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Père Noël - 1284813 Publié le 24/12/2007 à 07:48  Ho-ho-ho
comme en 2004, comme en 2005 et comme l'an passé je suis ici pour vous raconter les Contes de Noël reçus ces dernières semaines
| Père Noël - 1284813 Publié le 24/12/2007 à 07:48  vous mettrez vos commentaires, ici, sur ce fil, à la suite des contes, et le conte que les forumeux auront préféré sera désigné par la transposition virtuelle d’"acclamations". Alors ? ça vous dit ? en tout cas, d'ores et déjà, je voulais remercier tout ceux qui ont bien voulu jouer le jeu, à savoir : Alex - 1940628 >>> auteur du conte n° 7 alibreville - 709689 >>> auteur du conte n° 8 domi - 417343 >>> auteur du conte n° 13 Fanfan - 1806855 >>> auteur du conte n° 10 Lena - 1475147 >>> auteure du conte n° 12 MarieA - 2139484 >>> auteure du conte n° 3 Mystere - 2029229 >>> auteur du conte n° 4 Naeylle - 2096221 >>> auteure du conte n° 1 Pensées de l'ours - 1769789 >>> auteur du conte n° 9 pokiol - 1873133 >>> auteur du conte n° 5 Professeur Paganel - 980920 >>> auteur du conte n° 2 Trazi - 826035 >>> auteur du conte n° 6 xiane – 381776 >>> auteure du conte n° 11 et aussi leur dire que tous les contes sont superbes et que, comme les années passées, ça m'a fait très plaisir de les recevoir et de vous les proposer, de leur part | Père Noël - 1284813 Publié le 24/12/2007 à 07:48  l'année 2007 se termine | Père Noël - 1284813 Publié le 24/12/2007 à 07:48  alors, avec le père fouettard qui se joint à moi cette année, nous vous souhaitons de bonnes fêtes de fin d'année à toutes et tous, ainsi que tout plein de bonnes choses pour l'année 2008 à vous, à votre famille, à tous vos proches, en bref, à tous ceux que vous aimez ...
 | Père Noël - 1284813 Publié le 24/12/2007 à 07:49  Une spéciale dédicace à ceux que nous aimons, même s’ils ne sont plus parmi nous : nyotta, al1n, notamment… vous nous manquez !  | Père Noël - 1284813 Publié le 24/12/2007 à 07:49  maintenant place aux contes de noël le père noël
| Père Noël - 1284813 Publié le 24/12/2007 à 07:49  conte n° 1 Le Noël de Ciboulette Dans le village où habite la petite Ciboulette, les préparatifs de Noël vont bon train, les fêtes arrivent à la vitesse de l'éclair, et chacun se précipite ici et là pour les derniers achats. La famille FOULCAN n'échappe pas à la règle, et tout le monde est en ébullition. Ciboulette, la cadette des trois enfants, a cinq ans, elle a hâte de faire partie des grands ! Cette année, la fillette est triste, Noël ne sera peut-être pas comme les autres années. Hier soir, les enfants ont entendu papa et maman se disputer, une fois de plus. Ils sont encore petits, mais ils devinent beaucoup de choses. Myrtille, l'aînée, a pleuré dans son coin, et le petit dernier, Aristote (ses copains l’appellent « Antidote », quel cauchemar !), en a profité pour faire ses caprices. Grand-mère vit avec eux, ce n'est pas toujours facile ; entre maman et elle, la tension monte souvent... Hier soir, après avoir giflé brutalement Ciboulette, maman lui a dit : - Je ne t'aime pas, je ne veux plus te voir, va t-en..... La petite est malheureuse, mais sa grand-mère l'a rassurée, ce n'était qu'un moment de colère.... Néanmoins, le petit cœur de Ciboulette est tout meurtri. Pendant que ses frère et sœur sont occupés ailleurs, Ciboulette décide d'aller voir sa marraine, histoire de parler un peu. La marraine en question a aussi a un drôle de prénom, ce qui fait jaser les habitants du village : « tous des cinglés dans cette famille !!! » Elle s'appelle Gentiane : - Comme l’apéro, rigole Anisetto, le voisin (qui, entre nous, n’a rien à lui envier question prénom) ; Anisetto a toujours soif, et dans ses moments d'énervement, beugle dans la rue : - Gentiane, mon verre est vide, remets moi çà, et un peu vite ! Et tout le monde de s'esclaffer ! Gentiane a le sourire aux lèvres en permanence, toujours de bonne humeur, ce qui rend les hommes aimables avec elle et les femmes jalouses. Comme dit maman à grand-mère, quand elles ne se disputent pas et qu'elles croient les enfants loin d’elles : - Elle a le feu aux fesses, celle-là ! De son côté, Gentiane, qui n'attend pas la visite de sa nièce, flâne tranquillement chez elle, en déshabillé vaporeux, se préparant à la visite de son amoureux, le beau Faustino. Qu'elle n'est pas sa surprise en voyant débarquer la petite Ciboulette ! Juste le temps d'enfiler une tenue décente, de lui crier d'entrer, et les voilà en pleine discussion. Ciboulette raconte sa douleur à Gentiane, et plein d'autres choses encore, et puis elle a peur de ceci … elle a peur de cela… et puis elle sait qu'elle n'aura pas la magnifique poupée qu'elle convoite tant, parce que maman a dit qu'elle était méchante ... et puis......et puis...... Gentiane est bouleversée, elle promet à la petite d'être discrète, mais Ciboulette doit partir, Faustino va être là d'une minute à l'autre : - Pour ton cadeau, je vais voir si je peux faire quelque chose, j'envoie un mail en recommandé au Père Noël tout à l'heure, ma chérie, mais tu sais, sans garantie, c’est un peu tard. Ciboulette repart chez elle, soulagée et toute contente, pendant que Gentiane et son Faustino enfilent des perles. Enfin c'est ce que prétend Anisetto, le voisin, celui qui a toujours soif ; d'ailleurs à ce propos, papa dit qu'Anisetto n'est jamais sourd quand on lui offre la tournée, mais quand c'est son tour de payer, bizarrement il n'entend plus rien !! Du coup, Ciboulette, qui n'est pas sourde non plus et entend tout ce qu'il ne faut pas, mais comprend souvent tout de travers, normal pour son âge, est persuadée que sa marraine va lui offrir un collier de perles pour Noël ! En fait, Gentiane est plutôt perturbée par ce qu'elle vient d'entendre et les assauts répétés de son bel amant n'arrivent pas à la détendre complètement, elle réfléchit.... Faustino s'énervant, elle finit par lui parler de sa conversation avec la petite. Le problème est ardu, comment faire en si peu de temps ? Finalement ils trouvent un arrangement. Faustino s'occupe du problème cadeau - Père Noël, et en échange Gentiane s'occupe de son problème à lui. Normal, non ? En attendant, assez parlé, il faut repartir du bon pied, c'est le cas de le dire, et un deuxième collier de perles est mis en route avec force bruitages, sous l'oreille attentive du voisin, toujours le même, qui n'en perd pas une miette à l'étage en dessous ..... Mais revenons à notre histoire, le temps passe vite. Nous sommes à la veille de Noël, papa a installé un immense sapin dans le salon et l'a décoré, sous l'œil attentif des trois enfants et de Peponne, le chien de la famille. Le sapin est magnifique, et pour faire plaisir à ses trois petits, papa allume quelques feux d'artifice... Regards émerveillés des enfants, jappements de Peponne qui se demande ce qui arrive, regard méprisant de Léon le chat ....... Enfin c'est la nuit de Noël, tant attendue ; les enfants ne sont pas à la messe de minuit, ils sont trop petits, et ils sont couchés. Les cadeaux seront sous le sapin au petit matin, grand-mère leur a promis. Ciboulette rêve, la douce enfant aimerait tant que ce Noël soit extraordinaire...... Demain, tout le monde est invité à la maison, çà va faire du bruit et énerver maman, mais il y aura aussi les cousins, les cousines, on va bien s'amuser... Ciboulette s'endort... Le Père Noël profite du calme pour se pointer discrètement, des cadeaux plein les bras, et pour une fois sans se prendre les pieds dans le tapis..... On croirait qu'ils le font exprès, les gens, il y a toujours des obstacles quand il fait sa tournée de Noël, quand ce n'est pas un tapis, c'est un meuble déplacé, ou encore un chien qui veut le mordre, il donne pourtant ses instructions, bon sang !! Allez hop, ni une ni deux, il se faufile dans la maison, enfin il essaie, étant donné sa corpulence ! Cà fait longtemps qu'il a renoncé aux cheminées, il passe par la porte maintenant, autant faire simple, il n'a besoin d'aucune clé, et de toute façon personne ne le voit. Ouff, le temps de reprendre son souffle et le voila reparti, raccompagné par Léon le chat. Cà y est, Noël c'est aujourd'hui !!! Sitôt levés, les enfants filent voir sous le sapin...... et ce sont des bruits de papier déchiré, des cris de joie, sans compter les jappements énervés de Peponne ...... Sauf Ciboulette qui se mord les lèvres pour ne pas pleurer....C'est le chien, surexcité par l'ambiance, qui attire l'attention de tout ce petit monde en essayant de déchirer un paquet que personne n'avait vu, dissimulé derrière l'immense sapin. Mais que peut-il y avoir dedans ? Il est tout enrubanné, avec une énorme inscription : « Pour Ciboulette ». L'enfant se précipite, ouvre le paquet : c'est bien sa poupée tant désirée, tant attendue, l'objet de tous ses rêves.... Qu'elle est heureuse, ses yeux brillent d'émerveillement et de bonheur, elle contemple son présent, le sert sur son cœur..... Gentiane, qui vient d'arriver à la maison en courant pour assister au déballage des cadeaux, en a les larmes aux yeux, il en faut si peu pour faire le bonheur d'une enfant ! Ciboulette ne quittera pas sa poupée de la journée, l'emmenant partout avec elle sous le regard amusé des adultes et des regards envieux des autres enfants Finalement, quel merveilleux Noël cette année ! | Père Noël - 1284813 Publié le 24/12/2007 à 07:49  conte n° 2 Quand le Père Noël déprime Chaque année le Père Noël accomplissait sa tournée avec plus de lassitude. Ce n'était pas que l'âge prît sur lui de quelque façon que ce soit. Le froid polaire conserve, son métier le mettait par nature hors d'âge, et il ne travaillait d'ailleurs vraiment qu'une journée par an, avec 364 ou 365 jours de RTT. Peu nombreux sont ceux d'entre nous qui font moins, en tout cas dans le privé. Non. Le vrai problème, c'était le changement imperceptible de sa mission, en charge de travail d'abord et en nature ensuite. Il en venait à regretter l'époque bénie des années 1885-1960 où l'industrie fabriquait jusqu'à 6 tonnes de jouets en fer et en plomb par jour et où il se chargeait allègrement de livrer ces 2200 tonnes en colis séparément emballés à des enfants qui l'étaient tout autant en les découvrant au pied du sapin. Au cours des années 14-18 et 39-45, qui avaient été un peu plus calmes pour son activité, le fer était réservé à la fabrication de jouets pour les plus grands, et le plomb livré aux destinataires par des moyens plus rapides. Ces temps n'étaient