 enfants , menait déjà bien avant une vie quelque peu dissolue . On avait promis à son fils un bel avenir, de hautes études , avec, à la clé, un métier valorisant, une famille d’accueil hors pair pour le guider dans ce chemin qu’il n’allait jamais fouler à la Réunion. Il pourrait peut-être devenir avocat ou médecin en y mettant du sien, ou même architecte lui qui aimait dessiner des maisons.

"Là-bas on en fera un Monsieur" disait son père à qui voulait l’entendre après avoir laissé l’empreinte de son pouce trempé dans l’encrier sur le document que l’assistante sociale lui avait présenté.

Albert a eu du mal à quitté les siens, surtout Suzy la petite dernière , âgée d’à peine un an, à laquelle il s’était attaché plus encore qu’aux autres . Depuis qu’elle était née et que maman était morte, il s’en occupait. Le brave petit avait grandi plus vite dans son coeur et dans sa tête que les autres gamins du quartier, trop vite ! Il savait que sa famille allait lui manquer cruellement. Un vrai déchirement, mais ce que papa avait décidé était pour son bien .

Un pont aérien, cinq jours de vol entrecoupé de longues escales, les plus petits avaient à peine 6 mois, les plus grands presque 18 ans. Papa Debré avait-il également eu l’idée de cet uniforme bleu ?

Guéret en Creuse, centre de tri, l’appel, le départ en break 403 avec le couple Trentin, producteurs de lait et de blé, vers leur ferme, bâtisse isolée du Plateau de Millevaches. C’était un 24 juin, un été de tristesse et d’exil s’annonçait.

Tout y était différent, les arbres, les plantes , la couleur de la terre et de l’herbe, celle du ciel et des nuages , même les vaches avaient d’autres teintes, d’autres taches, pareil pour les oiseaux qui sifflaient d’autres airs que ceux de chez lui.

Après un été chaud à faire ses premières armes dans les champs, les prés et l’étable, Albert a eu bien plus de chance que beaucoup d’autres de ces "enfants volés" . Il a été admis à l’école du village. Une heure de route à bons pas, par les chemins creux après les travaux matinaux à la ferme . Il ne flânait pas plus le soir pour rentrer et s’appliquait à faire ses devoirs après avoir nettoyé l’étable et traîné les énormes bidons remplis de lait jusqu’à la route où passait le camion collecteur.

Ils l’aimaient bien Albert, les Trentin. Ils avançaient en âge et aucune descendance. Lorsqu’ils avaient eu connaissance de cette possibilité, ils n’avaient pas hésité. Recevoir chez eux un petiot d’un quartier pauvre de Sainte-Clotilde ne pouvait être qu’une bonne action et ferait autant plaisir au Bon Dieu qu’à leurs articulations déjà bien abîmées.

La chance d’Albert ne s’arrêtait pas à sa scolarisation. Il mangeait à sa faim, ce n’était plus du rougail, ni du cari de poulet mais la poule au pot , le riz était devenu pommes de terre, pâtes, légumes. Habillé correctement, il avait même des chaussures et dormait dans un lit. Il allait bien malgré ses pensées qui n’arrêtaient pas de vagabonder au-delà des océans.

Il allait mieux qu’Anatole venu des hauts de Saint-Denis et accueilli dans la ferme des Lerasle, paysans voisins des Trentin. Pieds-nus dans ses sabots été comme hiver, il dormait sur la paille, devait se contenter d’un repas par jour, trimait plus dur que lui et ne fréquentait pas la classe.

Après son certificat d’études réussi avec brio, un voyage dans la capitale offert par l’Alliance Française grâce à ses excellents résultats, Albert est resté à la ferme. Il n’a connu ni le lycée ni l’université comme on l’avait fait miroiter à son papa. Et pourtant il est devenu un "Monsieur". Tous ceux qui le côtoient, l’apprécient et l’estiment.

Albert a aujourd’hui 27 ans . Les Trentin, décédés tous les deux à quelques mois d’intervalle, lui ont laissé la ferme par testament. Ils s’étaient tant attachés à lui, il le leur a bien rendu.

