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Gnawa  

Auteur :
samiamax - 2220701lui écrire blog
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Description :
 L'origine de Gnawas



Les Gnawas sont à l'origine les descendants des anciens esclaves issues d'Afrique noire (Ghana, Sénégal, Soudan...) par le commerce négrier arabe et implantés pour la plus part d'entre eux en Afrique du Nord, notamment au Maroc
 Fusion musicale arabo-africaine



Qouique les Gnawas, ils sont islamisés, ils se sont organisés en confréries, qui au fil du temps, ont pu préserver en partie leur culture d'origine comme on peut s'en rendre compte à l'écoute de ces musique modales pentatoniques chère à l'afrique noire.
 On dit des Gnawa qu'ils sont "africains par la sève et maghrébins par la greffe".



Les Gnawas forment une confrérie qui s'exprime par la musique, la danse et la transe. Aujourd'hui, cette musique mêle les influences africaines et arabo-berbères. Ce métissage est devenu un patrimoine commun à l'ensemble du Maghreb et dépasse de très loin la seule minorité noire qui la cultivait initialement.

 >> Le rite de possession (lila de derdeba)



Ce rite de possession se déroule la nuit. Il est animé par un maître musicien accompagné de sa troupe et d'une voyante. Cette cérémonie, sorte de théâtre archaïque, est à la fois un concert musical emprunt de danses, de chants poétiques à la gloire de leurs ancêtres mais aussi l'expression symbolique d'une minorité qui a souffert de l'exil et de l'esclavage.





Ces fameuses veillées auraient un véritable pouvoir thérapeutique : le rituel mène le corps jusqu'à la transe pour le libérer de ses mauvaises "vibrations".

 Le répertoire sacré (mlouk, génie, esprit)



Lors du rite de possession, les musiciens, après avoir effectué leur répertoire de divertissement (koyyou), vont jouer le répertoire sacré (mlouk) où les adeptes et les danseurs vont être sujet à des phénomènes de transe. Le maître musicien va enchaîner, de minuit à sept heures du matin, une série de devises chantées, accompagnées par son guembri et par les joueurs de qraqeb. Chaque devise chantée fera référence à un djinn ou à un mlouk (génie, esprit) bien déterminé.
 Invocation des Djins



Les entités invoquées peuvent être des entités purement surnaturelles ou des saints ayant réellement existé. Il y a sept cohortes de mlouk et chacune d'entre elles possède à sa tête un ou plusieurs esprits dominants. Les mlouk ont chacun une devise chantée, un encens particulier (que l'on brûle quand l'esprit prend possession d'un adepte), une couleur.
 Les différents mlouks invoqués par les Gnawa



On distingue les mlouk de la mer (Moussaouiyin) auxquels on attribue le bleu clair ;
les célestiels (samaouiyin) ont pour couleur le bleu foncé ;
les mlouk de la forêt, (rijal al ghaba) originaires d'Afrique ont pour couleur le noir tout comme les mlouk appartenant à la cohorte de Sidi Mimoun ;
enfin les mlouk rouges (al houmar), liés au sang et qui hantent les abattoirs.
Le blanc et le vert sont réservés aux saints invoqués, notamment Moulay Abdelkader Jilali et les chorfa.
La couleur jaune est attribuée à l'esprit féminin Lala Mira.
 Les djinns sont cités dans le coran



Le Coran précise aussi que les djinns sont crées à partir de feu clair sans fumée, et se différencient des anges qui sont crées de lumière. Les djinns sont encore décrits comme des êtres plus subtils que les êtres humains. Ils possèdent leurs principales fonctions psychologiques et physiologiques ; ils mangent, boivent, se marient, engendrent et meurent. Ils ont même une constitution sociale calquée sur celle des hommes. Autant que les hommes, ils sont doués d'intelligence et responsables de leurs actes. L'activité des djinns se déroule la nuit et se termine avant l'aube, lorsque le muezzin appelle à la prière.
 Meilleur endroit du FESTIVAL DE GNAWA à Essaouira



le festival a trouvé sa meilleur place dans la splendeur du lieu de Essaouira: avec ses deux plages, son port de pêche et ses trois kilomètres de remparts, l'ancienne forteresse carthaginoise, portugaise puis française et chérifienne de Mogador a su conserver la fière allure qui avait ébloui Orson Welles – il y tourna les plus belles séquences de son fabuleux " Othello ". Surtout, le tourisme " baba-bobo-jet set " n'a pas encore fait autant de ravages à Essaouira que dans la proche Marrakech.
On peut déambuler sereinement à toute heure et sans se perdre dans les ruelles tranquilles et parallèles de la medina et du mellah – qui fut jusqu'en 1967 l'un des quartiers israélites les plus actifs du Maghreb.
 


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