plus en Europe. Les peuples – ou plutôt les firmes, puisqu'il n'y avait plus de peuples – se massacraient désormais par tiers monde interposé. A défaut d'être moins meurtrier cela ne perturbait, c'était toujours ça de pris, pas sa distribution annuelle en Europe hors Kosovo. Les années 70 et 80 avaient vu la profusion des jouets en plastique, non recyclables à la différence de ceux en métal. Le Père Noël ne travaillait désormais plus à faire circuler ce fer qui était comme le sang de ce XIXème siècle indéfiniment prolongé, mais à remplir indirectement de produits immondes les décharges, et directement en devises les caisses des émirs du pétrole pour qui Noël ne signifiait d'ailleurs rien, bien que tous fussent coutumiers des sapins de Gstaad en haute saison. Revenons à ses difficultés. La première tenait au nombre croissant des divorces : deux fois plus de couples séparés, c'étaient non seulement deux fois plus de cadeaux pour les enfants, mais aussi des paquets bien plus volumineux, chaque parent – culpabilisant à mort et non sans raison – ayant à coeur d'alléger sa conscience en alourdissant autant qu'il le pouvait le coffre à jouets de son enfant. Oh, ce n'était pas encore cela qui allait abattre notre Père Noël. Seulement voilà : il fallait voir quels jouets ! Les divorces, ce n'est pas fait pour bien se passer. Les avocats y veillent. Un divorce qui se passe bien signifie pour eux des vacances à Palavas-les-flots plutôt qu'aux Seychelles. Pas question ! Ils prennent donc de charger et de recharger les griefs afin que la procédure dure, dure, dure. Dur, dur ! En fin d'opération, deux tourtereaux ne cherchant au départ qu'à prendre un peu d'air pour trouver leurs marques se découvraient chacun à l'égard de l'autre des envies de meurtre aussi puissantes que refoulées dans le non-dit. Ils sublimaient inconsciemment ces pulsions homicides dans leurs choix de jouets, et les chérubins d'enfants se retrouvaient, outre les soldats de plomb, arc et flèches à ventouse classiques, avec dans leurs souliers nombre de jeux d'extermination plus défoulants les uns que les autres, Cela avait commencé par les Space Invaders, où on tirait sur tout ce qui se présentait en face, pour continuer par des jeux en réalité virtuelle où il fallait carrément aller occire tout ce qui bougeait alentour, à condition que ça ne nous ressemble pas. L'escalade des fabricants ne connaissait plus de bornes dans les scènes gore, et même les si belles descriptions de tranchage à vif de Sarrasins dans la Chanson de Roland faisaient à côté très pâle figure. Où était-il, l'esprit de Noël ? Où étaient les dinettes, les panoplies, les jeux de petits chevaux d'antan ? Pendant toute une journée, le Père Noël chargea son traineau de ces boites destinées à livrer l'horreur sanglante à domicile. Ceux qui n'avaient pas d'ordinateur – nombre d'enfants palestiniens, par exemple - lui réclamaient fusils, grenades, bazookas et mitraillettes. Les désirs des enfants sages étaient hélas toujours des ordres, mais le Père Noël aurait été bien embarrassé ce soir-là de croiser le regard du petit Jésus. Un accès de nostalgie le poussa à replonger dans ses archives. Tiens, le XIXème siècle, voilà une époque où les enfants recevaient de vrais cadeaux pour enfants : poupées de biscuit ou de chiffons, maisons en pain d'épices, massepains, jeux de l'oie : voilà des jouets qui fleuraient bon les Noëls d'antan, ceux de l'Histoire d'un Casse-Noisettes. Grâce indirectement à l'informatique (car il s'en était totalement débarrassé l'année précédente), il était pour cette fois très en avance. Tiens, pour patienter, rouvrons les archives de cette époque bénie ! Il prit l'un des classeurs dans le rayonnage correspondant. Sa mémoire ne l'avait pas trompé. Ce n'étaient que demandes de costume de fée ou de magicien, petites machines à vapeur, livres d'aventures... il resta plongé dans ses contemplations pendant plusieurs heures, remontant progressivement le temps, quand tout à coup apparut l'HORREUR !!! UNE LETTRE D'ENFANT NON OUVERTE ! Comment était-ce possible ? Il s'agissait là d'une faute professionnelle caractérisée, au moment précis où la Direction cherchait précisément à dégraisser les effectifs des Pères Noëls en les remplaçant par des prises de commandes directes sur Internet et une livraison en Europe des jouets chinois par des sous-traitants indiens. La lettre avait été postée d'Europe du Sud. Les postes, il est vrai, n'avaient jamais très bien marché de ce côté-là, surtout avant l'invention du timbre. Datée de décembre 1828 d'après le cachet, elle avait dû arriver après la distribution de Noël, être placée dans le courrier déjà traité par un stagiaire incompétent – que l'on pardonne le pléonasme – et oubliée depuis. Et en 2007, il n'y avait pas à tortiller, l'enfant était mort en ne croyant décidément plus au père Noël, et enterré. Que faire ? Que faire ? Mon Dieu, que faire ? Dieu ? Qu'aurait fait Dieu ? Le Père Noël repensa à Exode 20:5 : « je suis un Dieu jaloux, qui punis l'iniquité des pères sur les enfants jusqu'à la troisième et la quatrième génération de ceux qui me haïssent ». Réfléchissons. Dieu était mort depuis un sacré bout de temps et plus personne dans les pays occidentaux civilisés - USA exceptés, donc - ne croyait en lui; mais heureusement plein de gens croyaient encore au Père Noël, surtout en France les années électorales. Eh bien pourquoi le Père Noël ne se réserverait-il pas lui aussi de récompenser jusqu'à la quatrième génération ceux qui l'aimaient, même s'il y avait peu de chance qu'il fût vraiment aimé pour lui-même ? Il y avait de sa part un peu de charité bien ordonnée aussi là-dedans : il allait enfin relire une demande d'un cadeau comme on savait les formuler au XIXème siècle : écriture bien propre, pleins et déliés soigneusement tracés au porte-plume sur des lignes bien droites, pas de fautes d'orthographe ni abréviations SMS, et une demande de jouets normaux plutôt que d'engins d'extermination pour maboules. Qu'allait-il demander, le cher ange ? Un train mécanique (oui, en 1828, déjà, les enfants étaient fascinés par les techniques de pointe) ? Une boussole d'explorateur ? Une boite de fusains ? La lettre venait de Grèce. Il la décacheta. « Cher Père Noël, Je veux de la poudre et des balles » | Père Noël - 1284813 Publié le 24/12/2007 à 07:49  conte n° 3 Le Noël magique de petit Tom 25 décembre, l’horloge sonne 3h. C’est soir de pleine lune et de gros flocons argentés se posent sur les carreaux. Petit Tom fixe la fenêtre en se demandant si papa Noël est déjà descendu dans la cheminée porter les cadeaux. Soudain, un cristal de neige se détache et, comme par magie, pénètre dans la chambre. Petit Tom tend la main et la petite boule s’y pose, sans fondre. Tout s’illumine alors à l’intérieur : le cristal devient un écran sur lequel Petit Tom se voit glisser, sur la glace, avec de très beaux patins à lames scintillantes. Il cligne des yeux et se voit dévalant la petite colline derrière chez lui, sur les plus beaux skis qu’il ait jamais vus. Il sent le froid sur son visage ; il sent ses pieds se glacer dans les chaussettes de laine. Ce froid lui transperce les jambes mais il est heureux. Il referme sa main sur le petit cristal, ferme les yeux et s’endort à nouveau au moment où il entend, au loin, tinter les clochettes des rennes qui approchent, tirant le chariot du père Noël. Au matin, maman le réveille, l’aide à s’habiller, le coiffe, le prend dans ses bras et l’assied dans son fauteuil roulant. Au salon, sous le sapin, le visiteur à la barbe blanche a déposé des patins et des skis pour ses frères. Pour lui, il y trouve le plus magnifique des trains électriques. La joie remplit le coeur de petit Tom; ses frères aimeront jouer avec lui et il les regardera glisser sur la glace ou sur la neige pouvant imaginer, cette fois-ci, les sensations et l’euphorie qu’ils éprouvent. Les yeux de petit Tom brillent comme ils ne l'ont pas fait depuis longtemps. Les serrant très fort, il embrasse tout le monde et leur souhaite: un très joyeux Noël | Père Noël - 1284813 Publié le 24/12/2007 à 07:49  conte n° 4 Il etait une fois une DAME... Bien avant qu'elle ne mit au monde son fils actuel,elle s'evertuait a fairedes cadeaux aux humains, Ceci chaque jour que le ciel faisait durant toute l’année. Jamais elle ne fut fatiguée de cette mission tellement les ètres vivants de toutes especes.. Animaux, betes sauvages, oiseaux et surtout les etres humains… Qui ne cessaient de lui rendre hommage, de la proteger, et de la couvrir de caresses.. Bref elle etait l’objet de photos de toutes les couleurs, sous toutes ses formes, tout ceci pour apprecier sa splendeur, sa magnificence et sa beaute.. Voyant tout cela, la DAME prit la resolution de faire don de beaucoup de petits, et ce a chaque espece vivant sur cette terre.. C’est ainsi qu’elle donna aux etres humains, les enfants dans chaque famille, pour que ceux-ci apportent plein de joie en abondance.. Mais un jour, la DAME se rendit compte qu’elle avait fait beaucoup de dons et qu’elle ne pouvait plus remplir seule cette agreable mission de faire le bonheur autour d’elle.. C’est alors qu’elle enfanta elle même un enfant qu’elle appela : PERE NOEL, a qui elle confia la mission de satisfaire touts les petits enfants qu’elle ferait naitre sur cette terre, en precisant qu’ils soient combles chaque année par un cadeau depose dans la cheminée au pied d’un sapin decoré , et ceci dans la nuit du 24 au 25 du dernier mois de l’année. Elle dit alors au PERE NOEL apres lui avoir donne le materiel necessaire pour accomplir cette mission, occupe toi des petits… Moi de mon cote je m’occuperai des grands, des leur majorité et ce jusqu'à 77 ans… Que leur offriras tu alors ? demanda Pere Noel. La DAME repondit a son fils, ils vivent en moi depuis depuis toujours, et ce bien avant que tu naisse, je sais comment les rendre heureux… Ah oui ! s ‘exclama PERE NOEL. La DAME reprit : tu sait PERE NOEL, je t’ai enfanté, mais mon veritable nom tu l’ignore mon fils, il est temps que tu saches qui je suis vraiment ! Comment ca maman ? demanda PERE NOEL , explique moi ! Tous m’appele la DAME , et toi maman. Mon veritable nom est << DAME NATURE >> Alors PERE NOEL s’ecria tout joyeux : waouh !! je suis donc le fils de DAME NATURE la genereuse que tout le monde parle ? Alors que feras tu pour qu’ils soient heureux demanda t’il de nouveau ?? Elle repondit : tu sait mon fils que les