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ELHOUSSINE - 2201143 Publié le 14/02/2008 à 19:47  1- La vie n'est qu'un immense rire de sagesse. Il ressemble parfois aux cris, parfois aux pleurs, parfois aux larmes ou a la douleur, mais ne t'y trompe pas, toi qui es sage, la vie n'est qu'un long rire, le reste n'est qu'apparence et tromperie. 2- En verite, si tu as la paix en toi, tu pourras alors rire plus fort que ta misere. Charif Barzouk, Philosophe berbere de tradition orale Si tu as de nombreuses richesses donne ton bien ; si tu possède peu, donne ton coeur.
| Trazi - 826035 Publié le 14/02/2008 à 22:08  ... et si tu n'as rien il te reste le sourire
| 2296944 Publié le 30/05/2008 à 15:23  Dommage que ce forum ne soit pas poursuivi. | ÂME Murmurée - 2320994  Publié le 30/05/2008 à 15:43  bonjour Conte Berbère Marocain Il était une fois dans une région du haut Atlas, un vieux sultan et n’est sultan que Allah le tout puissant, qui était de caractère exigeant mais très honnête ; il était père d'une jeune fille, la princesse Tinarouz. Très curieuse de tout, elle avait les yeux noirs comme la nuit, de longs cheveux et un voile qui recouvrait son visage. Celle-ci désirait se marier le premier jour du printemps et voulait comme cadeau le coffre en argent qui se trouvait au grenier et qui appartenait à son arrière-grand-mère. Il ne restait que cinq jours avant l’arrivée du printemps et le roi n'ayant pas trouvé de jeune prince à qui marier sa fille. Le jour arrivé, très triste et ennuyé, le sultan alla voir sa fille pour lui dire que se marier ce jour-là précisément était impossible. La princesse en fut très triste et alla dans sa chambre. Myriam, sa servante lui demanda ce qui n'allait pas et la princesse lui répondit que son père avait dit qu'elle ne pouvait pas se marier le premier jour du printemps. Myriam, qui était un peu sorcière, lui donna une pierre et lui dit : " Frotte cette pierre sur ton cœur et en même temps fais un vœu et il se réalisera le jour que tu désires " Et elle fit ce que la servante lui avait demandé. Tinarouz demanda bien sûr de se marier avec un prince le jour de son anniversaire. Quand le grand jour fut arrivé, le sultan fit descendre le coffre en argent jusqu'à la salle du trône et ordonna de le déposer devant sa fille. Et quand Tinarouz l'ouvrit, elle poussa un cri. Car, devinez ce qu'il y avait à l'intérieur ? Dans le coffre, se trouvait un jeune homme aux yeux bleus comme la couleur de la rivière près de la Kasbah. Le jouvenceau avait les cheveux bruns et un chapeau sur la tête. " Qui êtes-vous ? " demanda la princesse. " Je ne peux pas vous le dire, mais je suis venu vous demander votre main si votre père est d’accord " Certes le prince était beau mais le sultan et la princesse se demandaient s'il était bon et courageux. Aussi le sultan dit-il au prince que pour obtenir la main de sa fille, il fallait combattre le « Ghoul à sept têtes » qui régnait dans la forêt près de la rivière qui coulait près de la Kasbah. Le lendemain matin, le jeune homme, armé d'une épée, alla à cheval jusqu'à la forêt où se trouve le « Ghoul à sept têtes ». Une fois arrivé à la forêt et au bout de quelques instants, le jeune homme sentit la terre trembler en dessous de lui et vit les arbres bouger. Soudain apparut, tachetée de rouge entre les arbres, une grosse créature à sept têtes vertes. Le « Ghoul » commença à jeter des flammes qui entourèrent le jeune prince qui s'alarma : " Mon dieu, que vais-je faire entre ces flammes ? ". Mais au moment où il allait se faire brûler, une chose surprenante arriva : la rivière sortit de son lit et se dispersa dans la forêt qui fut inondée. Le jeune homme profita de cet effet de surprise pour couper les sept têtes du « Ghoul » d’un seul coup puis il les emporta dans un grand sac et retourna au village sur son cheval blanc. Une fois arrivé au village, il déposa le sac devant le sultan et sa fille. " As-tu tué le Ghoul ? " demanda le roi. " Oui " répondit le jeune homme et il ouvrit le sac. " Donc je t'accorde la main de ma fille " reprit le sultan. Et