879110 Publié le 29/08/2003 à 17:11  T'as les mots qui racolent sur une gueule d'inventaire Tout en haut sous ton front dans tes yeux d'acajous Qu'on dirait qu't'as fouillé dans l'tiroir à colères Qu'on dirait qu't'es tombé d'un nuage à genoux C'est la rime qui t'efface dans tes nuits de lumières Sous la lampe à déprime quand t'arrives contre jour Qu'on dirait qu't'as vendu des visages de misère Pour du vent qu'on imprime sur papier de velours Avec plein ton chapeau, avec plein ta vitrine. Plein tes rêves d'insensés, dans un coin dans ton cœur. Quand ta voix pour casser fait sa rime assassine. Face à tant d'éventails face aux pleurs pour des leurres . Dans tes planques halogènes au plancher trop chauffant. Quand tes mains te retiennent des claviers trop grinçants. À fouiller dans ta lettre les humeurs dans ta veine . À nous tendre des miettes à nous tendre du vent . Dans ta langue sans faux-pas découpée de rancunes. Dissipant des senteurs des couleurs du plein ciel. L'aube grise des pleurs ou tes yeux se consument. Aux visions camouflées sur fins fonds d'aquarelles. T'es du bluff pardonné du brillant dans ton ventre. Pour tes yeux parsemés de pépites aux éclats. Pour ton bec azuré des ivresses pour des encres. Pour ta mine crève-coeur à la tête des rois. T'as l'cheveux Rock n'roll et ta danse de derviche. T'as du rêve maquillé des faux airs du printemps. T'es du poil à gratter qu'a bouffé du caniche. À toujours rechercher dans la rose des vents. C'est la clope que t'oublies en fumées de prières C'est l'amour qu'a jauni des absences et de toi C'est la trace dans tes lignes qu'ont fait l'tour de la terre Poursuivant ton nuage à demeure sous un toit T'es la mer bavarde quand les mauves transpirent Comme un cri qu'on effleure au matin rouge sang Des goélands au ressac où les gueules chavirent Où tu chantes les heurts au plus clair de tes dents À saper du kaki dans tes vertes rengaines À défendre ta plume il faut bien que tu vives À la Une à la haine ton drapeau pour maraine Brancardier dans tes veines comme coule l'eau vive Aux syllabes noyées comme on meurt en sourdine Aux satires de l'ode dans tes sables mourants Au bastringue de Berlioz… d'Ophélie sa copine T'as la gueul' du hasard à croquer du carcan T'es pas toi, tu t'consoles T'es tout l'monde et pourtant On dirait qu't'es poète, t'es du rêve qui fout le camp Le sale type Jacques Gourvennec |
-démi°°°° - 731109 Publié le 29/08/2003 à 17:17  surprenant! |
786879 Publié le 29/08/2003 à 17:23  contente de t'avoir parmi nous et désolée de t'avoir débusqué |
842060 Publié le 29/08/2003 à 17:26  Nous sommes toujours très très contentes de pouvoir lire des textes de qualité, merci ... |
PHIL - 391201  Publié le 29/08/2003 à 21:50  goguenard, arrogant et si beau ! |
Adnice - 603746 Publié le 30/08/2003 à 02:38  Quel franc parlé, aroguant mais néanmoins c'est une composition qui vaut vraiment la peine d'être lue ! |
majeur5fr - 792023 Publié le 01/09/2003 à 21:21  Aimer simplement lire ce qui est dis sans forcement de jugement à chaque ligne attendre l'idée se developper comme vigne et les vers comme des raisins gonfle, puis confit Ne pas s'attendre à trouver de l'art Mais développer ses émotions à travers le mot et rimer avec les sentiments sans prendre l'eau et attendre, juste un peu, un regard hagard Majeur 5 fr |
539788 Publié le 01/09/2003 à 21:45  |
330984 Publié le 23/10/2003 à 13:19  restez beau car vous l'etes! |
843183 Publié le 23/10/2003 à 14:59  T'as les mots qui racolent... Tellement vrai qu'il y a une musique qui a trépigné pour passer de ma tête au clavier. Les notes ont épousé les mots... Jolies noces. Merci |
924746 Publié le 25/10/2003 à 20:23  Quel talent !! Je ponctue ! |
928175 Publié le 29/10/2003 à 21:24  voyez comment parle la jolie Muse, la lyre d'Orphée! |
928073 Publié le 30/10/2003 à 14:35  Mazette !!! |
FRANK - 770362  Publié le 30/10/2003 à 14:40  j'ai toujours défendu Jacquady...un pur talent, le maître de l'image subsensorielle et de la parabole organique!!!! Jacquady, je suis ton premier fan!!! |