Le temps a filé mais il n’a jamais oublié sa famille là-bas. Il a appris récemment que son papa, à force de boire en était mort, que ses frères et soeurs avaient fait de leur vie ce qu’ils avaient pu en faire , que Suzy ressemblait de plus en plus à maman. Seule une lettre pour le prévenir et quelques photos.

Il a modernisé la ferme et ne fait plus que de la culture. Il trouvera un moment d’hiver pour retourner dans son île natale, la humer à nouveau , la faire découvrir à sa bien-aimée. Il a toujours eu ce projet et y pense concrètement depuis un peu plus d’un an, depuis que Claudette, la fille de l’architecte de Guéret, est entrée dans sa vie.

L’anniversaire qu’il fêtera demain appartiendra pour toujours à son coeur et à ses tripes. 15 années déjà, un nouveau solstice d’été, et une raison de plus de faire de tous les 24 juin à venir une fête parfumée aux onguents cicatriseurs.

Dès la nuit tombée, Claudette et Albert sauteront tous les deux, main dans la main, par-dessus les bûches en flammes de la Saint-Jean. Le feu sacré officialisera leurs fiançailles et tout le monde les applaudira. Le maire qui depuis son arrivée est toujours le même , n’oubliera pas de lancer : "Félicitations les amoureux, Albert tu es notre auto-tonne préféré".
jean-baptiste - 1440632lui écrire blog Publié le 24/06/2005 à 06:08 supprimer cette contribution
conte de la saint-jean numéro 6

L'abandon.

Il avait fabriqué une poupée de chiffon avec de vieux torchons que sa grand-mère lui avait fourni.
Le petit garçon bouillonnait d’impatience à l’idée que bientôt, lors de la fête de la Saint-Jean, il irait la jeter dans le brasier allumé pour la circonstance.
Il se réjouissait à l’avance de la voir s’enflammer, en pensant très fort à Elle !
Que de haine dans l’esprit du petit garçon, que de rage en pensant à Elle !

Tous les soirs, il ressortait la poupée de sa cachette; et il enfonçait une aiguille dans le petit corps mou !

Il se plaisait à imaginer qu’elle souffrait, qu’elle lui demandait grâce, implorait son pardon !
Il se plaisait à imaginer que le sang giclait, lui inondant les mains et le visage. Il finissait même par y croire un peu !
Son forfait accompli, il descendait l’escalier, pieds nus pour ne réveiller personne, et s’enfermait dans la « salle de bains » avec sa cuvette remplie d’eau, et frottait sa peau laiteuse jusqu’à en devenir cramoisie.
Puis il remontait se coucher.
Depuis des mois, le petit garçon avait besoin de ce rituel pour pouvoir s’endormir sereinement.

Plus la fête du grand feu approchait, plus il se sentait libéré de cette angoisse et de cette haine qui lui tenaillait les tripes !

Il y pensait le jour et en rêvait la nuit !

Le matin du grand jour, sa grand-mère vint le réveiller, un peu plus tôt que d’habitude.

- «Nous avons de la visite" !

Le petit garçon, s’habilla à la hâte, et descendit dans la cuisine.

Elle était là ! Assise à la table, sirotant le café que grand-mère venait de lui préparer.

Ni Elle, ni sa grand-mère ne parurent remarquer la stupéfaction qui se lisait sur le visage du petit garçon.

Il s’avança vers Elle, et lui effleura les joues de sa bouche en guise de bonjour.
Puis il courut se réfugier dans sa chambre.

21 h.

Sur la place de l’église, de nombreux enfants étaient déjà là, faisant la ronde autour du feu.

Le petit garçon s’approcha, sa poupée dans les mains. Il sentait les flammes lui brûler le visage.
Le feu l’attirait inexorablement ! Il allait enfin pouvoir se libérer de sa haine, de sa rage !
D’un geste vif, il lança la poupée dans les flammes, et à ce moment-là… juste à ce moment-là… un cri strident s’éleva dans la nuit !
Le silence se fit soudain ! Pesant, lourd… déjà quelques personnes s’attroupaient autour de quelque chose, par terre.

Le petit garçon n’eut pas la curiosité d’aller voir ce qu’il venait de se passer.
Il savait !