grands ont en eux une source de toutes sorte de sentiments qui s’appelle le CŒUR , il suffit que je le touche a chaque fois que c’est necessaire pour les rendre heureux. Que leur offriras tu donc maman redemanda de nouveau PERE NOEL ?? J’offirai une Ame Sœur a tous ceux qui le meriteront afin que cette ame sœur apporte du bonheur tout le temps, et ainsi ils repandront l’Amour et la joie autour d’eux afin que les humains de cette terre vivent en harmonie dans mon univers, et ce jusqu'à la fin des temps… Alors puisqu’il en est ainsi, je ferai de même avec tout les enfants du monde autant de temps que tu le voudras dit PERE NOEL… C’est ainsi que dans sa vie, chacun recoit un jour ou l’autre un cadeau de DAME NATURE la Genereuse. | Père Noël - 1284813 Publié le 24/12/2007 à 07:50  conte n° 5 papa noël bobo. J'ai deux ans émi...et des petites jambes. La maison est crès crès loin, et j'ai froid. Je suis sorti du jardin et j'ai joué à l'explorateur sur la route. Je sais, c'est une crès grosse bêtise. Ma maman va sûrement me gronder. Mais je n'ai pas crès peur, elle est gentille et pis je suis crès content! pasque c'est noël d'abord! Papa va venir me serser: ça fait longtemps que je l'attendais. Pour les cadeaux et aussi pour ses bras qui me serrent fort. Il est crès rigolo mon papa. Il rit et sante avec une grosse voix. Il gronde plus fort que maman aussi... J'ai marssé jusqu'au virage. C'est crès dangereux, on peut mourir avec les voitures des fous qu'elle dit maman. il fait presque noir et maman va me sersser... Je vois une voiture mal rangée dans le fossé avec son nez tout cassé! j'ai peur! C'est ça une voiture de fous? Elle ne bouge pas, et moi non plus... mais je suis obligé de passer devant elle. J'aurais crop peur en passant par le pré des grosses vasses avec des cornes. Ca grogne dans la voiture des fous. Pas crès fort. Je m'approsse avec un bâton pour me défendre. Je vois le papa noel qui est caché dans la voiture des fous! il me regarde et m'appelle: on dirait qu'il est maquillé en rouge, comme un cloune! Il souffle fort on dirait qu'il va pleurer. Il a perdu sa barbe blanche, on dirait un copain à papa. Sa capusse rouge est toute déssirée. Je ne comprends pas ses mots...c'est en adulte...ah si! il a dit pompier J'ai compris! "bobo papa noel ?" Papa noel me dit "oui, va serssé ta maman, vite" je cours pour me sauver de la voiture des fous, qui a mis en prison papa noel, qui a bobo... Maman me gronde crès fort, elle fait les gros yeux pour quand je fais des bêtises. Je la tire par ses vêtements, crès fort aussi! "maman viens, viens... papa noel crès bobo" Maman ne gronde plus et ne comprend pas..."papa noel a crès bobo en prison dans la voiture des fous" Je tire plus fort en baissant la tête. Enfin elle me parle du virage qui est défendu. Je dis oui tout bas, j'ai honte de ma bêtise. Le visage tout drôle, maman prend une "lapélectric" et s'en va ... Maman est revenue en courant comme papa quand il fait son "joguine". Elle soufflait beaucoup en "téphonant" aux pompiers. Après c'était super bien, c'était vraiment un joli noel: il y avait des camions tout rouges avec des guirlandes bleues et jaunes qui tournaient, et des pompiers avec leurs "cakss" brillants! Ils sont gentils les pompiers de délivrer papa noel. C'est normal, il aurait été crès en retard pour les cadeaux sinon. Maman a parlé un peu avec papa noel dans "la bulance" des pompiers... Elle m'a promis qu'il viendrait en vrai me donner des cadeaux l'an prochain...des crès gros! | Père Noël - 1284813 Publié le 24/12/2007 à 07:50  conte n° 6 Un rêve ? …Antenne, direct ! Paysages sombres, déchirés de fumées. Villes mortes, usines calcinées, arbres brisés… La jeep des reporters zigzague entre les débris… Deux silhouettes au milieu de la rue. Un petit garçon et une petite fille apparaissent sur l’écran. Sur fond de guerre, une ruine noircie laisse le souvenir d’un intérieur qui a du être beau avant l’incendie. Malgré leurs larmes, les deux enfants regardent l’œil de la caméra, l’œil de millions de téléspectateurs… « Pourquoi m’avez vous pris ma maman ? » En anglais impeccable. Un silence et un léger tremblement montre que malgré leur métier les deux journalistes sont touchés… Les enfants ne disent plus rien, le silence devient impressionnant, dans les maisons du monde chacun attend une suite qui ne vient pas… Ce n’est pas une image fixe, les fumées continuent de ronger le paysage. L’enfant s’approcha et doucement pris la caméra du journaliste : « Regardez ce que vous faites …» Tout autour des corps déchiquetés, des flammes brûlant des jouets d’enfants, fugitivement le journaliste ne put cacher son visage en pleur. l’enfant filmait le monde que les adultes lui offraient… Dans le champ de la caméra apparu un homme en arme qui s’approche, il est vêtu de noir, lourdement armé, il regarde le journaliste, puis les enfants qui continuent de le filmer, il hésite, lève son arme, et soudain il craque, il pleure, il jette son arme, ses grenades, son casque, son couteau, tout ce qui rappelle la guerre, il est très jeune, il s’approche de la petite fille la prend dans ses bras et parle, parle, sans s’arrêter de pleurer... La voix du journaliste traduit quelques mots : « Pardonnez … je croyais … faisait confiance … les ordres … pour un paradis, ai construit l’enfer … Allah ne veut pas ça… » Loin de là dans les rédactions feutrées, tout d’un coup les téléphones se mirent à sonner de tous les cotés. Des auditeurs offraient spontanément de l’argent, des jouets, et d’autres hurlaient leur haine de la guerre ! Un caméraman de la rédaction pris une caméra et un micro et parcouru les couloirs et les studios de la télévision, les téléspectateurs virent en direct cet élan incroyable et spontané qui se mettait en route pour ces deux enfants. Des bribes de conversations apportaient leurs bonnes volontés pour que cela cesse. Le directeur déboule dans le plus grand des studios et hurle ! « Virez les décors, apportez toutes les chaises et les caméras, faites suivre toutes les lignes de téléphone ici ! Contactez toutes les chaînes que vous pourrez et proposez leur les liaisons en direct ! » L’image fut coupée en deux : Les deux enfants montrant leur monde mort et un prodigieux remue-ménage dans un studio grand comme une cathédrale, sans décors, où apparaissait comme par magie, tables, chaises, micros, écrans de toutes sortes en vrac qui s’allument et toutes sortes de gens affluent, des journalistes puis des voisins, des passants, et des taxis arrivent … Une voix off raconte : « L’élan spontané atteint une ampleur jamais vue, les dons pour ses enfants affluent, les comptables à leurs ordinateurs n’arrivent plus à suivre » la caméra montre une longue table qui commence à se peupler d’ordinateurs et de personnel. Une poignée de gamins force la porte et le monde des adultes ils jettent leurs économies sur une nappe de papier après avoir écrit « pa bo la guerre ». Un homme entre inaperçu, il va jusqu’aux bureau des comptables, laisse un chèque et repart aussitôt. Personne n’aurait reconnu le plus grand patron de la ville si le montant du chèque n’avait fait sursauter la secrétaire. Sur Internet, les messages contre la guerre inondent les boites des journalistes et tous disent qu’il ne faut plus jamais de guerre, construire un monde sans frontière, sans armées… Sirène de police, limousine… « On nous annonce l’arrivée du sénateur ! ». Malgré la pagaille, un micro lui est tendu. « Je viens vous annoncer, la voix cassée, ma honte d’avoir voté cette guerre et vous propose ma démission… » Un journaliste essaie d’organiser le flot ininterrompu des informations qui arrivent, il n’a même plus le temps de regarder la caméra : « On signale une manifestation spontanée au capitole, de toutes les avenues des groupes convergent vers la maison blanche,… » L’image montre un flot grossissant d’une foule qui hurle « no war » sans pancarte, sans ordre, la police essaie d’improviser d’urgence un cordon de sécurité. « On annonce que ces images sont déjà retransmises dans 12 pays ! non 17 ! Dans chacun d’eux l’élan prend de l’ampleur, partout les foules réclament la fin de la guer.. non ! De toutes les guerres ! » « Un télex vient de tomber : Les Farcs décident unilatéralement de relâcher tous leurs otages ! » La silhouette d’une vieille dame inconnue de tous, va de table en table et avec un grand broc, sert discrètement du café à chacune des personnes présentes… Le journaliste continue à lire des papiers qui arrivent et s’empilent sur son bureau plus vite qu’il ne peut les lire. Les techniciens décident de compléter cette lecture par des incrustations d’autres dépêches sans ordre d’importance. « Le président de Côte d’Ivoire à pris contact avec l’opposition du Nord » « On apprend à l’instant que la chaîne Al Jazeera relaye aussi la transmission de ces images » « Le président des Etats Unis doit s’exprimer d’un instant à l’autre » Une grève illimitée vient de se déclencher dans la plus grande usine d’armement, avec comme revendication « Fabriquons des outils, pas des fusils ! » Wall Street annonce du jamais vu ! Une chute brutale et des cours de toutes les entreprises qui vivent de la guerre. Un bruit sourd enfle et remplace progressivement le brouhaha de la foule qui se rassemble dans le studio, les yeux se tournent vers les écrans dans un silence écrasant où enfle un bruit sourd : un hélicoptère militaire arrive, il est filmé par les deux enfants. Lentement il tourne et se pose, le journaliste reprend sa caméra et montre les deux enfants debouts, sans peur, face à la menace. Six militaires en sortent, soulagement ils sont sans armes, ils apportent des pelles, des couvertures, des balais, de la nourriture, et comme honteux de leur statut de militaire, sans un mot, ils se mettent à nettoyer les ruines, installent table et chaises et offrent aux enfants un repas dans une vaisselle de faïence sur une nappe blanche. Les enfants font signe à l’un d’eux et au premier soldat qui s’était désarmé de venir s’asseoir avec eux… Un formidable soupir de soulagement explose dans le studio ! Mais l’image bascule d’un coup : Au bout de la rue un groupe d’une vingtaine d’hommes arrivent en armes. Les GIs s’immobilisent dans le nettoyage de la ruine on sent qu’ils regrettent de n’avoir pas pris de moyens de défense. Dans les studios le silence est absolu, même les téléphones s’arrêtent de sonner, chaque téléspectateur dans le monde est en attente, figé