|  |
- 1306128 Publié le 17/05/2005 à 23:55  Sans la zique...juste les paroles... (vous pouvez compléter) Hubert-Félix Thiéfaine
| - 1306128 Publié le 17/05/2005 à 23:56  113ème cigarette sans dormir Les enfants de Napoléon, Dans leurs mains, tiennent leurs roustons. S'ils ont compris tous les clichés Ça f'ra d'la bidoche pour l'armée... Les partouzeurs de miss métro Patrouillent au fond des souterrains Mais ils rêvent d'être en hélico À s'faire de nèg' et du youpin... Les vopos gravent leurs initiales Dans le brouillard des no man's lands Et les démasqueurs de scandales Prennent le goulag pour Disneyland... Les gringos sortent un vieux crooner Pour le western du silence Demain, au Burgenbräukeller, Je lègue'rai mon âme à la science... Car moi je n'irai pas plus loin. Je tiens ma tête entre mes mains. Guignol connaît pas de sots métiers. Je ris à m'en faire crever ! Le petites filles de Mahomet Mouillent aux anticoagulants Depuis qu'un méchant gros minet Joue au flipp avec le Coran. Les dieux changent le beurre en vaseline Et les prophètes jouent Dracula. S'il vous reste un fond d' margarine, J'en aurai besoin pour ma coda Car moi je n'irai pas plus loin. Je tiens ma tête entre mes mains. Guignol connaît pas de sots métiers. Je ris à m'en faire crever ! Tu traînes ta queue dans la chaux vive Et t'hésites à choisir ton camp. T'as des aminches à Tel-Aviv Et des amours à Téhéran... Si tu veux jouer les maquisards Va jouer plus loin, j'ai ma blenno. Tu trouveras toujours d'autres fêtards. C'est si facile d'être un héros... Mais moi je n'irai pas plus loin. Je tiens ma tête entre mes mains. Guignol connaît pas de sots métiers. Je ris à m'en faire crever ! Retour aux joints et à la bière. Désertion du rayon képis ! J'ai rien contre vos partenaires Mais rien contre vos p'tites sœurs ennemies. Manipulez-vous dans la haine Et dépecez-vous dans la joie. Le crapaud qui gueulait : "je t'aime" A fini planté sur une croix ! Et moi je n'irai pas plus loin Je tiens ma tête entre mes mains. Guignol connaît pas d'sots métiers... Non moi je n'irai pas plus loin. Je tiens ma tête entre mes mains. Guignol connaît pas d'sots métiers. Je ris à m'en faire crever. Arsenic is good for you À m'en faire crever Arsenic is good for you
| - 1306128 Publié le 17/05/2005 à 23:57  Alligators 427 Alligators 427 Aux ailes de cachemire safran, Je grille ma dernière cigarette. Je vous attends. Sur cette autoroute hystérique Qui nous conduit chez les mutants, J'ai troqué mon cœur contre une trique. Je vous attends. Je sais que vous avez la beauté destructive Et le sourire vainqueur jusqu'au dernier soupir. Je sais que vos mâchoires distillent l'agonie. Moi je vous dis : "bravo" et "vive la mort !" Alligators 427 À la queue de zinc et de sang, Je m'tape une petite reniflette. Je vous attends. Dans cet étrange carnaval On a vendu l'homo sapiens Pour racheter du Neandertal. Je vous attends. Et les manufactures ont beau se recycler, Y aura jamais assez de morphine pour tout le monde, Surtout qu'à ce qu'on dit, vous aimez faire durer. Moi je vous dis : "bravo" et "vive la mort !" Alligators 427 Aux longs regards phosphorescents, Je mouche mon nez, remonte mes chaussettes. Je vous attends. Et je bloque mes lendemains. Je sais que les mouches s'apprêtent, Autour des tables du festin. Je vous attends. Et j'attends que se dressent vos prochains charniers. J'ai raté l'autre guerre pour la photographie. J'espère que vos macchabées seront bien faisandés. Moi je vous dis : "bravo" et "vive la mort !" Alligators 427 Aux crocs venimeux et gluants, Je donne un coup de brosse à mon squelette. Je vous attends. L'idiot du village fait la queue Et tend sa carte d'adhérent Pour prendre place dans le grand feu. Je vous attends. J'entends siffler le vent au-dessus des calvaires Et je vois les vampires sortir de leurs cercueils Pour venir saluer les anges nucléaires. Moi je vous dis : "bravo" et "vive la mort !" Alligators 427 Aux griffes d'or et de diamant, Je sais que la ciguë est prête. Je vous attends. Je sais que dans votre alchimie, L'atome ça vaut des travellers chèques Et ça suffit comme alibi. Je vous attends. A l'ombre de vos centrales, je crache mon cancer. Je cherche un nouveau nom pour ma métamorphose. Je sais que mes enfants s'appelleront vers de terre. Moi je vous dis : "bravo" et "vive la mort !" Alligators 427 Au cerveau de jaspe et d'argent, Il est temps de sonner la fête. Je vous attends. Vous avez le goût du grand art Et sur mon compteur électrique, J'ai le portrait du prince-ringard. Je vous attends. Je sais que, désormais, vivre est un calembour. La mort est devenue un état permanent. Le monde est aux fantômes, aux hyènes et aux vautours. Moi je vous dis : "bravo" et "vive la mort !"