Un soir, sa grand-mère lui avait raconté une histoire. Une légende qui disait que lorsqu’on souhaitait la mort de quelqu’un, rien n’était plus facile pour arriver à ses fins. Il suffisait de fabriquer une poupée, et de la jeter dans le brasier du feu de la St-Jean !

A partir de ce soir, sa mère ne l’abandonnerait plus jamais !
jean-baptiste - 1440632lui écrire blog Publié le 24/06/2005 à 06:09 supprimer cette contribution
conte de la saint-jean numéro 7

L'ELU

« -Grand-père, raconte nous une histoire…

Je vais vous racontez l’histoire d’un petit garçon, Jean-Baptiste…c’était il y a bien longtemps, en 2005, à la veille de la Saint-Jean…


Comme il rentrait de l’école, il vit un homme jeune et blond assis sur une souche et qui le regardait approcher. Alors que Jean-Baptiste arrivait à sa hauteur,l’homme se leva et lui tendit la main :
« -Viens avec moi » dit-il d’une voix douce.
Un silence extraordinaire régnait sur la campagne : les oiseaux se turent, les bourdonnements d’insectes cessèrent, le vent de Juin ne fit plus frémir les feuilles des cyprès. C’était comme si la terre s’était arrêté de tourner.
Etrangement, JB ne ressentit aucune peur et donna la main à cet inconnu.
A peine, l’avait-il posé dans la sienne qu’ils s’envolèrent verticalement. Le paysage rapetissait à une vitesse vertigineuse. Le jeune homme blond le regardait en souriant, il semblait s’amuser de son trouble alors qu’il voyait disparaître les chemins, son école, le village. Bientôt, la terre ressembla à une tête d’épingle tandis que la lune vers laquelle ils se dirigeaient grossissait à vue d’œil.
Ils alunirent en douceur au cœur d’un cratère de faible dimension. L’homme tourna son visage vers JB :
« -Je m’appelle Gabriel, je suis ce que vous appelez, vous, les terriens, un ange. Tu as été choisi Jean-Baptiste pour assister à notre grand conseil. C’est un privilège et une grande responsabilité.»
Le garçon ouvrit la bouche pour poser les milliers de questions qui se bousculaient dans sa petite tête. D’un geste de la main, Gabriel lui intima de se taire et l’invita à le suivre. Ils pénétrèrent dans une petite grotte. Le sol à quelques mètres de l’entrée se déroba soudain et il glissèrent dans le vide pendant quelques secondes pour arriver dans une pièce aux dimensions phénoménales qui grouillait d’une multitude de personnages fantastiques :
Des farfadets, des sorcières, des « hommes » à tête d’oiseau, un sphinx imposant côtoyait un minotaure, des angelots volaient en groupe au dessus d’une troupe de diablotins rigolards qui sautillaient …et là, à quelques mètres, un petit garçon blond avec un long manteau et une épée. JB le désigna du doigt et se tournant vers Gabriel, bafouilla :
« C’est le pet-t-tit Pri…
-Oui, le petit Prince » coupa Gabriel en souriant.
« Tu verras réunis ici, Jean-Baptiste, tous les Dieux, les anges, les personnages de légende que tu connais. Tu les verras tels qu’il apparurent aux hommes et tels qu’il furent représentés, mais voici leur vrai visage . »
Gabriel posa ses mains sur les tempes du jeune garçon, il ressentit une violente douleur dans la tête, ce fut comme si ses yeux s’ouvraient en grand, à l’intérieur de son crâne. Et il vit : de petits êtres étranges avec des têtes énormes, des yeux immenses, une bouche aux lèvres fines et sans oreilles. A bien les observer, on arrivait à les distinguer. Leurs yeux surtout permettaient de les différencier. JB entendait la voix de Gabriel dans sa tête, il parlait en le regardant :