devant l’écran. Lentement prudemment, le détachement s’approche, rasant les restes de murs… Arrivés à quelques mètres, ils s’arrêtent, indécis, la petite fille se lève prend son morceau de pain et résolument va vers eux et leur tend. Incroyable tout le détachement recule de quelques pas … Tout d’un coup, l’un d’eux pris son fusil et le jeta si loin de lui qu’il se cassa net en retombant sur l’épave d’un tank. Aussitôt tous se mirent à l’imiter et chacun se mis à l’œuvre pour aider les GI à remettre la maison en état. Un GI et un Islamiste soulèvent un énorme bloc, dessous une forme sanguinolente révèle la mère écrasée, elle reste très belle dans sa robe brodée, malgré… La caméra tremble mais ne cache rien. Ils s’immobilisent et des larmes coulent sur leurs joues, les enfants ont vu, alors très nobles ils se lèvent tous les deux, s’approchent des deux anciens ennemis, prennent leurs grandes mains noires de suie, les réunissent et s’écroulent en pleurs dans leurs bras. Dans le grand studio, l’émotion est totale, un murmure s’entend : plus jamais la guerre… « Vous vous rendez compte du monde que nous offrons à nos enfants ! Je suis le premier responsable ! Et je demande pardon à Dieu et aux hommes, nous tous, chefs d’état, avons notre part de responsabilité. Plus jamais la guerre ! Je propose d’organiser dès ce soir les contacts tout azimut pour régler tous les problèmes de notre planète» Mais qui parle ? C’est le président des Etats-Unis ! il n’a même pas attendu les caméras, il n’a qu’un micro et a obtenu l’antenne, déjà plus personne n’entendait ce qu’il disait car une formidable explosion de hourra faisait vibrer la foule, la ville, le pays, tous les pays… « Al Jazeera demande l’antenne ! Al Jazeera demande l’antenne ! S’égosille une petite secrétaire, faite silence ! Silence ! » Sous titré en anglais le présentateur annonce une intervention spéciale et imprévue. Apparaît alors dans la surprise générale le visage de Ben Laden qui déclara aussitôt. « Je prends conscience aujourd’hui que mon souhait de construire un monde parfait ne faisait que le couvrir de ruine, ce n’est pas ce qu’ont voulu créer nos dieux, j’offre ma vie pour que cesse cette lutte, je suis physiquement présent dans le studio d’ Al Jazeera pour preuve de mon engagement, vous pouvez m’arrêter mais je propose une rencontre ici-même avec mes ennemis pour reconstruire un monde de paix. » Les messages se succèdent en vrac «A Haïti, les dirigeants sont partis visiter les bidons villes avec l’aide et les moyens de Bill Gates qui est en route vers eux pour aider à reconstruire les maisons et relancer l’agriculture » « Face à une immense manifestation populaire à Moscou, réclamant la fin des excès d’armées et de police, Vladimir Poutine aurait ouvert son bureau aux opposants et commencé des pour-parlés. » « Un fax : Le plus grand parrain de la mafia italienne s’engage à cesser toute activité frauduleuse, et offre ses finances pour construire écoles hopitaux et usines pour ceux qui en ont besoin. » « Les cours de la bourse sont devenus fous, après la chute des valeurs militaires, toutes les autres valeurs suivent mais sans panique, simplement par manque d’acheteur, chacun voulant utiliser sa fortune à construire, aider, soulager l’une ou l’autre des misères humaines ! » « Dépêche : Les laboratoires pharmaceutiques remplissent en ce moment des bateaux de médicaments à destination des pays sous-développés ! » « Par émail : Des savants depuis un bateau en méditerranée, racontent que des dauphins sont subitement devenus très excités et leur font une fête inouïe comme s’ils ressentaient ce formidable élan de paix et de générosité. Les savants ont décidé de projeter l’émission TV à leur intention car ces dauphins semblent vraiment comprendre ce qui se passe ! » « Par radio : Des ethnologues nous contactent du fond de la Guinée, car c’est un sorcier Papou qui a ressenti ce qui se passe sans aucun moyen de communication, c’est lui qui a insisté auprès d’eux qu’ils allument leur radio et leur faire découvrir ce formidable événement. » « Vatican : Une prochaine réunion vient d’être décidée entre le pape, le Dallai Lama, des imams, des popes, des rabbins, et tous les principaux représentant de toutes les religions. Elle aura lieu à Stonehenge, considéré comme un lieu religieux universel. » « Dans toutes les villes les populations offrent des logements aux sans logis, des repas aux démunis, des livres et des jouets à leurs enfants » « La Cia déclare mettre tous ses moyens d’investigation pour proposer une synthèse de tout ce qui est positif dans toutes les constitutions et les lois de tous les pays pour aider à construire la première constitution du premier gouvernement mondial. » Dans une ruine encore noircie, des hommes se réchauffent au feu de bois. Fatigués de souffrances, mais sereins, émerveillés d’espérances, deux enfants s’endorment dans les bras d’anciens guerriers ennemis qui leur chantent des berceuses dans toutes les langues du monde, tout au long de la nuit du premier Noël de paix de la terre… | Père Noël - 1284813 Publié le 24/12/2007 à 07:50  conte n° 7 Noël chez moi Le ciel est gris et l’air sent la fumée. En Provence l’hiver a des caprices et tout peut changer en quelques heures. J’entends au loin une cloche, certainement Notre -Dame des monts au col de la Bevera. Il ne s’est pas passé dix minutes depuis qu’on a appelé pour l’éboulement sur la route de la brigue Et je descends de chez moi sur le chemin caillouteux qui sent la poudre sous les clous de mes chaussures. Depuis que je suis revenu par ici tout me rappelle mon enfance, quand aller au village voisin ressemblait a une expédition. C’était le temps des cigales dans les boites d’allumettes, du souffle court sur le vélo, et des rêves d’Amérique ou on chassait avec des indiens. Le camion rouge monte dans les gorges de la Roya , un torrent de montagne qui roule ses galets avec un grondement de train de marchandises. Ce n’est pas rare que des éboulements barrent la route par ici, les tremblements de terre sont fréquents, mais pas très dangereux. Ah l’Amérique, bien sur que j’y suis allé, mais les indiens regardaient la télévision et les sheriffs vendaient des savonnettes Travailler pour confectionner des produits inutiles que d’autres achètent avec le produit de la vente d’objets tout aussi inutiles… ah on en rigole mais a l’époque même moi j’y ai cru, une maison, une épouse , une voiture.. roulez jeunesse -Ho henry faut que tu te bouges on est arrivé depuis 10 minutes, faut décoincer « falabraqui « ! Lui c’est mon cousin, Michel, a peu prés le même âge mais il connaît toutes les truites par leur prénom De Tendes a Vintimille. il n’a jamais quitté le village, il a eu raison mais je ne lui dirais pas, c’est a cause de lui que je suis devenu pompier volontaire Noël tout seul c’est pas facile, mais bon. Faut bien faire avec L’éboulement a bien barré la route. Avant d’engager le déblaiement il nous faudra sécuriser la pente. Je prends la boite d’explosifs, c’est moi qui m’y colle. Je grimpe en lacets sur la pente abrupte en évitant le cône de déblai pour ne pas descendre jusqu’au fond.. Arrivé en haut je place une charge de faible puissance pour faire glisser les roches qui restent en suspension instable, je m’éloigne et déclenche. Le tonnerre roule dans la vallée Je m’approche du sommet de l’éboulement. Une roche en table est fixée dans la paroi, elle me semble solide en allant dessous je vois une cavité. Tout me semble assez solide. J’encorde et décide de descendre dans ce qui me semble une cave naturelle. Je descends de quelques mètres et allume ma torche. C’est là que j’ai vu les premiers chevaux sur la paroi, des chevaux jaunes qui courent sur l’abside pariétale du sol au plafond, 8 chevaux. De l’autre coté un taureau noir immense me fixe de son œil unique.. Je reste là, sans voix, le silence de la salle a quelque chose d’une église la nuit. Un silence lourd.. Je suis remonté.. Alors ici il y a 20000 ans on chassait comme des indiens? J’en étais abasourdi et mon éclat de rire a surpris tout le monde. J’ai prévenu les autorités pour que les protections nécessaires soient installées le plus vite possible. Cette nuit là noël ressemblait a ma montagne, mystérieux et rassurant. Ce fut le plus beau cadeau de ma vie: La réponse a toutes mes interrogations. | Père Noël - 1284813 Publié le 24/12/2007 à 07:50  conte n° 8 L’enfant et les étoiles Un p’tit gars de Marseille, Hugo, parle avec son grand frère, frère assez grand pour ne plus croire au Père Noël : - Tu sais Manuel, le Père Noël, c’est un géant, un GEANT ! - Mais non, Polo, c’est impossible, tout le monde sait qu’il est comme les humains, il fait la même taille. - Non, c’est un géant j’te dis… - Mais alors, comment ferait-il pour passer par la cheminée quand il amène les cadeaux, hein ? - Ben justement, tu crois que papa pourrait passer par la cheminée, lui ? - Ah, non ! Il est bien trop gros… Mais alors, si le Père Noël est un géant, lui non plus ne peut pas y passer… - Justement, il a des aides, de petite taille, nombreux, qui peuvent descendre dans les cheminées. Comme ça, il va vite. Lui, il supervise tout ça du ciel. - Tiens, tu as peut-être raison après tout - C’est sûr, j’te dis, je l’ai vu dans un rêve, cette nuit. Manuel, ça l’avait laissé perplexe… Ce petit Hugo en avait dans le crâne, toujours en train de cogiter ! Il imagine donc que tous ces petits Père Noël, c’est en quelque sorte comme les curés avec Dieu, des représentants en somme. Le vrai père Noël, il était peut-être dans les nuages lui aussi, c’est pour ça qu’on ne pouvait pas le voir… Assez grand pour ne plus croire au Père Noël, Manuel, mais pas assez pour ne plus croire en Dieu... Hugo lui, étudiait la manière de procéder pour voir le Vrai Père Noël. Il ne l’appelait déjà plus que comme ça. Il n’en existait qu’un et il était géant ! Il ne venait pas sur terre dans la nuit du vingt-quatre au vingt-cinq décembre, il restait dans le ciel. Et le voir, c’était comme voir le rayon vert… Il avait entendu un oncle raconter cette histoire de rayon vert. Un soir à la plage, le soleil avait laissé place, en se couchant, à un rayon vert. Et dans les yeux verts de son oncle persistait une lumière quand il contait cette aventure, une sorte d’émerveillement. C’était donc comme voir le rayon vert, cette chose unique. Hugo voulait vivre cette expérience, et il avait son idée. Il passerait la nuit à la fenêtre à