c'est ainsi que la princesse put épouser le prince. Ils vécurent quelque temps heureux, mais un jour qu'ils mangeaient au bord d'une rivière bleu turquoise, Tinaruz demanda au prince d'où il venait et comment il s'appelait. " Si je te le dis, il nous arrivera un malheur " Mais la princesse insista tellement que le prince allait commencer à lui dire qui il était et d'où il venait quand il se reproduisit le même événement qu'avec le «Ghoul» : la rivière ressortit de son lit en engloutissant le prince. La princesse courut jusqu'à la Kasbah de son père. Désespérée, elle lui raconta la mésaventure du prince. Des jours passèrent et Tinaruz se lamentait de la disparition de son mari. Un soir où la lune se reflétait dans la rivière, Myriam, qui se promenait au bord, vit apparaître de petites lumières qui dansaient sur l’eau et soudain la rivière s'ouvrit. Myriam vit alors un vieil homme à la barbe blanche assis sur le trône et à côté de lui se trouvait un jeune homme aux yeux bleus comme l'eau, aux cheveux bruns et qui portait un petit chapeau. Myriam reconnut tout de suite le mari de la princesse et courut avertir sa maîtresse de cette apparition : " Princesse ! Princesse ! J’ai vu le jeune homme que tu as épousé " " Amène-moi à lui " lui dit brusquement la princesse. Myriam conduisit donc Tinaruz au bord de la rivière et comme sa servante, elle aperçut le vieux monsieur assis sur le trône et à côté de lui le jeune prince. La princesse reconnut aussitôt son mari et se mit à danser devant lui et le vieux monsieur. Tout à coup, le prince lui aussi reconnut celle qu'il avait épousée et éleva la voix : " Père, regarde c'est avec elle que je me suis marié " Le vieux monsieur demanda : " Toi, belle étrangère, que fais- tu ici ? " " Je suis venu chercher l'homme que j'ai épousé " " Tu as la promesse du roi des eaux mais souviens-toi toujours de la raison pour laquelle tu as perdu ton époux. La curiosité peut être dangereuse ! " Et les eaux se refermèrent laissant sur la rive Tinaruz et le prince, heureux de se retrouver. | ÂME Murmurée - 2320994  Publié le 30/05/2008 à 15:52  Le poète nous parle : C’est Tamazight qui l’éleva Sur les genoux de sa mère. Du nouveau-né, Orna-t-elle les paupières. C’est elle qu’en vers il parla, Lorsque son cœur ils incendièrent. Il la parla, Aux fleurs écloses dans les yeux de sa mère. Dda Azayku du même auteur : Frange, nous te mettrons les fibules, En tes mains. Découvre ta poitrine, Que l’admire chacun. Qu’on sache que n’est pas sèche La source à laquelle moi je m’abreuve. Qu’ils admirent ta beauté Cachée par l’habit que tu portes. Ta chevelure m’en vais-je défaire, Trop longtemps ramassée. Portée par le vent, Elle te fera bouquet dans les cieux. Qu’ils sachent que tu n’as pas perdu de cheveu Et que du temps il n’a souffert.
| Rêved'Orient - 2076403  Publié le 30/05/2008 à 17:59 
Citation: Dommage que ce forum ne soit pas poursuivi.
je viens juste de le voir ce fil moi.. Fille du sud ELHOUSSINE Bonjour a tous  | zara - 2221326 Publié le 30/05/2008 à 19:39  Une poche bien remplie fait tenir de doux propos jolie ! non | zara - 2221326 Publié le 30/05/2008 à 19:41  voila un autre qu'on répéte souvant a souss; Comme dit la jument: depuis que j'ai mis bas, je n'ai plus bu une eau potable. | ÂME Murmurée - 2320994  Publié le 31/05/2008 à 00:15  Faisons pour toi, Tawenza, Fête aujourd’hui ; Tes enfants sont emprisonnés en ton nom. ……………………………… Est pour eux, le froid des grottes Où ils sont, Au cœur, de la chaleur ; Quant à moi, c’est ton amour que j’ai trouvé. Les murs, Malgré ceux-là qui point ne nous aiment, Ne m’ont guère privé de rencontrer l’espoir ; Cheminerons ensemble. ……………………………………… Des années que nous a prises, Celui dont il est dit Qu’il veut nous arrêter Ou, en notre cœur, tuer le flambeau. Belle est la maison des prisonniers, Tant que c’est la voie Des Amazighs. S’ils s’ébrouaient, la nuit, n’y passeraient. Si nombreux, plus ne la craindraient. Les autres ne trouveront Quoi faire, que les portes ouvrir. Nous sortirons, Enseignerons Tamazight, A tous ceux qui le désirent.