« Chaque année, tous les 100 ans pour vous, nous nous réunissons pour statuer sur le sort des humains. Tu es ici pour défendre ta race, tu es l’élu…je perçois toutes tes interrogations Jean-Baptiste. Suis-moi, je te dirais ce que tu dois savoir. »
Ils pénétrèrent dans une grande pièce circulaire. Une dizaine de ces êtres étranges faisaient face à la foule immense de leurs congénères, à travers laquelle Gabriel et JB tentaient de se frayer un chemin afin d’atteindre les premiers rangs. La voix de Gabriel, telle une douce mécanique, emplissait la tête de l’enfant : « le conseil suprême est réunit. Depuis toujours celui que vous nommez Dieu, Yahvé ou Allah et ses partisans s’opposent à Satan et à ses fidèles. Dieu est le grand ordonnateur du projet humain et Satan veut mettre fin à cette expérience…Non ,Jean- Baptiste, Satan n’est pas le mal, il défend juste ces arguments éthiques. Il pense qu’il n’y a rien de plus à apprendre sur les hommes, qu’il faut les arrêter avant qu’ils détruisent complètement la planète Terre. Il a même réussit il y a quelques années à obtenir gain de cause…Oui, je parle du déluge…mais Dieu, in extremis, a obtenu du conseil suprême la poursuite de l’expérience. »
Tour à tour les êtres s’avançait et faisaient de grands gestes en direction de la foule. De longues traînées de lumières se croisaient au-dessus de leurs têtes et se mélangeaient en des explosions fantastiques de couleurs. Les mots de Gabriel continuaient d’emplir la tête de JB :
« Avant nous apparaissions sous différentes formes aux hommes, à vos prophètes. Mais pour mieux vous appréhender, nous envoyons sur Terre certains de nous pour un cursus humain. Ces volontaires vivent une vie humaine avec naissance et mort, comme vous et ils n’ont pas conscience lors de ce cursus de leur vraie nature. Normalement cela doit durer 33 ans terrestres, mais c’est dangereux, beaucoup restent « bloqués » en bas, d’autres comme le « Petit Prince » meurent jeunes et ils en gardent des séquelles quand nous les « récupérons ».
Un petit « être » au regard immense et doux s’approchait maintenant pour « parler ».
« Lui, tu le connais » dit Gabriel, « c’est Jésus, l’un des plus fervent défenseur du projet, certains même lui reprochent d’être pro humain » Tout à coup, Jésus, regarda le garçon et tendit un doigt vers lui comme pour le désigner. Gabriel le poussa doucement . « C’est à toi de parler, Jean-Baptiste » Il s ‘éleva du sol de quelques centimètre, fit un demi-tour sur lui même et se retrouva, complètement paniqué, aux milieu des membres du conseil et face à des milliers de « petits êtres » qui le regardaient intensément. Plusieurs voix résonnaient dans son crâne. « Dis nous pourquoi nous devrions vous préserver, défends ton espèce… »
«La première pensée qui lui traversa l’esprit se matérialisa en une écharpe de lumière mauve qui semblait sortir de sa tête : « j’aime mes parents, et je voudrais rentrer… »
Satan, que Gabriel lui avait désigné, s’avança : « Encore, l’Amour !! C’est bien ça le problème ! L’Amour n’est pas éthique, il engendre l’égoïsme, la jalousie, la haine et la destruction ! »Des milliers de voix lumineuses emplirent la salle, ce fût un brouhaha immense et JB percevait à peine les échanges, il lui semblait que Dieu et ses partisans avaient de plus en plus de mal à défendre leur « projet ». Et soudain, à bout de force, il s’évanouit…

