| | Description : Trois à cinq jours de mauvais temps et de mer forte pointent devant leurs étraves. Ce qui a conduit le comité de course à donner un départ en ligne directe vers le large, sans petit parcours en baie. Bernard Stamm et Yann Eliès (Cheminées Poujoulat) ont pris le meilleur départ sur la ligne chez les 60 pieds, Jean-François Durand et Karen Leibovici (Défi Vendéen) ont fait de même chez les 50 pieds. Mais très vite, un groupe de six bateaux incluant tous les favoris a pris les devants, le duo Roland Jourdain-Ellen MacArthur (Sill et Veolia) et Mike Golding-Dominique Wavre (Ecover) se disputaient l’honneur de mener la danse. Les grains pluvieux de la matinée se sont peu à peu déchirés sur la cité havraise et c’est sous une lumière automnale d’entrée des artistes, dans des conditions pour l’instant maniables (20 nœuds de sud-ouest et mer agitée) que les 19 monocoques engagés dans la Transat Jacques Vabre ont commencé à remonter la Manche, bâbord amures, au près océanique. La grande majorité de la flotte avait opté pour un ris dans la grand voile et trinquette. Objectif commun : laisser au plus vite les falaises havraises de Sainte Adresse pour pouvoir rêver à une arrivée en Baie de tous les Saints sans avoir à les évoquer tous (les Saints) pour trouver les bonnes trajectoires, tirer les bons bords et optimiser le fonctionnement de la machine. Quadrature du cercle : avec une météo qui annonce deux fronts successifs d’ici mardi, beaucoup de vent et de la mer forte, il leur faudra rester dans le groupe de tête sans trop tirer sur la machine et prendre le risque d’un incident mécanique. Au top départ – directement vers le large, sans bouée de dégagement donc, à hauteur de la bouée de chenal LH12 - c’est le Cheminées Poujoulat de Bernard Stamm et Yann Eliès qui se montrait le plus malin et surtout le plus rapide sur la ligne. Même chose chez les 50 pieds pour le Défi Vendéen de Jean-François Durand et Karen Leibovici.  |
dimanche 06 novembre 2005 - 18h40

Il est 15h00 dimanche, 10 trimarans 60 pieds et 6 multicoques 50 pieds se sont élancés 24 heures après les 19 monocoques pour la 7e édition de la Transat Jacques Vabre. 26 nœuds de vent de Sud/Sud-Ouest et des pointes à plus de 30 nœuds au moment du départ. Les cinq premiers se tenaient en 1 mille après une heure de course. Départ laborieux pour Banque Populaire en queue de flotte. Coté monocoques 60 pieds : Jourdain/MacArthur occupe la tête du classement depuis hier soir après une nuit très mouvementée et des rafales à plus de 40 nœuds en Manche.
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| Monocoques : le couple franco-anglais Jourdain/MacArthur mène toujours la flotte

Pour les monocoques, la nuit de samedi à dimanche fut particulièrement agitée. « On a morflé cette nuit » raconte Roland Jourdain (Sill et Veolia). « Ça cartonnait » résume Yann Eliès (Cheminées Poujoulat). Dans la nuit, le vent de Sud-Ouest est monté à plus de 45 nœuds en rafale. La mer, particulièrement démontée, n’a pas ménagé non plus les équipages. Dimanche après-midi, les premiers, Sill et Veolia et Ecover en tête, traversaient le fameux – et dangereux – rail des cargos d’Ouessant. Quelques soucis techniques (point d’amure d’ORC et lattes de grand-voile) ont fait perdre quelques milles dans la nuit au duo de Bonduelle. Mais Jean Le Cam et Kito de Pavant sont rapidement remontés de la 8e à la 4e place dans la journée de dimanche.
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La nuit s’annonce légèrement plus calme pour les monocoques, contrairement aux multis. Cette zone de transition sera de courte durée. Dès lundi après-midi, un deuxième front froid actif devrait balayer la flotte avec des vents à plus de 45 nœuds. Encore 48 heures difficiles avant de pouvoir ouvrir les voiles et faire sécher les cirées dans les alizés portugais. Chez les 50 pieds monos, Kip Stone et Merfyn Owen (Artforms) sont talonnés par l’autre duo anglo-américain, Joe Harris et Josh Hall (Gryphon Solo). Les deux leaders ont déjà bien creusé l’écart avec leurs poursuivants.
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Mais au bout des trente premières minutes de course, un groupe de six 60 pieds ayant opté pour la voilure un ris-trinquette, avait pris environ 500 mètres d’avance sur ceux qui avaient préféré le foc de brise comme voile d’avant. Dans ce groupe de meneurs, très proches les uns des autres, on retrouvait tous les grands favoris : Mike Golding et Dominique Wavre (Ecover), Roland Jourdain et Ellen MacArthur (Sill et Veolia), Jean-Pierre Dick et Loïck Peyron (Virbac-Paprec), Jean Le Cam et Kito de Pavant (Bonduelle). Brian Thompson et Will Oxley (Skandia). Marc Thiercelin et Eric Drouglazet (Pro-Form) sont là aussi. Chez les 50 pieds, Artforms, le plan Finot de Kip Stone et Merfin Owen, menait la danse. Au près océanique, les vitesses sont déjà élevées, de l’ordre de douze nœuds. Sur une mer gris acier, c’est déjà du grand spectacle.
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| samedi 05 novembre 2005 - 17h57