| sioux ◄ - 2016168  Publié le 31/05/2008 à 12:03  Isli et Tislit/Album photo Que dit la légende ? Adrukh iwa ru iwa gakh tin ijdad . A yasmum ekkar iâakkub ar tekkarkh . Je pleurerai Pleure Faisons comme les oiseaux O mon bien aimé Appelle Iâakub et que je l’appelle Isli lui renvoya son izli ainsi: «da etgallax ar i tebdit d ixf allig da da zerrin midden walu wer ya da essektayx » « Je te jure que tu m’as séparé de ma tête Et que les gens passent sans que je les reconnaisse » Tislit: « Ennighak day ennighak amarg ennk ami ezzlumx timzin Iggama wul ad ikn ijjawn » « Je te dis et redis: Ton amour est comme qui mangerait une épie d’orge jamais mon cœur ne s’en rassasie » Isli : « ullah da tettax ar kni d ik tix assix afus Ezzigh da tekkat inegri ed wuchi a wenna rix » « je mange et dès que je pense à toi Je n’ai plus d’appétit Ton absence est un obstacle entre moi et la nourriture » D’un bout à l’autre de la montagne d’Imi Lchil , tislit envoyait ces vers célèbres à son amoureux qui y répondait non moins pathétiques . Un an auparavant , les deux jeunes se sont rencontrés , se sont aimés de toutes leurs forces .Mais pour leur malheur , ils appartenaient à deux groupes devenus rivaux pour une affaire que l’histoire n’a pas retenu . Le mariage leur étaient donc impossible Ainsi commença leur calvaire . Pour venir à bout de la bêtise humaine , ils commencèrent une grève de la faim arrosée par leurs larmes . Après quelques temps , la faim la soif , la tristesse et l’incompréhension eurent raison de leur corps périssables . Le deuil enveloppa la région . C’est alors q’un miracle vint rappeler aux hommes leur cruauté : aux deux endroits où les deux jeunes sont morts , deux lacs se formèrent de leurs larmes . Depuis , l’un porte le nom d’Isli , l’autre celui de Tislit ( le mari et la mariée en Tamazight ) . Secoués par la douleur et le miracle , les sages des deux tribus prirent une décision historique : « dorénavant , aucun obstacle d’aucune sorte ne viendra entraver l’amour . Même en temps de guerre , les amoureux seront libres de circuler dans les territoires adverses , de s’y marier s’ils le désirent . Pour ne pas oublier cette tragédie en afin de raviver le pacte et le traduire dans la pratique , on décida de tenir un festival annuel à mi chemin entre les deux endroits du drame : entre les deux lacs : Isli et tislit . La réalité Entre les deux lacs : « Isli et tislit » , à Imi Lchil , se tient depuis les temps les plus reculés , un festival appelé par les habitants « Agdud » ou la fête des fiançailles . Chaque années en Septembre , les couples qui se sont formés pendant l’année viennent officialiser leur union par le passage devant « Agraw » ( la jmaâ ) par la formule rituelle : « je t’aime » . C’est là également que seront prononcés les divorces qui auront été décidé d’un commun accord . Ainsi , ici , on laisse toute une année à la décision cruciale : celle de s’unir ou de se séparer. Légende réelle ou réalité légendaire ? Voici donc une belle légende bien de chez nous , mais aux supports physiques réels : deux lacs Isli et tislit , un festival annuel vivants , le tout constituant une leçon magistrale d’humanisme , où l’amour et la liberté constituent le centre . Une preuve supplémentaire de ce que la civilisation amazighe renferme des valeurs humaines universelles . Des valeurs dont nous avons tant besoin aujourd’hui .