Le grand-père interrompit son histoire. Les enfants qui l’entouraient commencèrent à se manifester :
« Et après, Grand-père ?
-Les hommes ont-ils été préservés ?
-Que se passa-t-il pour Jean Baptiste ? »
Soudain, un serpent de lumière verte s’échappa du crâne du plus petits des enfants :
« Grand-père, c’est quoi un humain ?
jean-baptiste - 1440632lui écrire blog Publié le 24/06/2005 à 06:12 supprimer cette contribution
conte de la saint-jean numéro 8

Les feux de la Saint-Jean

Nous nous connaissons depuis toujours. Il s'appelle Jean et c'est mon promis. Je m'appelle Jeanne et je suis sa promise. Cet été, juste après la Saint-Jean, nous nous marierons.

Comme tous les étés, une grande fête va avoir lieu dans notre village. Dès le 1er juin, nous apportons tous les jours qui, une bûche, qui, un fagot, qui, une brindille et à force, le tas de bois grandit et monte très haut. Le 24 au soir, on dresse une grande tablée, chacun apporte sa provende et la partage avec ses voisins. A la nuit tombée on allume le bûcher et on danse et chante tout autour et les plus vaillants jouent à sauter par dessus le feu. Certains se sont retrouvés avec leur culotte roussie, à force de jouer avec le feu, et bien on se brûle.

Mon Jean est le plus grand et le plus agile, c'est celui qui saute le plus haut.

Son meilleur ami, le Baptiste, est le plus petit, le plus fort et le plus râblé. C'est lui aussi qui l'an passé en sautant par-dessus le feu s'est retrouvé les culottes brûlées et le cul à l'air. Tout le monde riait de le voir courir se cacher.

Jean, Baptiste et moi avons grandi ensemble. Je n'aurais pas été promise à Jean, peut être que j'aurais fini par épouser le Baptiste. J'ai toujours pensé qu'il m'aimait en secret.

Vous avez le même âge tous les deux et vous avez été élevé par le même couple de vieux. On n'a jamais su d'où vous veniez. On sait juste que vous avez été déposé dans la même couverture, le même soir, sous le porche de l'église du village. Peut-être êtes-vous frères, peut-être pas, vous êtes si semblables et en même temps si différents. Jean et Baptiste, comme les deux visages de Janus.
Moi, la Jeanne, je suis la dernière enfant d'une fratrie de 8, et je suis la seule fille. On m'a appelée Jeanne, parce que je suis née le 24 juin. Et vous deux, Jean et Baptiste, parce que c'est le 24 juin que vous avez été trouvés. Vous êtes mes frères de cœur.

**************************************************************************************************

Jeanne aurait dû m'être promise. C'est moi qui l'aime le plus. Mais c'est Jean qui va la marier. Cette année. Jean ne serait pas mon frère depuis toujours, je le haïrais pour cela !

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Jeanne est ma promise. Je l'aime depuis toujours. Baptiste est mon frère. S'il le fallait, je mourrais pour eux !

**************************************************************************************************

Baptiste m'inquiète. Il est encore plus sombre que d'habitude. Qu'est-ce qu'il est en train de ruminer ? Est-ce la date de notre mariage qui se rapproche qui lui assombrit l'humeur ?

**************************************************************************************************

Baptiste a demandé à me parler ! on doit se voir tout à l'heure, avant l'heure du coucher ! Derrière l'église m'a-t-il dit. Quel drôle de lieu de rendez-vous ! Il m'a dit que c'était très important et que ça concernait Jean ! qu'il fallait absolument qu'on se voit ce soir ! demain c'est le 24 juin ! notre anniversaire à tous les trois ! Je voudrais bien savoir ce que Baptiste a de si important à me dire qui ne puisse attendre demain !

**************************************************************************************************

Pourquoi m'a-t-il fait ça !! si jamais Jean l'apprend, il est capable de le tuer ! mais il l'apprendra forcément ! comment pourrais-je le lui cacher ! moi qui croyais que Baptiste m'aimait !! Ce soir c'est la fête, je ne dois rien dire, pour ne pas gâcher le plaisir de nous tous, enfin, celui des autres, car je n'ai pas vraiment plus le cœur ni à rire ni à danser !

**************************************************************************************************

Pourquoi n'ai-je rien dit à Jean ? il serait peut être encore en vie ce soir. Baptiste serait mort quand même, mais mon promis serait encore de ce monde et je n'aurais pas le cœur en cendres.

Lorsque Jean est venu me chercher pour aller à la fête, il avait l'air étrange, un peu triste, et m'a demandé où se trouvait Baptiste. Je ne le savais pas et le lui ai dit. Il m'a alors lancé un regard de ses grands yeux clairs, comme s'il se doutait de quelque chose ou qu'il doutait de moi !

Baptiste était déjà devant le bûcher. Et quand le feu y a été mis et que les flammes ont jailli bien haut, Baptiste a défié Jean ! qu'il sauterait plus haut et plus loin que lui, qu'il était le meilleur et que c'était lui qui aurait dû me marier.