| - 1306128 Publié le 17/05/2005 à 23:58  Amants destroy Fille-fleur, sauvage acidulée, Bouche cramoisie, jupe retroussée, Scratchée sur la banquette arrière D'un cabriolet Roadmaster. Transfert d'orage, émeute sexuelle Sous la rumeur des immortels, Quand ses lèvres arrachent un par un Les boutons de mon 501. "Détruire, détruire", toujours dit-elle, "Saboter l'œil universel". "Détruire, détruire", toujours dit-elle, "Faire payer ses grotesques erreurs Au boss cannibale supérieur." Travail de nuit, petit matin Jouissance, violence entre ses seins. Visage éclaboussé de nacre, Amour, bagatelle et massacre. Sur les fusibles du hasard, Entre les quarks et les quasars, Elle détruira son teddy-boy Cunnibilingue et lousy boy "Détruire, détruire", toujours dit-elle, "Saboter l'œil universel". "Détruire, détruire", toujours dit-elle, "Faire payer ses grotesques erreurs Au boss cannibale supérieur."
| - 1306128 Publié le 17/05/2005 à 23:59  Autorisation de délirer Nous voilà de nouveau branchés sur le hasard Avec des générateurs diesel à la place du cœur Et des pompes refoulantes au niveau des idées... Le vent souffle À travers nos crânes ITT Océanic couleurs !!! A la page 144 de leur programme, La petite cover-girl emballée Sous Cellophane s'envoie en l'air à l'Ajax W.C. Orgie de silence et de propreté ou celui qui aurait encore Quelque chose à dire préfère se taire plutôt que d'avoir À utiliser leurs formulaires d'autorisation de délirer... Demain, nous reviendrons avec des revolvers au bout De nos yeux morts...
| - 1306128 Publié le 17/05/2005 à 23:59  Autoroutes jeudi d'automne Elle m'envoie des cartes postales de son asile, M'annonçant la nouvelle de son dernier combat. Elle me dit que la nuit l'a rendue trop fragile Et qu'elle veut plus ramer pour d'autres Guernica Et moi je lis ses lettres le soir dans la tempête, En buvant des cafés dans les stations-service Et je calcule en moi le poids de sa défaite Et je mesure le temps qui nous apoplexie Et je me dis "stop !" Mais je remonte mon col, j'appuie sur le starter Et je vais voir ailleurs, encore plus loin ailleurs... Et je croise des vieillards qui font la sentinelle Et me demandent si j'ai pas des cachous pour la nuit. Je balance mes buvards et tire sur la ficelle Pour appeler le dément qui inventa l'ennui Et je promène son masque au fond de mes sacoches Avec le négatif de nos photos futures. Je mendie l'oxygène aux sorties des cinoches Et je vends des compresseurs à mes ladies-bromure Et je me dis "stop !" Mais je remonte mon col, j'appuie sur le starter Et je vais voir ailleurs, encore plus loin ailleurs... Il est bientôt minuit mais je fais beaucoup plus jeune. Je piaffe et m'impatiente au fond des starting-blocks. Je m'arrête pour mater mes corbeaux qui déjeunent Et mes fleurs qui se tordent sous les électrochocs Et j'imagine le rire de toutes nos cellules mortes Quand on se tape la bascule en gommant nos années. J'ai gardé mon turbo pour défoncer les portes Mais parfois il me reste que les violons pour pleurer Et je me dis "stop !" Mais je remonte mon col, j'appuie sur le starter Et je vais voir ailleurs, encore plus loin ailleurs...