guetter dans le ciel la venue du Vrai Père Noël qui devait certainement s’approcher de la terre pour vérifier le travail de ses aides. Papa avait des jumelles dont il vantait les qualités mais il ne s’en servait guère, Hugo allait les utiliser pour scruter le ciel. Jusqu’à cette fameuse nuit, Hugo n’avait plus reparlé de ça à son frère, il ne voulait pas alerter qui que ce soit dans la famille sur ses projets. Le jour du 24, Manuel avait été surpris par le comportement de son petit frère qui avait passé son temps au lit. Il dormait ! Hugo dormait le jour ! Sa maman était venue tâter son front, mais il n’avait pas de fièvre, ne semblait d’ailleurs pas malade. Simplement il dormait par moment, et restait les yeux dans le vague à d’autres moments. En réalité, vous avez compris qu’il se préparait pour une longue nuit de veille mais ce n’est pas aisé de dormir le jour quand on n’a pas l’habitude. Aussi, dans la soirée, il n’en pouvait plus. D’abord, il resta un moment à regarder dehors, vers le ciel, dans la rue, souvent distrait par de petits évènements. Un voisin qui rentre, un passant qui titube… Quand il fit nuit, il prit les jumelles et fut surpris par la modification de ses sens. Il regarda la lune et y vit des cratères. Elle semblait si proche… Ce fut un choc ! Puis il se mit à scruter le ciel à la recherche de son Graal, les points lumineux des étoiles dansaient, tournoyaient et l’enivraient un peu. Il posait les jumelles, rêvait quelques instant puis les reprenait, scrutait à nouveau cette immensité. Vers minuit, fatigué, lassé, il devint désespéré. Jamais je ne le verrai, pensa-t-il, et peut-être que je me suis trompé, le Père Noël, ce n’est jamais que les hommes déguisés des magasins, rien d’autre. Il fut tenté de se coucher et dormir, mais une dernière fois il prit les jumelles et ce qu’il vit dans le ciel le saisit d’émotion. Il se trouve que, vu l’heure tardive, son quartier, éloigné du centre ville, s’était assombri, aussi le ciel semblait plus noir, les étoiles plus visibles. Et Hugo fit la découverte de l’immensité de la galaxie. Il vit un insecte lumineux, Pégase, sans connaître son nom, remarqua clairement une sorte de chariot, fut troublé à la vue d’un bonhomme comme dessiné avec la plus grande simplicité (hercule)… Et, ça bougeait ! Tout cela tournait ! Il percevait des couleurs, des variations de luminosité… Donc, le ciel n’était pas ce tableau noir parsemé de points blancs ? Il passa les heures suivantes dans un état d’exaltation jamais connu de lui. Oublié le Vrai Père Noël, il venait de faire connaissance avec le ciel et ses constellations. Plus tard dans la nuit, il se mit au lit, les yeux brûlants en songeant à son prochain cadeau. Pas celui de ce Noël, mais celui de son anniversaire, en février. Il allait demander à ses parents un télescope car il voulait tout connaître du ciel dorénavant. Puis il se tourna sur le côté en repliant ses genoux vers sa poitrine et s’endormit avec son beau sourire d’enfant. | Père Noël - 1284813 Publié le 24/12/2007 à 07:50  conte n° 9 Et si c'était ........l'inverse Pauvre Josépha, quelle vie de misère il te fait subir ton mari Mario. Ha! Ce beau Mario que tu admirais tant quand tu étais plus jeune. C’est toi qui le voulais et quand ce fut fait toutes tes amies t’enviaient. Maintenant, tu te retrouve dix ans plus tard épuisés et avec six enfants, Adam 6 ans, Bernard 6 ans, Carole 6 ans, David 6 ans, Èloïse 6 ans et Françoise 1 ans. Et oui, encore une aux couches, comme si tu n’en avais pas vu suffisamment avec les quintuplés. Mais au moins celle-là n’est pas de Mario, comme tu te dis le soir avant de t’endormir. Ce ne sont pas les défauts qui lui manquent, et pourtant tu ne l’as pas quitté. Il a aussi des qualités, mais ce n’est pas pour celles-ci que tu ne l’as pas quitté. Est-ce la peur? Mais la peur de quoi, de qui? Tu as pourtant bien essayé d’agir pour que ce soit lui qui quitte. Tu as eu des dizaines d’amants. Tu as vidé son compte bancaire plus d’une fois. Tu as cessé de faire sa lessive et ces repas. Mais rien n’y a fait. Il revient chaque soir à la fin de la journée, impassible avec son regard sévère. Ce regard qui t’abaisse et te vide de ton existence. Jamais il hausse la voie, ce n’est pas nécessaire. Le simple ton de celle-ci glace ton sang et fige tes membres. Lorsqu’il te parle, tu sens des flammes qui te frappe et la douleur du chaud et du froid se confonde. Tu sais que comme à tous les soirs, les phares de sa voiture apparaîtrons dans l’allée et ton corps commencera à ce crisper. Personne d’autre ne peut entendre le gravier gémire sous les pneus mais toi oui, et ce son rempli ta tête à la faire exploser. Tu sais que ton attente sera plus longue car c’est la veille de Noël. Ce fut la même chose à chacun des Noëls précédents. L'angoisse de sa venu aura tout le temps nécessaire pour faire grandir ta frayeur. Les enfants dormiront tranquillement dans leur petit lit. Tu les aime tellement, dommage que les garçons soient aveugles et les filles muettes, sauf la petite. Est-ce une malédiction? Ils sont ignorant du drame de leur mère dans la maison au bout de l’allée en gravier. Cette maison, vous l’avez fait construire pour votre mariage. Tu voulais qu’elle soit votre nid d’amour. Elle est devenue ta geôle. Une geôle dorée sous les briques rouges et les volets vert. Le jardin fleuri auquel tu rêvais, n’a produit que des cailloux même pas rond. Comme si la terre nourricière vivait ta propre horreur ! Mais cette nuit sera différente, tu ne reconnaîtras pas la lumière des phares. Ce ne seront pas ceux de sa voiture. Tu n’entendras pas les cailloux sous les roues. Ce seront les pneus d’un autre véhicule. Ce seront des gendarmes. La nuit de Noël est magique, et cette année, maudit mari Mario mourra misérablement à minuit. | Père Noël - 1284813 Publié le 24/12/2007 à 07:50  conte n° 10 un Père Noël Branché Le vent soufflait très fort et pratiquement à l’horizontale, balayant la longue plaine blanche que je devais traverser pour enfin atteindre mon but. Le froid m’engourdissait, la neige soulevée par ce souffle glacé venant du pôle m’aveuglait, mais je distinguais l’orée de la forêt, but ultime de mon harassant voyage. « encore un pas » ,me répétais-je sans arrêt, comme une litanie rythmant ma démarche saccadée. La croûte de neige durcie par le froid cédait à chaque pesée de mon corps et je m’enfonçait jusqu’aux genoux. Mais j’y étais presque ! Je voyais, à la lisière du petit bois, la minuscule lueur, ultime but de mon long voyage. 100 mètres …….. 20 mètres …….. J’apercevais vaguement des rideaux rouges derrière les vitres embuées et gelées. Un tout petit effort et j’y étais !! Je m’écroulais sur le perron et frappais sur la porte avec le peu de force qu’il me restait. « Tudieu Mon Gars …….. Mais qu’est ce que tu fous donc dans ce froid ? Maaaaaaaarie, viens donc voir ce qui s’amène ! » Le reste se perdit dans le brouillard qui enveloppait ma conscience. Une main douce et chaude courant sur mon visage me fit reprendre conscience. Incroyable, j’avais réussi. J’étais allongé sur un énorme canapé douillet près d’une cheminée monumentale où ronflait un splendide feu de bois. Dans un salon tout de bois fait, trônait une magnifique table en massif où fumait un splendide rôti placé en son milieu …. Voulant remercier mon hôte, je tournais la tête et découvrit un petit bout de femme toute ridée, courbée, enveloppée dans une immense robe rouge et qui me regardait de ses petits yeux plissés luisant d’intelligence. « Mmmmmmmeeeeerrrrrcccccciiiii ……… » réussissais-je tant bien que mal à articuler. « ça y est ? il est réveillé l’loustic ? pas trop tôt, j’commençait à m’faire du mouron ! » je me retournais à cette voix et découvris ….. « - Mais … mais …. Vous…. Vous êtes …. - oui, quoi ? je suis quoi ? - mais vous êtes ….. vous …. Tu …. Vous ….. - bon mon gars, tu accouches ? qu’est ce qu’il y a ? - Vous …. Vous êtes le Père Noël ? - Ben oui … tu t’attendais à qui ? Mao Tse Tong ? - Mais enfin …. Vous êtes ….. vous …. - Quoi enfin ???? je suis noir , et alors ???? ça te chicane ? - Non !!! mais ça surprend un peu ! - Mais ou est-il dit que le Père Noël devait être un blanc ? - Nulle part, j’en conviens …. Mais c’est que j’avais le souvenir de … - Laisse tomber les souvenirs ! Je suis black, je suis le Père Noël et basta …. Viens plutôt bouffer, tu as l’air d’en avoir grand besoin ….. oui, et d’un triple scotch on the rocks aussi .. Maaaaaaaaaaaaaaaarie, sers lui donc une rasade d’antigel au bonhomme. Cela lui redonnera des couleurs ! - Merci madame, dis-je en m’enfilant illico le fort breuvage. - Non, elle c’est Marie, ma femme …. Et avant que tu ne poses encore la question, elle est japonaise. Ça te défrise ? - Non, non, non, pas du tout …. Je suis juste un peu étonné du prénom. - Aaaaaaah ça, c’est de moi. En fait elle s’appelle May Ri Lu Han . Mais cela me gonflait et je trouvais cela trop long. Je l’ai appelé Marie et tout le monde était content. - Mais alors vous, demandais-je avec un peu d’appréhension, comment vous appelez vous ? - M’Bala Noël Gwandé papaganoussiou, répondit-il avec un grand sourire, et comme c’est aussi un nom à coucher dehors, tout le monde m’appelle Papa Noël. » Abasourdi par tant de surprises, je préférais me jeter sur le rôti fumant afin de pouvoir digérer les informations. Nous discutâmes de maintes choses pendant tout le repas jusqu’au moment du café, que Marie nous servit au coin de l’âtre où flambait toujours un magnifique feu. « - hum, tentais-je, pour reprendre une conversation plus intime, M’bala … - Non, Père Noël ou Papa Noël, comme tu veux, mais pas M’bala, répondit-il, cela fait des lustres que j’ai abandonné ce prénom. - Ok, Papa Noël, une question : comment vous êtes vous retrouvé ici ? - Non mais tu as vu mon costard ? tu crois que j’aurais pu supporter le climat de la Guinée Bissau ? et des rennes, il y en a beaucoup en Afrique équatoriale à ton avis ? - Non, non, bien sûr, mais …. - Tiens, à propos de rennes, tu tombes bien mon gars, je vais avoir besoin d’un coup de main. - Moi ? pouvoir vous aider ? - Oui. Figures toi qu’avec la baisse du pouvoir d’achat dans le monde, je me retrouve avec une charge beaucoup plus lourde de cadeaux à transporter ! - ????? - Ben oui, ne me regarde pas avec cet air de blanc-bec ahuri, réfléchis ! Avant, c’était un billet d’avion pour les bermudes ou un diamant, c’était tranquille, cela se foutait dans la poche du falzar