Et ils ont passé la nuit à sauter, sauter, et ressauter par dessus les flammes. Jusqu'au moment où ils ont sauté en même temps. Et à chaque fois qu'ils se croisaient ils essayaient d'atteindre l'autre, en lui assénant des coups. Je ne sais pas lequel a fini par s'accrocher à l'autre, mais ils sont tombés tous les deux, en plein milieu du bûcher et les bûches se sont effondrées sous leur poids !

Tout le village s'est précipité avec des seaux et des bassines, mais le feu a été éteint trop tard, mon promis et son frère n'ont pas pu être sauvés ! on les a retrouvés dans les bras l'un de l'autre, comme s'ils ne faisaient plus qu'un.

**************************************************************************************************

C'est aujourd'hui la Saint-Jean, un an s'est écoulé depuis la mort de mon promis et de son frère ! mon petit Pierre a 3 mois. Il a la tignasse noire, drue et bouclée du Baptiste mais il a aussi les grands yeux clairs de mon Jean.
jean-baptiste - 1440632lui écrire blog Publié le 24/06/2005 à 06:18 supprimer cette contribution
conte de la saint-jean numéro 9

Entre le feu et moi, dans une semi-pénombre, elle se tenait bien droite. Ses cheveux coupés courts, ses seins menus, une froideur dans l’expression et ce regard voilé lui donnaient ce soupçon de mystère, cette distance attirante qui avait alimenté tant de conversations entre Yvon et moi. Mais à ce moment, elle souriait en regardant les enfants qui dansaient autour de l’énorme brasier, le plus grand du village.

Deux quartiers s’opposaient et c’était la taille du feu qui lui donnait sa valeur. Les enfants avaient passé la journée à rassembler les bois abandonnés, jusqu’à réaliser une somptueuse pyramide qui prendrait toute sa beauté dans les flammes. Certaines mauvaises langues du quartier de la Palud prétendaient que ceux de la Grève s’étaient fait aider par un menuisier qui leur aurait fourni un gros stock des chutes de son atelier.

Querelle de village ! Revenons près du feu de la Grève où cette femme de 37 ans qui n’a jamais eu d’enfant songeait qu’ils étaient beaux et joyeux, tout rayonnants de la lumière des flammes. Mais en se tournant vers Yvon, son regard s’assombrit, elle n’aimait pas cet air exalté qu’il avait et cette façon de la couver des yeux. Il lui avait fallu des années pour se décider à le quitter, il était si attachant, si brillant, si inspiré et d’une intelligence rare, mais quelque chose n’allait pas chez lui. Il avait toujours bu excessivement, devenait parfois violent, et elle s’était surprise à avoir peur. « Si je reste avec lui, je vais mourir », avait-elle pensé. Elle l’avait quitté, laissant derrière elle un homme brisé.

Témoin impuissant, j’avais vu mon ami tomber en enfer, se réfugiant dans l’ivresse alcoolique. Et il pleurait. Cette force de la nature pleurait comme un gosse. Non seulement il n’acceptait pas la séparation mais il la niait, guettant à la fenêtre son retour, tant il lui paraissait invraisemblable qu’elle puisse vivre hors de lui.

Moi, je suis parti une année à l’étranger, une année merveilleuse de découverte, de remise en question aussi ... et j’avais mûri.

A mon retour, j’avais retrouvé Yvon et nous avons passé de longues soirées ensemble, buvant, chantant, nous étourdissant de mots et d’idées. Il me posait mille questions sur ma vie, mes rapports avec les gens là-bas, loin, trop loin pour ce casanier.

Un soir, timidement, il m’a demandé ce que je pensais si nous l’invitions, elle, au feu de la St Jean, sur la Grève. Cela faisait tellement longtemps que nous nous étions vus, elle serait certainement très heureuse, n’est-ce pas ? Je ne voulais pas qu’il voit ma contrariété, j’ai accepté, mais je savais que ce ne serait pas sans conséquence, il allait raviver sa plaie... C’était tout lui !