| - 1306128 Publié le 18/05/2005 à 00:00  Bipède à station verticale 15 milliards d'années sont passées Depuis cette affaire de big-bang. Vieux singe au cœur fossilisé, J'ai des rhumatismes à ma gangue. Avec mon parachute en torche Et ma gueule de caterpilar, Paraît qu' je viens d'une catastrophe Mais les dieux sont pas très bavards. Bipède à station verticale, Toujours, faut se tenir debout. Bipède à station verticale Parfois... parfois... J'ai la nostalgie d'la gadoue Malgré le computer central Qui veille sur la zoo-clinique J'suis l'animal bluesymental Aux vieux relents d'amour gothique. J'tombe amoureux des éprouvettes Avec lesquelles je dois flirter Pour l'usine de stupre en paillettes Qui garantit mon pedigree. Bipède à station verticale, Toujours, faut se tenir debout. Bipède à station verticale, La nuit je fouille les no man's lands Comme un hibou décérébré Cherchant le message d'un Atlante Ou la formule d'un initié. Câblé sur x moins zéro, À l'heure des infos galactiques, Je mets mon badge "Ecce Homo" Et j'suis fier d'être un con cosmique. Bipède à station verticale, Toujours, faut se tenir debout, Bipède à station verticale, Parfois... parfois... J'ai la nostalgie d'la gadoue
| - 1306128 Publié le 18/05/2005 à 00:01  Buenas noches Jo Morbac ascendant canular Affilié au Human Fan Club, Je pousse mon feu sous mon cigare Et m'jette au fond du premier pub. La barmaid qui joue Marilyn Dans sa layette simili cuir Me fait le plein de gazoline En me caressant d'un soupir. Buenas noches Jo, Buenas noches babe. Puis j'descends la rue principale En suivant les murs de l'asile, Ma carte d'handicapé spatial Tendue vers les neuro-missiles Et pendant que les chiens savants Se jouent leur Best of the Q.I., Je me tire chez les émigrants Qu'on des news au tarif de nuit. Buenas noches Jo, Buenas noches man. Soudain, je t'aperçois, petite, Entre un flipper et un juke-box Frottant ton cul contre la bite D'un hologramme de Rank Xérox Et au moment où la machine Te plaque sur son parking perdant, J'arrache ta fermeture de jean Et m'engouffre dans ton néant. Buenas noches Jo, Buenas noches man. La tête mouillée entre tes cuisses Et l'œil plombé de nostalgeo, J'voudrais rentrer dans ta matrice Comme au vieux temps de ma létargeo Quand je jouais avec la matière Dans la chambre des éprouvettes Au milieu des années-lumière Et du rougeoiement des planètes. Buenas noches Jo, Buenas noches babe.
| - 1306128 Publié le 18/05/2005 à 00:02  Cabaret Sainte-Lilith Y a toujours un cinglé au bout de son trimard Qui se crame les yeux sur un ours en chaleur Du côté de ces nuits où s'enfuit le hasard Avec les doigts collés de foutre et de sueur. Y a toujours en taxi qui se perd dans la brume Avec une reine morte en pâture aux fantômes Et de vieux corbeaux rances en marge du bitume Qui s'en viennent crever au détour de ta zone. Lilith ! Oh Lilith Y a toujours un pingouin qui souffle ses poumons À travers un saxo branché sur du mélo Et des gosses exilés qui maquillent leurs noms Sur les fiches-transit d'hôtels hallucinos. Y a toujours un pigeon qui s'envole en fumée Dans les couloirs visqueux d'un vieux rêve-agonie Et des cigares bandants sur les lèvres flippées De dieux défigurés maquillés par tes nuits. Oh ! Lilith Tu sais comment ça jouit, Lilith, Les mecs roussis : Les dingues de la déglingue Qui s'flinguent derrière ton zinc Lilith ! Lilith ! Tu sais comment comment ça jouit, Les mecs complètements stress Qui t'réclament aux toilettes Une p'tite canette, une p'tite fumette, Une reniflette, une seringuette, Une bonne branlette Et puis : ciao... dodo. Y a toujours une petite frangine qui se noie dans ses nerfs Au fond d'une arrière-salle d'un vieux boxon crado Et d'autres qui s'en vont respirer le grand air Sur une plage à Hambourg, à Belfast ou Glasgow. Y a toujours un clébard de bar unijambiste Qui largue ses cachetons dans le W.C. pour dames Et des gonzes un peu raides au bras de vieilles groupies Qui dégueulent en riant leur Canigou on ice. Oh ! Lilith Tu sais comment ça jouit, Lilith, Les mecs roussis : Tu marches nulle part à genoux sur mes rames Avec des souvenirs à tringle du bourrin. Tu descends le quartier où les mômes jouent aux dames Et me font voir la came dans le creux de leurs mains Mais j'ai perdu l'adresse des autres solitudes À contempler la noille dans les yeux des passants. Souvent t'en as croisé au bord de l'hébétude Qui ne pouvaient dormir sans leur dose de sang. Lilith ! Tu sais comment ça jouit, Lilith, Les mecs finis : Les dingues de la déglingue Qui s'flinguent derrière ton zinc Lilith ! Lilith ! Tu sais comment, comment ça jouit Les mecs complètement stress Qui t'réclament aux toilettes Une p'tite canette, une p'tite fumette, Une reniflette, une seringuette, Une bonne branlette Et pis... ça joue ! ça jouit !