| ÂME Murmurée - 2320994  Publié le 31/05/2008 à 12:18  bravo sioux Adrar ne tudert’ Mont de la vie, je suis. Elle me boude Et s’en va ; Donne aux autres des fleurs. Sans racines, A mon ombre Elles poussent ; S’abreuvent à mon eau. Emigrant je suis. Si abondante la semence, Arrachons les sans racines, jetons ; Pousseront celles qui d’elles sont pourvues. | Ahlan ♂ - 1692019 Publié le 31/05/2008 à 12:35  Bonjour tt le monde. quelques proverbes du rif : Proverbe : « izane watagan bou thammant » Traduction : Les mouches ne font pas du miel Proverbe : « Tyazit wer tirou dhi souk » Traduction : La poule ne pond pas au marché Proverbe : « Sech aydi tuched-as a3mud” » Traduction : Nourris le chien mais corrige-le
| sioux ◄ - 2016168  Publié le 31/05/2008 à 16:55  je dédie cette chanson de Rachid Merika au moyen atlas/Clip vidéo ELHOUSSINE | 2296944 Publié le 02/06/2008 à 12:35  Azul !! Super que ce fil reprenne vie !! bravo !! Fille du Sud, La Marocaine d'Ailleurs | 2296944 Publié le 02/06/2008 à 12:41  Mririda On m'a surnommée Mririda, Mririda, Mririda, l'agile rainette des prés... Je n'ai pas, je n'ai pas ses yeux d'or Je n'ai pas, je n'ai pas sa blanche gorge, Je n'ai pas, je n'ai pas sa verte tunique. Mais ce que j'ai comme elle, Mririda, Ce sont mes zerarit, mes zerarit Qui volent jusqu'aux bergeries, Ce sont mes zerarit, mes zerarit Dont on parle dans toute la vallée Et de l'autre côté des montagnes, Mes zerarit qui émerveillent et font envie... Car dès mes premiers pas parmi les champs, J'ai pris doucement les rainettes agiles, Craintives et frissonnantes dans mes mains, Et j'ai pressé longtemps leur gorge blanche Sur mes lèvres d'enfant et puis de jeune fille. Ainsi m'ont-elles transmis la vertu merveilleuse De cette baraka qui leur donne un chant, Un chant si clair, si vibrant et si pur Par les nuits d'été baignées de lune, Un chant pareil à celui du cristal, Pareil au bruit clair de l'enclume Dans l'air plus sonore qui précède la pluie... Et grâce au don que m'a fait Mririda On me nomme: ... Mririda, Mririda... Celui qui me prendra pourra sentir Dans sa main, dans sa main battre mon coeur, Comme souvent sous mes doigts j'ai senti Battre le coeur affolé des rainettes... Dans les nuits baignées de lune, Il m'appellera Mririda, Mririda, Le doux sobriquet qui m'est cher. Pour lui je lancerai mes zerarit aiguës, Mes zerarit stridentes, prolongées, Qu'admirent les hommes et jalousent les femmes, Et telles que jamais n'en connut la vallée... Mririda n'Aït Attik, poésie berbère, du souk d'Azilal de la vallée de la Haute Tassaout Grandiose et beau Atlas Marocain.