Et nous étions tous trois réunis, et elle était heureuse que je sois là. Nous nous passions une bouteille d’hydromel que nous buvions au goulot. La nuit était douce et tout semblait paisible…mais quand son regard s’est assombri en le regardant, une sale idée m’est venue, elle l’avait brisé, j’allais lui faire payer. Je me suis levé et lui ai proposé de m’accompagner à la voiture pour chercher des cigarettes.
Elle s’est levée, riante, et jetant à Yvon :

- Nous revenons tout de suite, je fais un tour avec mon mignon !

Elle a pris mon bras comme à son habitude et je l’ai entraînée vers une dune en la serrant un peu, puis j’ai pris son visage et je l’ai embrassée... longuement. Elle s’est livrée immédiatement, sans hésitation, comme si nous étions de fidèles amants. Je savais qu‘elle m’aimait depuis toujours. Nous nous sommes éloignés encore un peu et je lui ai ôté ses vêtements, puis, tel un justicier accomplissant son devoir, je l’ai pénétrée comme on commet un meurtre, avec une froide lucidité. J’étais en elle…à des années lumière d’elle. Dans l’ombre, je voyais son visage irradié d’un bonheur douloureux, le visage d’un noyé qui cherche de l’air. Eperdue, elle s’agrippait et tremblait. Elle était femelle et je jouais d’elle comme un virtuose, lui tirant des cris, les variant en l’observant comme un démon sexuel. A un moment j’ai entendu la voix de mon ami, il nous appelait dans la nuit, doucement, sur un ton interrogateur, comme un enfant appelle sa mère. Elle, je l’ai bâillonnée avec ma main pour étouffer ses cris mais rien ne pouvait arriver, je me sentais tellement puissant, j’accomplissais ma mission. La voix d’Yvon s’éloignait tandis qu’elle perdait pied. Ce fut pour elle un long plaisir dans lequel elle s’est extasiée, pour moi une vengeance froide. Nous sommes restés un moment silencieux puis elle a commencé... exaltée :

- Toi et moi, ce ne sera plus jamais comme avant... nous ne sommes plus amis, nous sommes amour... n’est-ce pas ... je
n’imaginais pas que ça puisse arriver... je suis si heureuse... et toi, tu es heureux?

Sans un mot, je me suis levé, l’ai tirée par le bras et nous sommes revenus près du feu. Au cours de la nuit, le groupe s’est étoffé et elle s’était assoupie près de moi. Je ne dormais pas, les yeux écarquillés, je songeais à mon crime, puisque c’en était un. L’acte était un viol, l’arme la confiance. Le matin elle en a pris conscience, je l’ai vu dans son regard. Elle revivait la scène et se rendait compte que je l’avais manipulée, que je ne l’aimais pas.

Quelques semaines plus tard, elle a souhaité me rencontrer, elle voulait une explication. J’avais donc abusé d’elle, profité de sa naïveté, elle pensait que c’était de l’amour, elle était profondément blessée. Moi, je restais muet, ça l’a énervé, elle s’est mise à crier en me secouant, puis elle a attrapé le gros cendrier du salon et m’a frappé au visage. Le sang a jailli de mon nez et je me suis écroulé, sonné.

Lorsque j’ai repris connaissance, j’ai vu Yvon prostré sur son corps à elle. Elle semblait dormir et il sanglotait. J’appris plus tard qu’il avait su que je venais la voir, et pris de jalousie, m’avait suivi. Voyant la situation dégénérer, il était intervenu, mais elle était comme folle, il l’avait giflée et elle était tombée sur le coin de la table, lourdement, morte. Quelques jours plus tard, alors qu’il était entendu par la police, il s’était ouvert les veines.

Cela me revient en tête aujourd’hui alors que je suis installé devant la cheminée du salon. Et je songe à ce que vient de m’annoncer Bernard, mon frère. Sa femme vient de le quitter… Quand cela cessera-t-il ?
1449408 Publié le 24/06/2005 à 06:29 supprimer cette contribution
Mmmmouais... ça va pas être simple s'il faut départager...