| - 1306128 Publié le 18/05/2005 à 00:02  Droïde song Droïde équalisé sans désir de chaleur Avec mes sentiments sur microprocesseur, Parfois dans le silence obscur de mon hangar Je déchausse mes circuits et débranche mon sonar. Bouillie d'étoiles fondues sur mes lèvres plasma De gargouille irradiée revenant du magma, Quand j'ai besoin d'amour ou de fraternité, J'vais voir Caïn cherchant Abel pour le plomber, J'vais voir Caïn cherchant Abel pour le plomber, J'vais voir Caïn cherchant Abel pour le plomber. Dans l'odeur des cités aux voiles d'hydrocarbures, Les rires sont des ratures qui s'attirent et saturent Et j'y traîne en réglant ma radio chimpanzé Sur fréquence et mépris point zéro nullité. Cosmonaute du trottoir, éboueur en transfert, Je peins mes hiéroglyphes sur les murs des waters Avant de m'enfoncer plus loin dans les égouts Pour voir si l'océan se trouve toujours au bout, Pour voir si l'océan se trouve toujours au bout, Pour voir si l'océan se trouve toujours au bout. Droïde, droïde, Machine humanoïde Aux chromosomes hybrides, Droïde, droïde, Carlingue anthropoïde, Cœur en Celluloïd, Droïde, droïde, Regard Polaroïd, Schizoïde et bifide, Droïde, droïde, Rêvant d'astéroïdes Acides et translucides, Libres... Attirées par le vide Le jour ou les terriens prendront figure humaine, J'enlèverai ma cagoule pour entrer dans l'arène Et je viendrai troubler de mon cri distordu Les chants d'espoir qui bavent aux lèvres des statues, Les chants d'espoir qui bavent aux lèvres des statues, Les chants d'espoir qui bavent aux lèvres des statues.
| - 1306128 Publié le 18/05/2005 à 00:03  Exil sur planète fantôme En ce temps-là, nos fleurs vendaient leur viande aux chiens Et nous habitions tous de sordides tripots Avec des aiguillages pour nos petits matins, Quand le beau macadam nous traitait de salauds, Nous traitait de salaud. Nous vivions nos vertiges dans des vibrations folles Et gerbions nos enzymes en nous gueulant : moteur ! Mais entre deux voyages, entre deux verres d'alcool, Nous n'avions pas le temps de décompter nos heures, De décompter nos heures. Nous étions les danseurs d'un monde à l'agonie, En même temps que fantômes conscients d'être mort-nés. Nous étions fossoyeurs d'un monde à l'agonie. En ce temps-là, le rien s'appelait quotidien Et nous allions pointer dans les jobs interdits. Dans les musiques blêmes, dans les sombres parfums Dans les dédales obscurs où plane la folie Où plane la folie Et nous avions des gueules à briser les miroirs, À ne montrer nos yeux que dans le contre-jour, Mais entre deux délires, entre deux idées noires, Nous étions les plus beaux, nous vivions à rebours, Nous vivions à rebours. Nous étions les danseurs d'un monde à l'agonie, En même temps que fantômes conscients d'être mort-nés. Nous étions fossoyeurs d'un monde à l'agonie. En ce temps-là, les gens s'appelaient citoyens. Nous, nous étions mutants, nous étions androgynes. Aujourd'hui, la tempête a lynché mes copains Et je suis le dernier à rater mon suicide, À rater mon suicide. Mais je veux vivre encore plus ivre de cramer. Je veux ronger le mal jusque dans ses recoins. J'ai traîné mes vingt siècles d'inutilité. Je n'ai plus rien à perdre, mais j'en veux pour ma fin, J'en veux pour ma faim.
| - 1306128 Publié le 18/05/2005 à 00:04  Je suis partout Je suis partout, Dans le héros, dans le vainqueur, Le médaillé qui fait son beurre, Dans la fille tondue qu'on trimbale A poil devant les cannibales, Dans le train Paris-gare d'Auschwitz Entre les corps des amants juifs, Dans ces millions d'enfants gazés Qu'on voudrait me faire oublier. Je suis partout, Partout partouze, Tendresse en S.O.S, Eros uber alles. Je suis partout Dans le gentil petit caniche Qui ratonne la nuit dans sa niche Dans l'œil du bougnoule écœuré Par cet Occident périmé Dans le boxe des innocences Avec la putain d'bonne conscience Dans la peau du rocker-poubelle Qui joue son je universel. Je suis partout, Partout partouze, Je suis partout. Dans la rue des amours toxiques Au bras d'un monstre pathétique Dans les annales des cœurs trav'lots, Avec ma capote en croco Entre tes seins, entre tes cuisses, Entre tes cimes et tes abysses, Humaniste sous ton collant, La bite coincée entre tes dents, Je suis partout, Partout partouze, Tendresse en S.O.S., Eros uber alles.