Les dix-neuf monocoques engagés dans cette septième Transat Jacques Vabre – douze 60 pieds Imoca et sept 50 pieds - ont lâché les chevaux sous les falaises du cap de La Hève, noires d’une foule compacte. Dans un flux de sud-ouest d’une vingtaine de nœuds et une mer déjà relativement formée, les monocoques se sont élancés pour une partie de sautes vagues annoncées musclées.
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Au tout premier classement officiel de 16h, Roland Jourdain et Ellen MacArtur avaient pris la tête… pour un dixième de mille devant Mike Golding et Dominique Wavre. Mais pour résumer, les quatre favoris à savoir Sill et Veolia, Ecover, Virbac-Paprec et Bonduelle étaient comme alignés sur une ligne de départ, après 10 milles parcourus sur la route directe. Le combat des chefs a déjà commencé et il y a fort à parier qu’il ne cessera pas de sitôt. Les favoris sont là. Et bien là. Chez les 50 pieds, c’était le Gryphon Solo de Joe Harris et Josh Hall qui pointait en tête. Reste qu’il faudra ménager la monture et les hommes car les conditions vont s’avérer de plus en plus musclées. Pour cette nuit, le météorologue de la course Louis Bodin prévoit en effet un vent de sud-sud-ouest très irrégulier, entre 20 et 30 nœuds, et surtout une houle qui sera de plus en plus forte au fur et à mesure de la progression vers la sortie de La Manche. Dimanche, la mer sera forte avec une houle de sud-ouest de 4 à 5 mètres. Le plus fort est attendu pour lundi et mardi avec des vents pouvant aller jusqu’à 40 nœuds. Il va y avoir du sport. C’est rock’n roll comme dirait le vénérable Little Bob qui profite ce soir de la Transat Jacques Vabre pour fêter ses 30 ans de carrière sur la scène des Docks Océane du Havre.
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Après un départ plutôt calme, la régate des monocoques de la Transat Jacques Vabre s´est très vite corsée. Le vent est monté jusqu´à 45 nœuds ce matin et "la mer était complètement folle" dixit Jean-Pierre Dick, joint ce midi au téléphone. Depuis hier soir, Virbac-Paprec est dans le paquet de tête. Il a choisi une route plus nord en Manche que les deux leaders - Sill & Veolia et Ecover – pour négocier au mieux le passage d´un front dépressionnaire derrière lequel les deux compères ont viré ce matin, direction la pointe de Bretagne qu´ils sont en train de parer ce soir. Les 24 premières heures ont donc été intenses et les suivantes devraient l´être aussi avec un nouveau coup de vent à venir dès demain soir. L´objectif pour le duo Dick-Peyron : faire le dos rond pour ne rien casser à bord tout en restant dans le groupe des leaders.
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| Nous avons eu beaucoup de vent cette nuit avec des rafales à 45 noeuds...