| ÂME Murmurée - 2320994  Publié le 02/06/2008 à 14:01  La cicatrice est un signe De notre rêve ; Il y’en a moult. Je ne veux plus encore rêver En place de notre bourricot. Le chemin, tu lui désignes Et il s’en détourne. ‘Le poulet, vers le septième ciel, ne peut s’envoler’ ‘Ce ne sont pas plumes qui manquent, C’est par peur dans son cœur’. Les cicatrices, Si des vagues elles te créaient ; Celles du cœur, Car celles de notre mer Elles ne naîtront jamais ; Bloquées par la falaise, Moissonnées par le sable. Notre cœur, tel notre terre, En bloc cicatrice. Jamais ne périra ; Il enfantera Cicatrices et cicatrices. | ÂME Murmurée - 2320994  Publié le 03/06/2008 à 12:56  bonjour à tous Mieux vaut être un troubadour Et vivre du jour le présent ; Ne point chercher lendemain Avant que le jour ne se lève. En petit nombre les jours ; Celui qui s’écoule est, pour toi, sans retour C’est l’humain qui fait de sa vie ce qu’elle est. Le moment est tel que lui-même le conçoit. Mieux vaut être un troubadour ; Ne pas faire aux jours la cour. Tel que ou tel quel, Le sien toujours le même ; Le prévoit tel qu’il le veut. Même la peine, Une vie, pour qui sait y voir cela. Que ne peut-on trouver sur la terre, Tant que c’est dans notre cœur. | 2296944 Publié le 04/06/2008 à 17:34  L'Arganier izenzuzm rebbi tagant ura sawalent. Dieu a rendu la forêt aphone ,elle ne parle pas. ghassa ghas hâwlen medden tsawl tenna yagh. Aujourd’hui que les gens la détruisent,elle a parlé en nous disant. Iga wargan azîdar, iga wargan ssâbir yili gh irafan L’arganier est résistant, il est patient en vivant dans la soif. mid d uzrig ay ad izzri rebbi fellas. Il a subi beaucoup de sécheresse. Is ukan tiwit leàar kiyyin aya caqqûr. Ô ! la hache tu es indigne. imma yargan igh ibbi nefl mat ittarin. Même abattu,l’arganier a ses heritiers. azzl xasm ssiàr ayalig a txasmn ilumas. Vas- y l’ecorce de l’arganier défends ton territoire pour que les noyaux le défendent ixasmt u fraw x tighitn lli sis iqln. Ainsi que les feuilles vont le défendre contre les chévres afrig argan igh ibbi n sutrt i wayyâd. Les haies de l’arganier ,même coupées , servent à protéger d’autres arbres inna wargan i terga fek aman i wasif. L’arganier a ordonné au canal de fournir de l’eau à la riviére. ara may hènnan, ad agh issu gh irafan. Ô !celui qui a pitiè de moi qu’il m’arrose contre la canicule. imma ghil gh nxelf ad agh sul ur issu yan. Maintenant que mes branches poussent que personne ne m’irrigue. lkst ar Sus ar iggi n Sus ar ihâhân. De montagne de L’Atlas en traversant Souss jusqu’à la région de haha. uhuy argan i tubbuyt nera t i ttarix. Non à l’abattage de l’arganier, il nous sert d’histoire. ad sis nsekr i wid a ten ur ittâfn àicc. Pour m’enorguillir devant ceux qui ne le possédent pas. iga wargan addag irwan gh tassasin . Le tronc de l’arganier est consolateur contre les souffrances. lligh irêmi ssibab is yusi takatin. Quand il n’y a rien à manger, il a soutenu les familles. ghassa gh iefa rebbi dêrn fellas icuqqar. Aujourd’hui que la vie est florissante, il est menacé par les haches. nettu yajmil i bab nes nettu yas lxir. Nous sommes ingrats envers celui qui nous a rendu service. argan igh yad ibbi da tluhên tayyawin. L’arganier, même abattu,laisse ses grains repousser. icuqqar wanna yudân gh imi s sers n lûh. Les haches usés par l’abattage sont jettés. inna wargan i terga fek aman i wasif Larganier a ordonné au canal de fournir de l’eau à la rivière. ixlq agh rebbi gh lbûr nemyar irafan. Nous sommes crés dans des terres arides,nous nous sommes habitués à la soif. nemyar afrad kra gingh iqqurên ffressin. Nous nous sommes habitués à ce que nos branches sechées soient cassées. nemyar inkan kra gigh iffrssin ikmêd. Nous nous sommes habitués à ce que mes morceaux brisés soient brulés. asmhuzzu asmdudi ttayri qquren. Secousse ! tremblement ! avec un amour pur. as kn zzrmh ura ar nterzzâ tiliwa nek. Que j’utilise pour te cueillir sans briser tes feuilles. asmhuzzu asmdudi s sin