| - 1306128 Publié le 18/05/2005 à 00:05  Je t'en remets au vent D'avoir voulu vivre avec moi T'as gâché deux ans de ta vie Deux ans suspendus à ta croix A veiller sur mes insomnies Pourtant toi tu as tout donné Et tout le meilleur de toi-même A moi qui ai tout su garder Toujours replié sur moi-même Mon pauvre amour, sois plus heureuse maintenant Mon pauvre amour, je t'en remets au vent Toi tu essayais de comprendre Ce que mes chansons voulaient dire Agenouillée dans l'existence Tu m'encourageais à écrire Mais moi je restais hermétique Indifférent à tes envies A mettre sa vie en musique On en oublie parfois de vivre Mon pauvre amour, sois plus heureuse maintenant Mon pauvre amour, je t'en remets au vent Tout est de ma faute en ce jour Et je reconnais mes erreurs Indifférent à tant d'amour J'accuse mes imbuvables humeurs Mais toi ne te retourne pas Va droit sur ton nouveau chemin Je n'ai jamais aimé que moi Et je reste sans lendemain Mon pauvre amour, sois plus heureuse maintenant Mon pauvre amour, je t'en remets au vent Mon pauvre amour, sois plus heureuse maintenant Mon pauvre amour, je t'en remets au vent
| - 1306128 Publié le 18/05/2005 à 00:06  La fille du coupeur de joints Elle descendait de la montagne Sur un chariot chargé de paille Sur un chariot chargé de foin La fille du coupeur de joints La fille du coupeur de joints Elle descendait de la montagne En chantant une chanson paillarde Une chanson de collégien La fille du coupeur de joints La fille du coupeur de joints Mais nous on était cinq chômeurs A se lamenter sur not'malheur En se disant qu'on se taperait bien La fille du coupeur de joints La fille du coupeur de joints Elle descendait de la montagne V'là qu'elle nous voit vers les murailles Et qu'elle nous fait : coucou les gens ! La fille du coupeur de joints La fille du coupeur de joints Ben, v'là qu'elle nous prend par la taille Pis qu'elle nous emmène sur sa paille Elle nous fait le coup du zeppelin La fille du coupeur de joints La fille du coupeur de joints Ben nous on était cinq chômeurs A se payer une tranche de bonheur Une tranche de tagada tsoin-tsoin La fille du coupeur de joints La fille du coupeur de joints Quand on eut passé la ferraille Elle nous fit fumer de sa paille Sacré bon dieu que c'était bien La fille du coupeur de joints La fille du coupeur de joints Plus question de chercher du travail On pédalait dans les nuages Au milieu des petits lapins La fille du coupeur de joints La fille du coupeur de joints Elle descendait de la montagne En chantant une chanson paillarde Une chanson de collégien La fille du coupeur de joints La fille du coupeur de joints
| - 1306128 Publié le 18/05/2005 à 00:07  Nyctalopus airline Au nom du père, au nom du vice, Au nom des rades et des mégots, Je lève mon hanap et je glisse Dans mon scaphandre à nébulos. Je flye vers la doulce Atlantide, Allumée dans mes courants d'air. Je flye vers les chiens translucides Et les licornes aux cheveux verts, Et je patrouille dans mon cargo Chez les ovnis du crépuscule À collimater mes glaviots Dans mon viseur de somnambule. Je flye vers les radars au bar Qui me montrent la voie lactée Quand la fée aux yeux de lézard Me plonge dans ses brouillards nacrés. Je flye vers la cité-frontière Dans la nuit des villes sans lumière. Au nom du père, au nom du vice, Au nom des rades et des mégots, Je lève ma Guinness et je glisse Dans la moiteur des mélancos. Je flye vers les parfums tactiles Et vers l'androgyne ovipare. Je flye vers l'assassin tranquille Sous mon sourire d'aérogare Et j'carbure aux années-lumière, Mon astronef dans les rigoles, Mes rétrofusées dans la bière Pour la liturgie d'la picole. Je flye vers le chaos caché Dans les vestiges de ma mémoire Quand je n'sais plus de quel côté Se trouvent mes yeux dans les miroirs. Je flye vers la cité-frontière Dans la nuit des villes sans lumière.
| - 1306128 Publié le 18/05/2005 à 00:08  Un automne à Tanger Lui, sous la pluie D'un automne à Tanger, Lui qui poursuit Son puzzle déglingué, Lui, dans sa nuit D'un automne à Tanger, Lui qui détruit Son ombre inachevée. Nous venions du soleil Comme des goélands, Les yeux fardés de ciel Et la queue dans le vent Mais nous nous sommes perdus Sous le joug des terriens Dans ces rades et ces rues Réservés aux pingouins. Lui, sous la pluie D'un automne à Tanger, Lui qui poursuit Son puzzle déglingué. Les vagues mourraient, blessées, À la marée sans lune En venant féconder Le ventre des lagunes Et nos corps écorchés S'immolaient en riant Sous les embruns glacés D'une chambre océan. Lui, dans sa nuit D'un automne à Tanger, Lui qui détruit Son ombre inachevée. D'ivresse en arrogance, Je reste et je survis, Sans doute par élégance, Peut-être par courtoisie Mais j'devrais me cacher Et parler à personne Et ne plus fréquenter Les miroirs autochtones. Lui, sous la pluie D'un automne à Tanger, Lui qui poursuit Son puzzle déglingué, Lui, dans sa nuit D'un automne à Tanger, Lui qui détruit Son ombre inachevée.
