Cèdre de l'Atlas ou Cèdre bleu (meddad ou arz en arabe, idil ou begnoum en berbère) (Cedrus atlantica) est un arbre endémique au Maroc et à l'Algérie. D'un port susceptible de dépasser 50 à 60 m, avec un diamètre de 2 m, il se différencie du Cèdre du Liban (Cedrus libani) par le fait que la partie supérieure de la ramure est pyramidale et plus érigée, surtout lorsqu'il est jeune, lui procurant un profil très élancé, mais devenant tabulaire avec le grand âge. Il se distingue en outre par ses branches plus courtes, ascendantes, ainsi que par une écorce qui demeure lisse, luisante et gris clair jusque vers l'âge de 25 ans, pour se fissurer et devenir brun écaillé ensuite. Les cônes sont plus petits (de 5 à 6 cm) avec souvent un petit creux au centre ; d'abord vert jaunâtre, ils deviennent pourpre violacé avec la maturité. Selon certains paléobotanistes, cet arbre vivait également en Europe à l'état naturel. Sa longévité est exceptionnelle : on signalait au Liban des vétérans de plus de 2000 ans ! Au Maroc, un doyen abattu au début du siècle était évalué à 900 ans. Outre le Cèdre de l'Atlas et le Cèdre du Liban, ce dernier aussi présent en Turquie et en Syrie, il existe d'autres espèces, partout en voie d'extinction plus ou moins prononcée : le Cèdre de Chypre (C. brevifolia), celui de l'Himalaya (C. deodara), qui subsiste aussi en Afghanistan et au Béloutchistan, dont l'origine de la derivatio nominis est en sanskrit indo-aryen devadara qui signifie « arbre des dieux ».
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