Moi j'ai une petite préférence pour le N°8...
xiane - 381776 lui écrire blog Publié le 24/06/2005 à 06:36 supprimer cette contribution
t'as déjà tout lu ??? moi je n'ai pas encore commencé !!!
xiane - 381776 lui écrire blog Publié le 24/06/2005 à 07:36 supprimer cette contribution
bon ! ça y est, j'ai tout lu !! tout à l'heure j'imprime (du bureau) et je relis !!

et t'as raison, ça va être dur de faire un choix !!
FRANK - 770362 lui écrire blog Publié le 24/06/2005 à 08:37 supprimer cette contribution
c'est génial cet exercice!!!Ces contes empruntent des directions si différentes...pourtant le thème de départ n'était pas évident!!!

A cause du quota de mots, les fins sont souvent tronquées par rapport au développements des histoires....

J'aime bien le 2 et le 3 pour leurs fins surprenantes et positives...

Le 6 aussi : concis et percutant.

1447757 Publié le 24/06/2005 à 08:43 supprimer cette contribution
Ouf ! Ca y est ! Je viens de finir de lire et ça a été un vrai plaisir !



xiane - 381776 lui écrire blog Publié le 24/06/2005 à 08:44 supprimer cette contribution
moi j'ai bien aimé les contes 3 6 et 9

bon n'oubliez pas que vous pouvez "parier" aussi sur les auteur(e)s probables des contes
FRANK - 770362 lui écrire blog Publié le 24/06/2005 à 08:47 supprimer cette contribution
Moi je suis nul en paris de ce genre

...je n'arrive même pas à savoir de quel conte je suis l'auteur

Pat et Xi

jilou
Tichou - 609844 lui écrire blog Publié le 24/06/2005 à 08:48 supprimer cette contribution
Houla ! superbes exercices mais je reviendrais lire : y'en a un peu trop pour l'heure !
Promis !
xiane - 381776 lui écrire blog Publié le 24/06/2005 à 08:55 supprimer cette contribution
Citation:
...je n'arrive même pas à savoir de quel conte je suis l'auteur
tu veux que je te le rappelle ?

pat jilou tichou et franky
1447757 Publié le 24/06/2005 à 09:04 supprimer cette contribution
Le 2, le 3 et le 5... j'ai bien aimé !!

Quant à deviner qui sont les auteurs... ça va être dur !!

Mais je vais essayer quand même !
1449408 Publié le 24/06/2005 à 09:28 supprimer cette contribution
Citation:
bon n'oubliez pas que vous pouvez "parier" aussi sur les auteur(e)s probables des contes


Et il y a un piège !
1447757 Publié le 24/06/2005 à 09:28 supprimer cette contribution
Un piège ?
1447757 Publié le 24/06/2005 à 09:32 supprimer cette contribution
Les paris sont ouverts ?

Alors, après relecture, je verrais bien :

le conte n° 2 écrit par Milady
le 4 par Ylaïshen
le 5 par Frank
le 7 par Musetta
le 8 par Xiane




FRANK - 770362 lui écrire blog Publié le 24/06/2005 à 09:44 supprimer cette contribution
voici mes proses toniques

1 Alib
2 Milady
3 Frank
4 Jilou
5 Musetta
6 Xiane
7 Yla
8 Pat
9 Mae

...mais je me suis planté c'est sûr
1447757 Publié le 24/06/2005 à 09:53 supprimer cette contribution
Et je rajouterais le 1, écrit par Alibreville
1449408 Publié le 24/06/2005 à 12:30 supprimer cette contribution
Je ne vous connais pas assez bien pour pouvoir reconnaitre le style de l'auteur...

En tout cas Frank tu as faux en ce qui me concerne...
Milady le 2 ?
Xiane, le N° 8 (finalement)
Yla le 5 ?
Frank, le N°7 ?
Jilou, le
1447757 Publié le 24/06/2005 à 12:39 supprimer cette contribution
Pour ce qui me concerne aussi, il s'est trompé !
Mais bon... je suis plutôt flattée qu'il ait pu penser que cette personne aurait pu écrire mon texte !

J'espère juste qu'elle n'en sera pas offensée, elle !
xiane - 381776 lui écrire blog Publié le 24/06/2005 à 13:21 supprimer cette contribution
moi j'suis brimée, j'peux pas parier
1449408 Publié le 24/06/2005 à 13:29 supprimer cette contribution
Pourquoi tu peux pas ?
Tu sais qui a écrit quoi ?
Tu serais Jean Baptiste et on me l'aurait caché ?
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