| 830852 Publié le 18/05/2005 à 21:56  Lui: Merci Joke de m'y faire penser: je remets le couvert !!! | ^-^zaz - 227027 Publié le 19/05/2005 à 00:00  Oups j’l’avais zappé… merci Joky… j’y retourne Vous connaissez sans doute… mais pour les autres... http://www.thiefaine.com Encore merci  | - 1306128 Publié le 19/05/2005 à 12:50  Merci ^-^zaz
j'ai ajouté le lien en haut
| 965939 Publié le 19/05/2005 à 13:01  moi aussi, j'avais zappée!!! et pis finalement, je viens de ressortir mon 33tr poussiéreux "soleil cherche futur" Merci Jok!! Les dingues et les paumés Les dingues et les paumés jouent avec leurs manies Dans leurs chambres blindées leurs fleurs sont carnivores Et quand leurs monstres crient trop près de la sortie Ils accouchent des scorpions et pleurent des mandragores Et leurs aéroports se transforment en bunkers A quatre heures du matin derrière un téléphone Quand leurs voix qui s'appellent se changent en revolvers Et s'invitent à calter en se gueulant come on Les dingues et les paumés se cherchent sous la pluie Et se font boire le sang de leurs visions perdues Et dans leurs yeux mescal masquant leur nostalgie Ils voient se dérouler la fin d'une inconnue Ils voient des rois fantômes sur des flippers en ruine Crachant l'amour-folie de leurs nuits métropoles Ils croient voir venir Dieu ils relisent Hölderlin Et retombent dans leurs bras glacés de baby-doll Les dingues et les paumés se traînent chez les Borgia Suivis d'un vieil écho jouant du rock'n'roll Puis s'enfoncent comme des rats dans leurs banlieues by night Essayant d'accrocher un regard à leur khôl Et lorsque leurs tumbas jouent à guichet fermé Ils tournent dans un cachot avec la gueule en moins Et sont comme les joueurs courant décapités Ramasser leurs jetons chez les dealers du coin Les dingues et les paumés s'arrachent leur placenta Et se greffent un pavé à la place du cerveau Puis s'offrent des mygales au bout d'un bazooka En se faisant danser jusqu'au dernier mambo Ce sont des loups frileux au bras d'une autre mort Piétinant dans la boue les dernières fleurs du mal Ils ont cru s'enivrer des chants de Maldoror Et maintenant ils s'écroulent dans leur ombre animale Les dingues et les paumés sacrifient don Quichotte Sur l'autel enfumé de leurs fibres nerveuses Puis ils disent à leur reine en riant du boycott La solitude n'est plus une maladie honteuse Reprends tes walkyries pour tes valseurs maso Mon cheval écorché m'appelle au fond d'un bar Et cet ange qui me gueule viens chez moi mon salaud M'invite à faire danser l'aiguille de mon radar
| - 1306128 Publié le 19/05/2005 à 13:07  Merci Ange08 (Les dingues et les paumés) je l'adore celle là
j'ai l'album (en CD)
| - 1306128 Publié le 22/05/2005 à 22:54  Chambre 2023 (et des poussières) J'étais Caïn junior, le fils de Belzébuth, Chevauchant dans la nuit mes dragons écarlates Et m'arrêtant souvent chez les succubes en rut. J'y buvais le venin dans le creux de leur chatte Et les ptérodactyles me jouaient du trombone Au 14e sous-sol, 42e couloir, Où les anges déchus, sous un ciel de carbone, Aux heures crépusculaires, sodomisent les miroirs. Allez roule, roule, lady, Roule en moi. Et les filles des banshees m'entraînaient dans la brume Et me faisaient ramper devant la lune noire. Enivré de pollen et de parfum-bitume, J'ai vu ta dépanneuse garée sur mon trottoir. Et depuis je suis là, moi le cradingue amant, Soufflant dans mon pipeau la chanson d'Eurydice, Mais méfie-toi miquette je joue contre le vent Pour mieux te polluer avec mes immondices. Allez roule, roule, lady, dévaste-moi. Allez roule, roule, lady, nullifie-moi. Roule, roule, lady, engloutis-moi. Les néons du drugstore flirtent avec les abîmes De cette chambre enfumée où brûle Norma Jean Cholest'n'rock'n'roll pour deux cinglés sublimes Dans le chaud maelström de l'érotico-stream.
| - 1306128 Publié le 22/05/2005 à 22:55  Dies olé sparadrap joey Coincé entre deux bidons d'huile, Dans ce motel désaffecté, J'prends des notes sur la chute des tuiles Et sur les corps coagulés 'cause les ramoneurs du racket M'ont passé à l'attendrisseur. J'ai trois tonnes de trous dans la tête Et un tomahawk sur le cœur. Dies olé Sparadrap Joey Douc'ment les filles. Faut pas flipper. La bidoche est faite pour saigner. J'filais cette môme un peu mariole Qui frimait dans sa Studebaker Mais j'ai dû forcer sur la gnôle Au lieu d' bosser mon Bullworker. J' me suis r'trouvé au "Chaparal" Donné au signet. Ce rade où rodent les "rattlesnake" Donné au signet. Entre de fausses Lauren Bacall Et des Bogart à moitié cake, Dies olé Sparadrap Joey Douc'ment les filles. Faut pas flipper. La bidoche est faite pour saigner. La suite m'a laissé amnésique. J'ai coulé dans mon bathyscaphe Sous des uppercuts olympiques Qui m'défonçaient le sismographe... J'ai récupéré ma carcasse Dans une piaule de cette taule en ruine Où ça r'niffle la vieille radasse Qui met du gas-oil dans son gin. Si un jour je r'trouve la mémoire Et deux-trois bières pour ma moquette J' balanc'rai à la Série noire Un truc à faire chialer Hammett. Dies olé Sparadrap Joey Douc'ment les filles. Faut pas flipper. La bidoche est faite pour saigner.