explique Jean-Pierre. C´était sport à bord quand on a réduit les voiles. D´autant que la mer était complètement folle. Elle était très forte et cassante. Le bateau n´a pas arrêté de taper violemment : un vrai shaker. Résultat : nous n´avons pas encore dormi et notre système digestif n´est pas encore amariné. Nous sommes fatigués avec Loïck et on va essayer de se reposer dans la journée car les prochaines heures vont être agitées. Nous attendons un deuxième front demain avec des vents forts dans le Golfe de Gascogne. Derrière cela nous attendent les longs surfs mais d´ici là il va falloir être bon en stratégie."
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Joint de nouveau à 17h00, Jean-Pierre et Loïck naviguent en ce moment à vue d´Ecover. Les conditions sont plus calmes ce qui a permis aux deux marins de se reposer et de déguster leur premier vrai repas. "Depuis ce midi, c´est plus vivable à bord. La mer est encore formée mais rien à voir avec les montagnes russes de cette nuit. Cela nous permet de barrer à tour de rôle. Loïck dort en ce moment. On fait un beau début de course. Je suis content car le bateau va bien. La bagarre va être intense dans le Golfe de Gascogne. Nous sommes plus à l´est que Sill & Veolia et qu´Ecover. Exactement dans la même situation que dans la Transat Jacques Vabre 2003 ! ", précise amusé Jean-Pierre.
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| Moins de 8 minutes ...

Et 3 milles plus tard, c’est la paire Le Cleac’h/Foxall (Foncia) qui prenait la tête au passage de la bouée Général Metzinger. Ils devançaient Groupama, Orange Project, Géant, Gitana 11, Sodebo, TIM, Brossard, Gitana X, Crêpes Whaou ! et Acanthe Ingénierie. Le départ de Banque Populaire était légèrement plus laborieux que ses adversaires. Souci de trinquette ou mauvais positionnement obligeant à empanner deux fois ? Quelques minutes après le départ, le duo Bidégorry/Lemonchois progressaient au ralenti tandis que leurs adversaires s´envolaient en jouant les funambules.
(Source : Transat Jacques Vabre)
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| | Les jeux ne sont pas faits !

Il va falloir faire le dos rond dimanche après-midi, lorsque le coup de canon du départ lancera les seize multicoques répartis en deux classes. Les prévisions annoncent du Sud Ouest musclé, devenant fort au passage du front froid annoncé vers le coucher du soleil sur les premiers, soit au large de Cherbourg. Et ces conditions ne font que rendre plus délicat tout pronostic. Sur cette première partie du parcours entre Le Havre et Salvador de Bahia, l’objectif principal des duos sera de préserver le matériel. Celui-ci sera extrêmement sollicité jusqu’à Madère en raison d’une mer très forte, formée depuis près de trois semaines par une succession de dépressions sur le proche Atlantique. Et dans ces situations dures, ce ne sont pas forcément les plus rapides en ligne qui s’en sortent le mieux ! Pour preuve, il y a deux ans lorsque les Italiens de TIM Progetto Italia avaient surpris toute la flotte en pointant en tête avant de subir une avarie structurelle. Giovanni Soldini et Vittorio Malingri n’ont pas le trimaran le plus évolué de la flotte mais certainement l’un des plus puissants.La grosse brise des premiers jours pourrait bien les « projeter » en avant… Tout comme Gitana X qui peine lors des Grand Prix dans les petits airs mais s’est toujours montré redoutable au près dans la « baston ». Thierry Duprey du Vorsent et Erwan Le Roux sont en plus remontés comme des horloges et ont bien l’intention de ne pas jouer les figurants. Et dans les huit restants, cinq ont participé au circuit Orma (course Lorient-Nice et cinq Grand Prix) et trois ont occupé leur saison à d’autres activités. Celui qui a le moins navigué cette année est tout de même un trimaran éprouvé puisque Brossard n’est autre que l’ex-Sergio Tacchini de Karine Fauconnier, 3ème à seulement quatre heures du vainqueur en 2003… Et n’oublions pas qu’Yvan Bourgnon en est à sa quatrième participation à la Transat Jacques Vabre (victoire en 1997) et que Charles Caudrelier, outre sa victoire à la Solitaire du Figaro en 2004, a passé la saison à bord de Banque Populaire, le sistership de Brossard !
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| Reste Sodebo...