et cela ne chargeait pas trop le traineau. Maintenant, c’est la table basse de chez Farf’ouille ou le meuble en kit d’Ikea …. Résultat, j’ai été obligé de changer de traineau. Je suis passé au quadri-rennoporteur. P’tain, à croire que c’est Airbus qui me l’a livré !!! j’ai un problème d’allumage avec Marnouff, le renne numéro 4. - Mais en quoi puis-je vous aider ? - Ben tu le tiens par les oreilles, tu le regardes dans les yeux, tu lui souffles dans le nez, bref, tu l’occupes pendant que je lui regarde les sabots. - C’est tout ? - Oui, mais c’est important car il a la ruade facile ! - Bon, ok … on fait ça quand ? - Maintenant, banane !! on est déjà le 15 décembre et je n’ai pas tout le mois devant moi !!! - Ok, allons-y » - Nous sortîmes pour aller dans le garage attenant, ou logeaient les rennes et le fabuleux traineau. Ma Doué, ce traîneau !!!!!! Fuselé, caréné, profilé, d’un rouge ferraresque !!!! j’en restais bouche bée ….. ou était le joli traîneau avec ses patins et ses grelots de mon enfance ? « - ça en jette, hein ? - Euh …. Oui - T’as vu un peu ces patins en magnésium ? ça glisse mieux que le string d’une jouvencelle un début de nuit de noce ! - Oui, oui …. - Et r’garde moi c’te banquette ….. juste moulée à mon derche ! Plus d’fatigue avec ça ! - Oui mais là aussi, mes souvenirs …. - Laisse faire, faut vivre avec son temps ! - Ok, il est ou Marnouffe ? - Là, viens voir …. J’espère qu’Atchoum ne lui a pas refilé sa crève ! - Atchoum ? - Oui, j’ai recyclé les 7 nains de la Blanche-Neige. Ils ne foutaient plus rien à part se suçoter la bûche de temps en temps, alors autant les occuper. - La vache !!!!!!!! c’est lui Marnouffe ? - Ah ben ouais, c’est pas un renne de pacotille. Non mais t’as vu l’traineau à tirer ? j’ai fait gonfler les rennes aux stéroïdes pour pouvoir gagner en couple ! Ils te décarrent le Vladivostock/Lima en moins de 2 heures et 24 minutes !!! du vrai renne de course ! - Oula …. Bon, ok, je dois lui tenir la tête ? - Tu te débrouilles comme tu veux mais tu lui fais oublier que je vais lui carrer un doigt dans l’oignon pour voir s’il ne fait pas de la température. Je trouve qu’il chauffe un peu et qu’il ne courre pas aussi vite que les autres. Du coup, l’traineau tire un peu à droite en ligne droite et il faut que Morniffe, le numéro 3, compense. - Euh …… vous êtes sûr de votre coup, là ? - Ben …. Honnêtement je n’ai encore jamais essayé la manip’. Mais comme tu es là, c’est le moment de se lancer ! Et me voila en train de tenir la tête de ce gigantesque renne. Cela a de beaux yeux un renne ….. et de beaux bois aussi !!! j’étais en train de lui raconter l’histoire du petit chaperon rouge en le tenant par les oreilles et en le regardant droit dans les yeux quand je vis les siens s’écarquiller brusquement. Comprenant que le Père Noël avait mis son plan à exécution, je me cramponnais, sachant que l’animal allait réagir …... Oh cette valdingue ! Ma dernière vision fut celle des poils de son front avançant à toute vitesse vers mon propre front ….. le trou noir ! les carillons …. Ce son de cloche strident !!! mais arrêtez moi cela … Oups. P’tain de réveil-matin !!!!! | Père Noël - 1284813 Publié le 24/12/2007 à 07:51  conte n° 11 Le Père Noël est bien malade La Mère Noëlle était inquiète. Depuis de longues semaines, le Père Noël passait son temps à dormir ou à regarder le plafond de leur petite chambre, allongé sous la couette ; le jour de Noël arrivait à grands pas et son vieux compagnon n'avait pas encore commencé la vérification des jouets fabriqués par les lutins dans son usine en Laponie. Qui allait donc s'en occuper et qui distribuerait les cadeaux à tous les enfants de la Terre la nuit de Noël si le Père Noël n'était pas guéri d'ici là ? En fait le Père Noël se faisait vieux ! de tout temps, dans les écoles du monde entier, les enfants ont toujours dit aux plus petits qu'eux que le Père Noël n'existait pas et que c'était les parents qui achetaient les cadeaux ! de nos jours, et bien qu'il y ait de moins en moins de gens qui travaillent et de plus en plus de monde au chômage, les enfants quittent de plus en plus tôt le cocon familial pour aller à la crèche qu'ils ne quittent que pour aller soit au jardin d'enfants soit directement à la maternelle. Et là les plus grands s'empressent de dire aux plus petits que le Père Noël n'existe pas. Plus personne ne croit en rien et encore moins au Père Noël ; c’est pour cela qu’il se fait vieux et qu'il va finir par en mourir … ! que deviendra la Mère Noëlle lorsque son vieux compagnon ne sera plus ? Pourtant ce matin-là, alors que le jour venait tout juste de se lever, quelqu'un toqua à la porte de la petite maison isolée nichée au creux d’une vallée. Il faisait très froid dehors ; le jardinet disparaissait sous la neige immaculée et le toit de la maison en était couvert. Un bon feu de bois devait réchauffer toute la maison car une fumée épaisse s'échappait de l'unique cheminée. - qui est là ? cria la Mère Noëlle depuis la cuisine où, les joues rouges de tant s'affairer dans ses préparatifs de Noël, elle était en train de sortir du four des cookies tout dorés pour les disposer sur un plat au fin liseré bleu posé sur la grande table rectangulaire flanquée de deux longs bancs. - bonjour madame, c'est moi, le petit Tom[, dit-il timidement depuis le couloir de l’entrée après s’être glissé par la porte qu’il avait juste entrouverte et vite refermée pour ne pas laisser sortir la chaleur qui régnait dans toute la maison, est-ce bien ici la maison du Père Noël ? - mais oui mon petit, entre donc ! que lui veux-tu et que fais-tu ici tout seul d'aussi bon matin ? - je ne sais pas madame ! quand je me suis réveillé ce matin je n'avais aucun jouet dans mes souliers ! c’est vrai que je n'ai peut-être pas été très sage tout au long de l'année ; j'ai pourtant fait des efforts ! mon papa et ma maman ne sont plus là, c'est ma mammy qui m’élève et elle n'est pas toujours très patiente, mais on a eu de gros soucis depuis la mort de mon papa et de ma maman … même si je sais qu'ils me regardent de là où ils sont ! j'ai eu tout à coup envie de venir voir le Père Noël, pour lui demander pardon pour toutes mes bêtises, et surtout pour lui dire à quel point c'est difficile d’être toujours sage et que même un petit nounours en peluche me ferait bien plaisir pour Noël … et c'est alors que je me suis retrouvé devant votre porte ! Mère Noëlle, ses petits yeux bleus malicieux plissés pour mieux regarder l'enfant par-dessus ses lunettes, l'écoutait raconter son histoire, tout en essuyant machinalement ses mains dodues toutes enfarinées sur son grand tablier blanc. - quel âge as-tu mon petit ? veux-tu un bon bol de lait chaud et des cookies ? je viens juste de les sortir du four, ils sont encore tout chauds ! assieds toi sur ce banc, je vais te servir … La bonne odeur des cookies aux pépites de chocolat qui embaumait toute la maison faisait palpiter les ailes du nez du petit garçon depuis qu’il avait poussé la porte d'entrée. - oh oui, je veux bien des cookies madame ! je vais avoir 5 ans, pourquoi ? - 5 ans ! et tu ne vas pas à l'école ? - non, pas encore, c'est ma grand-mère qui m'apprend à lire et à compter, d'ailleurs je connais presque toutes mes lettres par cœur et je sais compter jusqu'à 100 ! - ça peut expliquer certaines choses si tu ne vas pas encore à l'école … - je vais y aller ! mais plus tard ! quand je serai assez grand pour aller à la grande école ! C'est entendant la Mère Noëlle parler à quelqu'un qui lui semblait être un petit enfant que le Père Noël commença à se sentir un petit peu mieux, et encore un peu mieux, puis finalement tout à fait guéri ! d'un bond il sauta depuis son lit dans son pantalon et ses bottes et enfila une chemise ; les cheveux hirsutes et la barbe en bataille il vint voir de plus près ce qui se passait dans la cuisine de si bon matin. - ho ho ho! mon petit bonhomme, je vais vérifier dans mes fichiers, mais il semblerait que tu as été oublié sur la grande photo de classe des enfants du monde entier, c'est pour ça que tu n'as pas trouvé de cadeau ce matin, mais viens vite par ici, nous avons tout juste le temps d'aller le choisir ensemble ! - Père Noël, je pourrais avoir un petit train en plus de mon nounours en peluche ? et puis aussi une boîte de chocolats pour ma mammy ! tu veux bien dis ? - tout ce que tu voudras mon petit, tout ce que tu voudras, mais en échange, fais-moi une promesse : ne grandis pas trop vite ! Le Père Noël partit alors d'un grand éclat de rire tonitruant qui déclencha le rire cristallin du petit Tom ! et bras dessus bras dessous tout en mangeant des cookies, ils filèrent tous les deux chercher les cadeaux de Noël du petit garçon. - Tom ? réveille-toi ! tu dois faire un cauchemar, tu es tout agité dans ton lit, réveille-toi mon garçon ! - Mammy ? qu'est-ce qui se passe ? quelle heure est-il ? oh mammy, je crois que je faisais une sorte de cauchemar, je pensais que le Père Noël m'avait oublié, mais ça s'est bien terminé, en fait c'était même un chouette rêve ! oh grand-mère, tu as vu ? le Père Noël a laissé des cadeaux devant la cheminée ! - des cadeaux ? mais qui … ! ah ça par exemple, tu as raison ! - oui, et il y en a même un pour toi et c'est moi qui l'ai choisi ! ça n'était donc pas un rêve ! je suis vraiment allé en Laponie puisque les cadeaux sont là ! - en "Laponie" ? tu dois me faire de la température ! je vais aller chercher le thermomètre ! D'autorité, la grand-mère planta son thermomètre dans la bouche de l'enfant ; comme il n’avait pas de fièvre du tout et qu’après avoir pris son petit-déjeuner il semblait être redevenu un peu plus calme, il eut le droit de quitter son lit pour enfin aller déballer ses nouveaux jouets. Mais le petit Tom se moquait bien d’avoir dû attendre un petit peu pour aller jouer, car il savait au fond de son cœur que le Père Noël ne l'oublierait jamais plus … Cette histoire s'est passée il y a fort longtemps, mais j'ai entendu dire qu'à ce jour, et bien que grand-père de plusieurs petits garçons et petites filles, Tom croit toujours dur comme fer au Père Noël, d'ailleurs, demandez-le lui, il vous dira qu'il l'a même rencontré ! | Père Noël - 1284813 Publié le 24/12/2007 à 07:51  conte n° 12 L’espoir… une nouvelle vie Ce matin la, la mère regardait son fils endormi qui était né dans la nuit. Un beau bébé, né à terme et qui après plusieurs fausses alertes a fini par arriver, comme une lettre à la poste ! Elle se