| - 1306128 Publié le 22/05/2005 à 22:56  La dèche, le twist et le reste Tous les deux on pousse nos haillons Dans un igloo à bon marché Sous les toits d'une masure bidon En compagnie des araignées Toi tu vis ta vie d'alcoolique Entre ces quatre murs lamentables Moi je bricole et je fabrique Des chansons qui sont invendables Twist, chante, moi je flippe Twist, chante, moi je flippe On bouffe une fois tous les trois jours Avec des boîtes de cassoulet Qu'on arrive à paner en douce Dans leurs superbes super-marchés Et quand on est à bout de fric Tu fous le camp chez les émigrés Leur faire découvrir l'Amérique Dans des passes non déclarées Twist, chante, moi je flippe Twist, chante, moi je flippe Et quand je m'en vais prendre l'air Du côté des femmes faciles Tu te jettes sur la bouteille d'éther Pour ton vol plané à deux mille On ne s'aime plus d'amour et d'eau fraîche La vue de l'eau te fait hurler Et notre amour à coups de dèche S'est peu à peu désintégré Twist, chante, moi je flippe Twist, chante, moi je flippe On vit comme ça par habitude Et surtout parce que c'est pratique De pallier la solitude En buvant à la même barrique Ça peut durer jusqu'à toujours A moins que l'on ait le courage De se dire m.erde un beau jour Et de mettre fin au naufrage Twist, chante, moi je flippe Twist, chante, moi je flippe
| - 1306128 Publié le 22/05/2005 à 22:58  La maison Borniol Hé y a quelqu'un ? Oh y a quelqu'un ? C'est moi, Borniol Et je viens livrer le cercueil. Si vous m'payez un coup d'alcool, Ben moi, j'vous fait les clous à l'œil. Ouais c'est moi, Borniol, Service rapide et je contente Même la veuve du guignol, Vu que je fais le service après-vente. Les temps sont durs. C'est pas mariole. Vivement que revienne le choléra. Je pourrai changer de chignole Et me payer le cinéma Et si le choléra marche bien, Je pourrai faire des folies. J'agrandirai mon magasin Et je prendrai des apprentis. Je serai la maison Borniol, Le supermarché de la mort; Cercueils à fleurs pour les pauvres mômes Et à roulettes pour les vieillards. Je serai la maison Borniol Borniol Borniol, Maison Borniol, Maison Borniol, Bières, cercueils, catafalques, Maison Borniol, Maison Borniol, Demandez notre catalogue automne, hiver, Maison Borniol, Maison Borniol, 15% d'réduction sur suicides collectifs, Maison Borniol, Maison Borniol.
| - 1306128 Publié le 22/05/2005 à 22:58  La queue J'ai fait la queue à la soupe populaire. J'ai fait la queue devant les pissotières. J'ai fait la queue dans les petits coins pervers Avec ma réduction étudiant-militaire. J'en ai ma claque de faire la queue. {2x} J'ai fait la queue avec mon sac à dos Chez les t'as-pas-100-balles ? Chez les babas schizos. J'ai fait la queue pour jouer les héros Avec mon casque à pointe et mes pinces à vélo. J'en ai ma claque de faire la queue. {2x} Alors je me mets à rêver Que je suis un slip de carmélite Que personne ne peut ne toucher Sans se noyer dans l'eau bénite. J'ai fait la queue pour être solidaire De bastille à nation, par devant, par derrière. J'ai fait la queue avec la France entière, Avec le samedi-soir le touche-touche hebdomadaire. J'en ai ma claque de faire la queue. {2x} J'ai fait la queue avec mon numéro, Ma bagnole et mon chien, ma femme et mon frigo. J'ai fait la queue chez mon papa-psycho Qui m'aide à faire la queue chez mon alter-ego. J'en ai ma claque de faire la queue. {2x} Alors je rêve d'être un fusil, Un bazooka, un bombardier Ou bien encore un champs de mines Ou tu viendrais te faire sauter. J'ai fait la queue pour chercher la lumière Chez Darty, chez Moon, chez Glucksman, chez Jobert. J'ai fait la queue pour chauffer ma cuillère Avec le désir fou d'être enfin solitaire. J'en ai ma claque de faire la queue. {2x} Alors je rêve d'être un tombeau Avec des lumières tamisées Ou je pourrais compter mes os En attendant l'éternité. Oh, oui! je rêve d'être un tombeau Avec des lumières tamisées Ou je pourrais compter mes os En attendant l'éternité.