ifassen. secousse ! tremblement !avec deux mains. asnhnnc addag da gigh itxasamn. Que j’accolade le tronc qui me défend. imik n usxn d ubazin aygh ur ingh. Energétique,on se contente d’une part moins dosés de son huile. addag ay amazigh gigan ayk n ssutr. O !le tronc amazighe on t’a reservé beaucoup de choses. mayad izrin igh rad awigh tirra nek. En voulant parler de son histoire. ttaragh yit ura nhuddu tamkurart. En écrivant aujourd’hui même, nous ne pouvons pas embrasser tout.Son courage. ura lmzîyt n waddag illan s lfiàl. Ni le privilège du tronc en action. inna iyi baba, f babas inna yasen. Mon pére m’a dit que son pére lui a dit. sin a ssar k ur iknd lxlq ntelnk. Il ne faut pas que quelqu’un te frustre de deux choses. tafukt aywi ha iyi ar kwen tûssugh. Le soleil, me voilà mon fils je te conseille a ssar ak gis ur ibid lxlq nteln ak. Il ne faut pas que quelqu’un te le masque. wissin argan a tgablt asghar nes. Le ème,l’arganier ! veille sur ses branches. d iwtta n wakal gabl tighula nek. Ainsi que les bornes de la terre,veille sur tes champs. acku lâsl ad agh ten ed ifln gh ifassen. Parce que nous les avons herités d’une origine authentique. Groupe ARCHACH
| 2232621 Publié le 04/06/2008 à 17:52  tres tres joli ce que tu viens de traduire fille du sud | ÂME Murmurée - 2320994  Publié le 04/06/2008 à 18:14  très beau | Ahlan ♂ - 1692019 Publié le 04/06/2008 à 18:22  bonsoir Conte du lion, du chacal et du renard.
 Un lion, un chacal et un renard reviennent de la chasse ensemble. Ils y ont attrappé une gazelle, un lièvre et une chouette. En direction de la maison; ils arrivèrent à hauteur d'un cacaoyer, puis le lion demanda: "lequel d'entre vous fera le partage (de la chasse)?" "C'est moi qui le ferai", répondit le chacal. "Vas-y commence le partage", rétorqua le lion. Le chacal commenca donc le partage. Il dit: "la gazelle est pour moi, la chouette est pour le renard, et toi, 'monsieur' le lion, tu auras le lièvre". Le lion coupa aussitôt la tête du chacal et la pendit au cacaoyer. Puis il se retourna vers le renard et lui dit: "commence, le renard". Le renard lui répondit: "'monsieur' le lion, la chouette sera pour ton petit-déjeuner; le lièvre sera pour ton déjeuner; et enfin, la gazelle sera pour ton dîner". "Qui t'a donc appris à si bien partager, 'monsieur' le renard?", demanda le lion. "C'est la tète du chacal, pendue au cacaoyer, qui me l'a apprit", répondit le renard. extrait du livre :Les Merveilles du Rif (Contes berbères) De Mohamed El Ayoubi ---------------- ----------
| ÂME Murmurée - 2320994  Publié le 04/06/2008 à 18:26  Prière d’un sans-papiers. A toi, oh doux regard d’Europe qui t’amuse à m’épier A toi, oh air de liberté, à travers la mer, tu viens à mes pieds Richesse, droits de l’homme, bonheur, loin de mon guêpier ! A toi, oh douce France, j’accoure, délaissant ma mère Tes barbelés me lacèrent, tu as un goût amer Larmes et blessures, corps au fond des mers A toi, douce France j’accoure, ma nouvelle mère ! Je touche ta terre, sens ton air, ton fils est digne Ou êtes vous liberté, droits et richesse, faites moi signe Douce France, ton coeur est froid, le mien, je te l’assigne Tu me renies, tu me punis, suis-je si indigne ? Tu me bas, tu m’abats, mais je ne me résigne Douce France, si cruelle ! Mépris et honte, hantent tes ruelles Douce France, est ce ma couleur ? Elle reflète ma douleur Douce France, est ce ma foi ? J’en manque bien des fois Douce France, abrège mes souffrances Cesse mon errance Douce France, cesse mon errance ! Takfarinas
| 2221511 Publié le 05/06/2008 à 21:48  merci bcp elhoussin..de lancer de forum que j'adore ainsi j'en ai pleins de citations amazigh...mais chaque fois je j'essaye de traduire..ca perdre son vrai sens ...alors tien une..<dounit tga zoud izrgan tilouna lekhert wana ezzden kra rid arrhin arissifif>..j'aimerai bien que tu le faire traduire si possible .elhoussin.pour que tous la comprenne ..et merci |
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