Alors Laurent est arrivé à quelle heure ? A quelle heure avez-vous pu faire la jonction ?
"On vient de retrouver Laurent il y a une petite heure. On s’est bien synchronisé, ils ont mis toute une équipe en place. Vraiment je suis content, ils ont tous bien travaillé pour venir sauver ce bateau et je leur en serait reconnaissant."
Est-ce qu’il y une équipe du Team OCEAN et de BROSSARD qui vous attend aussi à terre ?
"Oui le Team OCEAN s’est bien bougé, il y a déjà Simon et Jean-Charles qui nous attendent déjà sur l’île de Guernesey. Ce matin ils étaient encore au Havre et cet après-midi à La Trinité sur mer et là ce soir à Guernesey. Tout le monde fait du super travail et je suis content d’avoir une équipe comme ça. C’est grâce à eux qu’on va pouvoir sauver le bateau et puis repartir l’année prochaine j’espère. On a beaucoup de travail. Je pense déjà à remettre vite le bateau en ordre, c’est mon souhait."
Je suppose que la première manœuvre, la première des choses va être de démâter le bateau à terre ?
"Là il y a plusieurs étapes, un : de faire une réparation provisoire ici à Guernesey. Ensuite dans des conditions clémentes, d’emmener le bateau à Cherbourg, et puis là, démâter, poser le mât par terre, ce qui nous permettra ensuite d’emmener le bateau en remorquage à son port de réparation."
Alors pour un baptême du feu pour Charles Caudrelier, comment s’est il comporté ?
"Charles, toujours humble, toujours simple, à la hauteur. Il n´a pas bronché, surtout que lui il s’est fait une sacrée frayeur. Il était dans sa bannette quand la coque centrale s’est brisée en deux autour de lui. Donc j’imagine qu’il a eu un réveil un peu difficile. Mais non non, il est bien, il est calme, il sait ce qu’il a à faire à bord. Bon forcément une grosse déception, il n’imaginait pas sa première transat sur un multicoque de cette façon là mais bon, il en verra d’autres. Et puis voilà, maintenant notre objectif, c’est de sauver le bateau." Oui Yvan, le mot de la fin, c’est un véritable miracle que vous rameniez le Trimaran BROSSARD, il a fallu beaucoup de solidarité. Un concours de circonstances, si ça vous arrive au milieu de la mer, au milieu de l’océan atlantique ? C’est des mauvais souvenirs, on pense à Primagaz dans une transat anglaise avec Laurent !
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