rosier belda - 2333031  Publié le 19/09/2008 à 23:51  Oui, je pense, sincèrement, qu'il y a des formes parfaites. La nature en fait tout le temps. D’ailleurs qu’est ce que c’est qu’une forme parfaite, excepter les formes de pièces usinées industriellement par l’homme ? Par contre dame nature nous les présente, instantanément, momentanément et journellement, sous diverses et fabuleuses formes suggestives et instructives à la fois. De nature faible et l’esprit ailleurs, nous les voyons et les apprécions, parfois, qu'avec un ou deux sens atrophiés des autres sens complémentaires. Les amoureux et ceux qui apprécient, et qui ont le coeur tremblant pour cette beauté à chaque moment inédite, qui nous laisse sans voix et rêveur, y ajoutent, spontanément, leur touche, de leur amour intérieur débordant, au vernissage du tableau instantanément peint pour leur plaisir immédiat changeant. Oui Continent, comme toi, je me rappel que j'ai toujours ramassé et regarder par curiosité ces bizarres et parfois suggestives galets de bord de la mer. J'étais, aussi, un campeur impénitent, scoutisme oblige. Il fut un temps, où il ne se passait d'année, sans que je ne plante ma tente au bord de l’eau, à quelque quatre cents mètres, à l’ouest, de la plage et du port de pêche de la Madrague ; sur cette plage dénommée ‘les dunes’ pour une cure de dégustation, et ce pendant deux à trois jours consécutifs, d’oursins ou châtaignes de mer. Des oursins dodus et pleins de saveurs et, d'invraisemblables couleurs, qui nous invitent généreusement à la cueillettes sans compter...les noirs, les grises, les rouges, les belges, les jaunes... c'était un vivier à ciel ouvert, un don de la nature et de la mer. Les moules…Ah ! Ces, sensuelles, moules imprégnés d’une forte odeur d’iode, relent d’une âme pure et généreuse…Les abords rocheux de la Pointe Pescade à un jet de pierre, à l’ouest, d’Alger en regorgeaient. Tout jeunes nous allions les chercher quatre à cinq mètres sous une eau limpide et parfois tournant au vert du fait de la combinaison soleil algues, accrochaient solidement aux rochers ; mais vaine solidité, à notre technique de torsion superbement rodée par le temps. Comme la forme, la fraîcheur, la couleur et l’odeur nous donnaient une envie irrésistible ; sur place on dégusté, des dizaines de moules, d’une grandeur d’une main moyenne, étaient avalées, bues, aspirées goulûment, avec un plaisir intense, jusqu'à être pleinement rassasier de cette délicieuse et tendre chaire du mollusque pleine d’iode marin vivifiant.. Non, vous ne délirer pas ! L’envie de rêver fait aussi parti de notre nature…tu vois bien que tout et relatif. Dans mes ramassages, je trouve qu’il y a une sorte de plaisir, un choix et une préférence de galets par leurs diverses couleurs et traits suggestifs ; qui ne se privent, d’ailleurs, pas, à leur tours, de nous faire des clins d’oeils complices pour ne pas les abandonné dans ce tas de cailloux inexpressifs à leur goûts. A l’occasion et, quand la mer a cessé de faire sa toilette en refilant, tous ce qui n’est pas de sa nature, aux hommes insouciants des biens faits de la généreuse, je ramassais tout un sachet de galets jouissifs. J’ai des galets qui datent de vingt cinq ans, les plus anciens je les ai donne à des parents et/ou amis (es) pour le plaisir d’offrir. J’en ai ramassé quelques petits galets l’année passée avec Rayan mon petit fils pour lui faire apprécier à part le plein de soleil et la baignade sur une plage.
|