sentait trop fatiguée pour lui faire prendre son bain, ce premier matin, et des douleurs lui tordaient le ventre. Les « tranchées » a dit une infirmière. L’utérus se remet en place, apparemment. Bizarre, elle pourrait presque croire que ce sont des douleurs pour accoucher si le bébé n’était pas déjà là. Ce serait-on trompé d’un jour ? Dans la journée, la maman a essayé de donner le sein à son bébé qui semble avoir du mal à téter. Le premier jour, le temps que tout le monde se fasse l’un à l’autre, rien d’inquiétant. Le petit d’homme a comme de petits « rictus » sous forme de spasmes au niveau de la bouche, « bizarre » se dit la maman, il doit fatiguer à essayer de téter. Elle en parle à une infirmière qui lui dit que les premiers jours les nouveau-nés ont des « tremblements » et que c’est normal. Quand l’obstétricien passe voir si tout va bien, elle lui en parle car elle a remarqué que le phénomène se reproduit et commence à s’inquiéter du manque d’appétit et de l’apathie de son bébé. Le médecin la rassure en disant que « ce sont sans doute des petites clonies » et demande à une infirmière de faire une prise de sang pour vérifier le taux de magnésium. Le petit être a déjà deux jours et la maman ne dort plus. Elle regarde son fils reproduire ses « spasmes » de plus en plus nombreux. C’est à peine perceptible pour autrui mais elle « sent » bien que quelque chose ne va pas. Elle a déjà été mère avant ce petit garçon et les choses ne se sont pas passées de cette façon. Une angoisse sourde commence à monter en elle. Elle pressent une menace pour la vie de son enfant. Il est différent des autres. Personne ne semble la prendre au sérieux quand elle s’inquiète, même son mari ne croit pas à un quelconque problème. Tout le monde semble penser que tout va bien et que le petit va reprendre de l’appétit. Une infirmière entre dans la chambre dans la nuit et se rend compte que la maman ne dort pas et garde les yeux fixés sur le bébé. Elle lui propose de prendre l’enfant et de le surveiller de près pour la nuit, pour que la maman puisse se reposer. Le lendemain matin, on ramène l’enfant à sa mère et l’infirmière confirme qu’il y a effectivement quelque chose qui semble anormal, bien que les résultats sanguins soient bons. Pas d’anomalie au niveau physiologique. L’enfant a maintenant 3 jours et le pédiatre de l’hôpital passe pour sa visite hebdomadaire pour voir tous les enfants nés dans les derniers jours. On lui signalera de voir ça de plus près. La matinée et longue pour la mère qui voit ses soupçons se confirmer, quelque chose ne va pas chez son fils. Lors de la visite avec le pédiatre, on refait les tests de naissance et on fait « marcher » l’enfant. Celui-ci, alors qu’il le faisait dès qu’il est né, ne semble plus pouvoir coordonner un mouvement de marche en avançant un pied, il se lâche et retombe sur le deuxième « petit pas ». La pédiatre commence à froncer les sourcils et lui fait les autres tests avant de se tourner vers les parents pour leur dire qu’il y avait un problème et qu’il semblait suffisamment grave pour emmener l’enfant dans un service néonatal d’un plus grand hôpital pour faire des examens complémentaires. La maman se retrouve seule dans sa chambre quand la sage femme qui l’a aidé à mettre l’enfant au monde entre. Elle vient lui dire qu’elle est désolée qu’on lui ai pris son petit et lui offre quelques paroles d’encouragement. L’après-midi est longue et la nuit qui suit encore plus. Le lendemain, la maman ne tient plus et demande à sortir de la maternité pour rejoindre son fils dans le service où il a été transféré. Une nouvelle vie commence. La maman découvre le monde des enfants qui ne sont pas comme les autres et réapprend à devenir mère, d’une autre façon que celle qu’elle connaissait déjà. Désormais, chaque jour est espoir d’un jour meilleur, d’une lutte contre soi-même pour ne pas faiblir et garder, malgré les moments de découragement, la moindre parcelle de vie en mémoire. L’enfant survit et rentre chez ses parents, pleins d’espoir et prêts à tout pour le garder chez eux, auprès d’eux, qu’elle que soit sa durée de vie et ses maigres chances de s’en sortir sans séquelles graves. A partir de ce jour, chaque souffle de vie, de soupir, de battement de paupière et de geste est observé, encouragé et récompensé. La récompense, au bout de quelques semaines, c’est de voir ce petit ange sourire dès son réveil en entendant la voix de sa maman qui vient le voir, malgré une nuit parfois difficile bercée par les « crises » qui réveillent bébé et celle-ci. C’est une vraie joie et un bonheur sans pareil de s’occuper de ce poupon, si beau, si doux et souriant. Ce petit ange, dès son premier noël, fera la joie de toute sa famille qui finira par venir le voir et découvrir à quel point il est beau, ce poupon aux yeux si bleus qui est devenu goulu, se porte bien et ne semble pas souffrir de quoi que ce soit. Ses petits yeux découvrent le monde qui l’entoure et s’intéressent aux lumières qui brillent. Quand maman l’emmène avec elle faire un petit tour en magasin et qu’il voit toutes ses lumières briller, il semble heureux, quand il ne dort pas paisiblement. Tout le monde tombe en admiration devant ce si beau bébé. A fil des années et des noëls, qu’il aille mieux ou moins bien, cet ange fait la joie de ses parents qui le cajolent et font leur possible pour retenir son attention, capter son regard et le faire sourire. Le sourire d’un ange heureux, quoi de plus beau pour un cadeau de noël ? C’est ainsi que les noëls suivants sont bercés par les rires d’un petit ange aux yeux bleus et de sa grande sœur, jolie poupée blonde qui fait tourner en bourrique son monde. Ils se ressemblent tellement ces deux enfants qu’on aurait pu les confondre à la naissance et sur certaines photos deux bébé, seule la maman les distingue. Aujourd’hui, il ne ressemble plus à un petit ange mais il aime toujours autant regarder les lumières scintiller et écouter la musique, ainsi que sa sœur lui parler ou son petit frère, qui est venu agrandir la fratrie, qui met de l’ambiance pour deux. Ce noël encore, le petit ange devenu grand ouvrira ses grands yeux bleus pour s’émerveiller et sourire du sapin sur lequel brilleront quelques guirlandes clignotantes et de la musique et du bruit que l’on fera autour de lui. Il découvrira comme les autres les cadeaux qu’on lui fait, même s’il n’est pas facile pour les autres de savoir quoi lui offrir pour lui faire plaisir. La joie simple d’être en famille, quelle que soit nos qualités, défauts et différences, de se retrouver et de redécouvrir l’innocence qui s’éveille et rit de la moindre attention, du moindre son musical et de quelque chose qui brille un peu et s’illumine. Le plus cadeau de noël c’est peut-être notre capacité à accepter les autres tels qu’ils sont, les aimer malgré leurs défauts, leur pardonner même quand ils nous font mal et ouvrir la porte, recevoir ou partir voir ceux que l’on aime pour partager un moment de complicité et de bien être. Rien n’est simple, la vie n’est pas facile et personne n’est parfait. Les rares choses que l’on peut rendre belles, ce sont nos yeux, nos sens et nos cœurs qui les transforment pour le plaisir de soi et des autres. S’il était un cadeau à faire à tous ceux qui entoure et connaissent cette maman, c’est l’espoir d’une vie meilleure pour tous, d’une sérénité d’un courage et d’un optimisme qui permette d’affronter toutes les situations et nous fassent devenir tous meilleurs, ne serait-ce que l’espace d’un noël, à défaut de toute une vie. Joyeux noël à tou(te)s ! | Père Noël - 1284813 Publié le 24/12/2007 à 07:51  conte n° 13 La grève du Père Noël Un vent glacial agitait sans cesse la cime des arbres tandis que de la cheminée, on ne voyait plus s’élever ces volutes de fumée tant le souffle était violent. Le père Noël arriva au logis de son pas lourd. Il ôta ses sabots de bois avant de pousser la lourde porte. Dehors, le blizzard sifflait dans les branches dénuées de feuilles. La mère Noël lui sourit: Alors, Noël, tes lutins ont ils fait du bon travail? Père Noël répondit que oui, puis il alla se réchauffer auprès de la grande cheminée sans un mot. Mère Noël connaissait bien son mari et elle savait que quelque chose n’allait pas bien. Hé bien mon gros nounours, qu’y a t-il? Père Noël ne supportait pas qu’on l’appelle gros nounours, aussi il bougonnât de plus belle dans sa barbe blanche. Mais enfin qu’as tu donc Noël? Le vieux bonhomme répondit: Oh tu sais, je ne pense pas cette année faire ma distribution de jouets car ils sont tous devenu fous, ils adorent leurs Dieux inventés, et s’entre déchirent, allument des feux de la St Jean tout en s’assommant avec la haine du désespoir. Qui plus est, devant leurs enfants restés prostrés derrière leurs fenêtres! En Asie les petits enfants concurrencent mes lutins et ne prennent plus le temps de jouer leur âge! Les voilà hauts comme 3 pommes déjà travailleurs avant d’avoir étés enfants! Dans la grande Amérique, ils adorent le Veau d’or et pour 4 planches et quelques tuiles de terre cuite, les voilà à voler leurs congénères qu’ils jettent ensuite à la rue afin de vivre des rêves de richesse insensées et impossible à atteindre. En Inde, leurs femmes mettent au monde 5 fois plus d’enfants qu’elles ne peuvent en nourrir, Juste à côté, chez les adorateurs du croissant de lune, ils s’entre-tuent au nom d’utopies haineuses désespérantes. En Russie, leur nouveau Tsar les tient dans une main d’acier gantée de velours pour un espoir de liberté qui tarde tant à venir. En Afrique ce n’est que désolation, les enfants affamés meurent chaque jour toujours plus, au point que je n’ose même plus y aller tant la misère y est grande. Leurs enfants rêvent de jouets magiques, mais pour la plupart seule une orange sera au pied de l’arbre, car je n’ai plus trop l’envie de ma tâche. Voyons voyons répondit Mère Noël, ressaisi toi Noël la vie est belle, tu vois vraiment tout en noir aujourd’hui. Viens donc à table, la soupe est chaude… Père Noël tout en bougonnant s’assit à la table et commença à manger sa soupe…. En Méditerranée le vent aussi s’était levé, Farida restait blottie contre sa mère, apeurée par les mouvements du bateau. Il plongeait vers un puits sans fin pour ensuite remonter, écrasant les flots sous son poids et celui des passagers tout en provoquant de terribles éclaboussures qui venaient s’écraser jusque sur les pieds des passagers agrippés au bastingage. Ali