| - 1306128 Publié le 22/05/2005 à 23:00  Le chant du fou Le fou a chanté dix-sept fois Les yeux croisés sur son perchoir Une vérité au bout des doigts Une lampe entre les mâchoires Le fou a chanté dix-sept fois Puis il est mort de désespoir Dans un champ de labiales carnivores Tous les tombeaux se sont ouverts Pour voir passer le mort vainqueur L'alcool s'est figé sur ton verre Ta cigarette tombe sur ton cœur Et tu cherches une vérité par-delà l'espace Ouais, tu cherches une vérité par-delà l'espace Un autre fou sort de son trou Les yeux recouverts de poussière De trois siècles passés chez Lucifer Un autre fou sort de son trou Et vient respirer la lumière Qui gerce les murs d'Hangui-Tcheou Comme un grand coup de cimeterre Les feuilles tombent des cocas Et se répandent sur l'Occident Demain tu verras tous ces petits alchimistes Pulvériser un continent Et ta tête tombe de son socle de rêves Ouais ta tête tombe de son socle de rêves
| - 1306128 Publié le 22/05/2005 à 23:01  Septembre Rose Naufrage virtuose D'un amour clandestin Dans la métamorphose Des embruns souterrains, Tu jaillis ruisselant D'une vague utérine Sur ce ventre brûlant De tendresse féminine, Baby boy, Sweet baby boy. Ton premier cri réveille, De son écho brisé, L'ouragan qui sommeille Dans mes veines oxydées Et mon regard prélude Le jeu de la pudeur Quand, par manque d'habitude, On s'méfie du bonheur, Baby boy, Sweet baby boy, My baby boy, Oh ! my son of the wind My little wunderkind, Oh ! mon septembre rose D'amour apothéose, Baby boy. Passées les cruautés Du transfert organique, Tu retournes apaisé Vers ta faune onirique Ou les miroirs d'automne Reflètent à fleur de flamme Ta jeune écorce d'homme Éclaboussée de femme, Baby boy, Sweet baby boy, My baby boy...
| - 1306128 Publié le 22/05/2005 à 23:01  Stalag-tilt Milliards d'étoiles Mettant leurs voiles Carbonisées, Soleils factices, Fin d'orifice Climatisé, Reviens, Reviens petite. Les stalactites Veulent m'emmurer. Reviens, Déconne pas. Sans toi, mon cas Est périmé, Périmé. Les p'tites frangines Des magazines Me laissent leurs clés Et je m'ébranle Dans le chambranle Des pages tournées, Tournées. Reviens, Reviens petite, Dans ma guérite, Érotiser. Reviens. Déconne pas. Sans toi, mon cas Est périmé.
| - 1306128 Publié le 22/05/2005 à 23:02  Taxiphonant d'un pack de Kro "Allô SOS Amitié, Allô SOS Amitié ? Excusez-moi de vous déranger Mais si j'peux encore vous causer, C'est qu' mon pétard est enrayé. Allô SOS Amitié, Allô SOS Amitié ? Je crois bien qu'ça vient du chargeur. Est-ce que vous pouvez m'envoyer Assez rapidement le dépanneur ? Allô SOS Amitié ? La vie c'est pas du bubble-gum Et rien qu' le fait de respirer, Ça m' fout des crampes dans le sternum ! Allô SOS Amitié, Allô SOS Amitié ? Allô, allô ? Les mannequins des cortèges officiels ont goudronné Ma tendresse et la famille Duraton veut m'obliger À finir mon tapioca alors que ça fait bientôt 2000 ans que je n'ai plus faim. Allô SOS Amitié, Allô ? J'suis dans un train fantôme bloqué Sur une voie de garage. Est-ce que ma carte vermeille Me donne droit au sleeping ? Allô ? Ici SOS Amitié. Vous êtes sur répondeur automatique Et vous avez 30 secondes pour vous pendre !
| Candy - 981564 Publié le 22/05/2005 à 23:08  Merci Jok ! L'ascenseur de 22h43 Attention, attention, la concierge se trouve Actuellement dans l'escalier Mais comme elle ne le sait pas Vous êtes priés de ne pas la déranger J'arriverai par l'ascenseur de 22 h 43 En provenance de Babylone Les quais seront encombrés de pendus Laissant claquer leurs mâchoires dans le vent En guise de discours de bienvenue En guise de discours de bienvenue J'arriverai par l'ascenseur de 22 h 43 En provenance de Babylone Je ne connaîtrai rien de tes habitudes Il se peut même que tu sois décédée Mais j'demanderai ta main pour la couper Mais j'demanderai ta main pour la couper Attention, attention, sur le palier numéro 2 L'ascenseur de 22 h 43 en provenance De Babylone est annoncé Veuillez dégager le vide-ordures s'il vous plaît Et ne pas laisser les enfants s'amuser avec les fils A haute tension Tout corps vivant branché sur le secteur Étant appelé à s'émouvoir J'arriverai par l'ascenseur de 22 h 43 Et je viendrai relever le compteur de ton ennui Il te faudra sans doute changer de tête Et puis brancher ton cerveau sur ton coeur Rien ne sera jamais plus comme avant Rien ne sera jamais plus comme avant
|
Page 1 | 2 | 3  Accueil | Conditions générales | Publicité | FAQ | Contact
|  | |