serrait les dents, cramponné à cette tige métallique d’où sortait cette vibration incessante. Farida ne comprenait rien à tout cela, ces hommes entassés par dizaines, certains soulevant d’étranges récipients pour en déverser cette huile puante dans un autre réservoir. Ces vagues qui cinglaient la coque et la trempait jusqu’aux os alors qu’à l’arrière, un nuage de vapeur montait au ciel tandis que le moteur toussait avant de repartir de plus belle… Soudain, un cri d’allégresse s’éleva dans le bateau, la terre était en vue. Farida regardait sa mère qui comme tous les autres s’agitaient et gesticulaient à l’approche de cette terre promise. On arrêta le moteur et les hommes se mirent à la rame. Oh, de drôles de rames, mais on avançait en silence… Bientôt, un choc violent se fit ressentir. Ali sorti de sa poche un objet magique qu’il sorti d’un grand sachet transparent, il tapota sur les touches lumineuses et attendit . Il parlait à cette petite boîte de plastique éclairé. Ali parlait, parlait, puis il rangea l’objet magique. Il fit descendre sa cargaison et Farida se senti élevée dans les airs. Elle se retrouva sur la plage, une plage de gros cailloux et non de ce sable fin où elle jouait parfois, surveillée par sa mère qui attendait son Papa au retour de la pêche. Un jour il n’était plus revenu, maman avait beaucoup pleuré, puis ils étaient tous deux montés dans ce grand bateau. Ali tira une jolie fusée rouge, c’était la troisième. Peu après, une camionnette arriva et tous de se cacher. Un homme appela Ali qui timidement tendit la tête au-dessus d’un rocher: Harroua! Lui cria l’homme, Ali sortit de sa cachette… Il remit un paquet à l’homme qui sembla compter d’étranges papiers puis, il les appela. Tous montèrent dans le véhicule, ils étaient serrés comme des sardines et l’on roula, on roula toute la nuit et tout le jour. Au crépuscule, la puanteur était telle que tous tapaient sur la cloison pour sortir. Le chauffeur hurla des mots que Farida ne compris pas. Mais on roulait toujours. Farida Pleurait, elle avait faim, sa Maman somnolait, sans force. Puis on s’arrêta enfin les portes s’ouvrirent. Il fallait marcher encore, l’air était glacial , le vent piquait les yeux et le nez, Farida se demandait où elle était tandis que sa Maman l’enveloppait de tout ce qu’elle possédait dans ce grand baluchon qu’elle ne quittait jamais. Puis ils entrèrent dans des caves, la chaleur y était douce. Le soleil absent, mais des lumières blafardes très longues mais froides le remplaçait un peu. Deux mois passèrent… Dis Maman, tu crois que le Père Noël va aussi penser à moi ici? Sa Maman lui adressa un pauvre sourire de femme épuisée. Mais bien sur ma fille, le père Noël c’est pour tous les enfants sages et tu es très sage. Ecris lui une lettre et tu verras bien… La haut tout là haut, on entend bougonner; c’est le père Noël qui dispute ses lutins, ils ont fabriqué trop de poupées en bois et en chiffon et pas assez de Game Boy. Il faut augmenter les cadences! Le Lutin Jepe répondit que non et que ce n’était pas son problème. Aussi, quant il redescendit les escaliers menant au bureau du Père Noël pour retourner à l’atelier, le lutin Alex lui fit un croche-pied et il s’étala de tout son long sous le rire égrillard des lutins travailleurs. Père Noël bougonnait de plus belle et il retourna dans son bureau. Le sac de courrier débordait de lettres et de suppliques. Aussi, il avait chargé la Mère Noël de trier un peu tout cela. C’est alors que la Mère Noël lui tendit une lettre. Père Noël ajusta ses lorgnons et se mit à lire: « Cher Père Noël, je t’écris pour te demander de ne pas m’oublier. Je m’appelle Farida mais je ne sais pas où je suis. Papa a disparu dans la mer, mangé par les poissons et Maman et moi nous avons pris un gros bateau bien plus gros que la pirogue de Papa. Le voyage fut très long et maintenant je suis là, dans ce pays froid. Ils sont tous frigorifiés et tous blancs et moi je suis noire. Tu ne devrais pas avoir de difficulté pour me reconnaître. Je voudrais une jolie robe pour maman, car elle n’a que des vilains pantalons depuis qu’on est ici et puis aussi un joli collier. Et pour moi, je voudrais voir la neige car je n’en ai jamais vu, aussi, j’aimerais avoir une poupée bien à moi car je n’en ai pas. Papa m’en avait promis une, mais comme il est parti, je n’en ai pas. Je t’embrasse beaucoup Papa Noël et j’espère que tu me trouvera. » Le vieux bonhomme bien qu’immortel essuya une larme et toujours en bougonnant alla voir la Mère Noël. « Sapristi lui dit-il cette petite Farida où peut elle bien être? » Déjà l’année dernière il ne me restait plus que des oranges et des toupies de bois lorsque je suis arrivé dans cette Afrique si chaude, même que mes Rennes en suaient sang et eau et la voici perdue au pays des blancs là où il fait froid comme elle dit. Tu parles d’une adresse! La mère Noël le regarda et eut une idée. Hé bien mon gros nounours, cette année tu n’a qu’à commencer plus tôt et visiter toutes les cheminées, toutes les caves, toutes les maisons… Père Noël la regarda…Mais, tu n’y penses pas? Mais si j’y pense et remue toi gros balourd au lieu de te désespérer sur le genre humain chaque jour! Père Noël enfila ses bottes de voyage ainsi que sa tenue de travail, il coiffa son joli bonnet. Cette année les lutins l’avait perfectionné et de jolies étoiles lumineuses scintillaient tout autour pour un très bel effet. Il se trouvait un peu ridicule avec ces LED clignotantes autour de la tête mais il faut savoir se sacrifier à la mode… Il ajouta une rangée de Rennes car cette année le travail serait rude…Il ne fallait pas faiblir. Le traîneau débordait de jouets et de cadeaux il y en avait même pour les grands , il grimpa après avoir embrassé la Mère Noël devant les lutins, tous fiers du travail accompli dans les délais…le Lutin jepe bougonnait bien un peu, mais il était satisfait car avait tout de même le sens du devoir accompli avant tout. Père Noël grimpa et fouetta l’attelage qui s’éleva dans l’azur sous le regard attendri et fier de la Mère Noël. Au petit matin, Farida s’éveilla. Elle avait mis ses souliers racornis par l’eau de mer près du petit poêle à pétrole avant de se coucher. Juste à côté, dans la même pièce sa maman reposait. La pièce était petite et le poêle encore froid La maman entendant sa fille se leva pour l’allumer afin de réchauffer la pièce. Alors qu’elle soulevait la vitre pour approcher l’allumette, elle aperçu près du petit sapin fait d’une branche et de quelques guirlandes 4 jolis cadeaux enrubannés. Farida avait les yeux qui brillaient, elle se précipita pour ouvrir le plus grand, Maman tu as vu? C’est une robe de Princesse pour toi! Elle se jeta sur l’autre et en ressortit une de ces magnifiques poupées de bois, de tissus et de porcelaine qui plaisent tant aux petites filles sages. Le collier demandé était là aussi, il semblait en argent et formait de jolies volutes roses tout à fait assortis aux rubans de la robe. Le quatrième contenait de belles chaussures fourrées que Farida s’empressa d’enfiler. Farida était toute excitée …Mais alors, il existe vraiment le père Noël Maman? Mais oui ma fille et regarde dehors… Farida monta sur la caisse que sa maman avait porté pour y ranger ses livres…Dehors elle vit un incroyable tapis blanc, tout n’était que silence, plus un bruit n’arrivait à ses oreilles Farida n’avait jamais vu cela, Bien chaussée et émerveillée, elle courut dans la neige…C’était donc vrai, au pays des blancs il y a vraiment de la neige… Depuis ce temps magique, parfois au moment de Noël, les hommes pour un instant, un instant seulement, laissent leur violence au vestiaire, leurs croyances aussi et font la fête tous ensemble en s’offrant des jolis cadeaux pour retourner l’espace d’un instant au temps de leur enfance définitivement perdu. | Père Noël - 1284813 Publié le 24/12/2007 à 07:51  voilà, vous avez en tout 13 contes à lire pour cette année je remercie encore ceux qui ont bien voulu participer à l'élaboration de ce fil pour le plaisir de tous | Père Noël - 1284813 Publié le 24/12/2007 à 08:23  avez-vous noté que Tom est un prénom qui semble à la mode cette année … ? | Père Noël - 1284813 Publié le 24/12/2007 à 08:23  je vous souhaite à toutes et à tous un très joyeux noël soyez heureux ! c'est le plus beau cadeau que je vous souhaite ...
rendez-vous au 6 janvier pour le résultat des votes | Père Noël - 1284813 Publié le 24/12/2007 à 08:24  je rappelle aux conteurs qu'ils ne se dévoileront qu'après le 6 janvier et après avoir reçu le feu vert de ma part ! pas avant ! par contre vous pouvez d'ores et déjà parier sur qui a écrit quoi !! | xiane - 381776  Publié le 24/12/2007 à 08:39  tout le monde dort ?? | Dior est là - 644221  Publié le 24/12/2007 à 08:44  Je vote pour le conte de Noël de Frank, le n°5 Xiane: Non, Frank n'a pas participé ! Dior : Ah, le 5 n'est pas de lui ? Bon alors le 11. Je vote pour le conte de Frank, le 11 Xiane: Je viens de dire que Frank n'avait pas participé ! Dior : Ah, c'est pas le 11 non plus ? Le 7, alors. Allez, je vote Frank, le n°7. Xiane: Dior : Frank, c'est une grande nerveuse, cette Xiane. J'aurais été à ta place, je ne lui écrivais pas de conte, et puis c'est tout !  | 1940628 Publié le 24/12/2007 à 08:45  ceux que je crois avoir identifiés mais je sais que je peux me tromper le 10 fanfan? le 13 domi? le 2 paga? le 6 trazibule? le 9 xiane? le 11 marie A? enfin c'est comme ça que je vous vois ne vous vexez pas si je me trompe  | xiane - 381776  Publié le 24/12/2007 à 08:52  attention, vous ne devez pas vous dévoiler et vous devez attendre le feu vert du père noël pour revendiquer votre conte ! | 1940628 Publié le 24/12/2007 à 08:55  je sais mais là je suppute , je ne fais que supputer remarque j'ai eu la tentation de déconner avec mes supputations je voterai plus tard... | xiane - 381776  Publié le 24/12/2007 à 08:59 
Citation: je sais mais là je suppute
je sais que vous savez colonel, mais tout le monde ne sait pas, donc je précisais ! | Dior est là - 644221  Publié le 24/12/2007 à 08:59  Ce ne serait pas Xiane, le 10 ? Parce que pour utiliser Tudieu !, je ne connais tout de même qu'une seule personne ici; cela étant, il est légitime aussi de chercher à brouiller les pistes ar de faux indices Le 13, Domi, ça se tient... | 1940628 Publié le 24/12/2007 à 09:01  ben ouais , j'ai moi aussi failli tomber dans ce piege grossier |
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