Qui n’est pas en… reste côté milles ! S’il a provisoirement abandonné les régates, Thomas Coville (épaulé de nouveau par Jacques Vincent) n’a cessé de sillonner l’Atlantique depuis le printemps. Chasseur de records, il s’est ainsi octroyé en solitaire la Route de la Découverte (Cadix-San Salvador) et Miami-New York. Le trimaran rouge est reconnu comme très puissant et très marin dans la brise et la mer formée et le tandem connaît non seulement le parcours mais s’est lié d’amitié depuis des lustres. Le dernier à ne pas s’être confronté aux autres trimarans Orma n’est autre que le nouveau baptisé Orange Project des frères Ravussin. Eux aussi connaissent leur bateau sur le bout des doigts, puisque Stève a remporté le circuit Nokia Oops Cup, série scandinave de régates inshore et offshore. L’ex-Brocéliande d’Alain Gautier a été très sensiblement optimisé au fil des années et affectionne la glisse et les petits airs. Des cinq autres multicoques en lice, Groupama-2 est le seul « novice » de la flotte puisqu’il n’a encore jamais traversé l’Atlantique. Ce qui n’enlève rien à ses prétentions puisqu’il a survolé les cinq Grand Prix de la saison et a pu fiabiliser sa plateforme et optimiser ses foils à l’issue de l’IB Group Challenge. Le duo est deux fois vainqueur de la Transat Jacques Vabre et navigue en symbiose depuis maintenant quatre saisons. S’il s’est montré un cran au-dessus de la flotte dans les vents inférieurs à dix nœuds, Groupama-2 fêtera son « baptême du feu » océanique à cette occasion.
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| Banque Populaire...

Est quant à lui leader au classement provisoire du Championnat des multicoques. C’est dire si l’ex-Bayer a su s’imposer rapidement aux mains de Pascal Bidégorry, secondé pour cette transat par Lionel Lemonchois. Cette « mobylette » redoutable dans les petits airs a aussi démontré qu’en jouant avec délicatesse, elle n’avait rien à se reprocher dans la brise. Il en est un peu de même pour Foncia qui n’a fait que monter en puissance au fil de la saison. Armel Le Cléac’h, accompagné de Damian Foxall, a désormais pris la dimension de ce trimaran très polyvalent, un atout au vu des phases très variées « météorologiquement parlant » de ce parcours. Quant à Géant, Michel Desjoyeaux aura à cœur de monter sur le podium, résultat qu’il avait manqué de peu il y a deux ans. Avec Hugues Destremau, un habitué de la régate au contact, le vainqueur du Vendée Globe, de la Route du Rhum et de The Transat, dispose d’un trimaran très typé pour le large et optimisé au fil des mois pour le côtier. Enfin, aux mains de Jean-Luc Nélias et Loïck Peyron en 2003, l’ex-Belgacom est une superbe machine pour ce parcours océanique. Rebaptisé Gitana 11 avec deux « anciens » de l’olympisme en Tornado, ce trimaran est extrêmement rapide dans la brise comme il l’a encore démontré au Défi Petit Navire de Douarnenez en pointant à plus de 32 nœuds de moyenne sur cinq milles… Frédéric Le Peutrec et Yann Guichard ont l’habitude de naviguer en double et connaissent aussi le parcours.
Au vu des prévisions annoncées pour les cinq jours à venir, la première phase du parcours entre Le Havre et Madère devrait s’avérer ventée sur une mer forte. Les trimarans puissants auraient ainsi l’avantage jusqu’au large du cap Finisterre : TIM Progetto Italia, Gitana X, Sodebo, Géant, Gitana 11. Mais les conditions rencontrées ne devraient pas leur permettre de creuser trop l’écart sur les bateaux plus à l’aise dans le vent médium et la mer moins agitée : Brossard, Banque Populaire, Groupama-2, Orange Project, Foncia. S’il n’y a pas d’options tactiques trop marquées pour atteindre Madère, il est imaginable d’observer un regroupement général dans les alizés africains. La troisième phase est plus stratégique avec le passage du pot au noir qui peut bénéficier à l’un ou l’autre selon la longitude, tandis que le bord de près vers Ascension favorisera de nouveau les voiliers puissants avant un final vers le Brésil très ouvert en fonction de l’intensité des alizés de l’hémisphère Sud… Faites vos jeux, rien ne va plus !
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Disposant d’un trimaran high-tech dernier cri dessiné par le célèbre cabinet Van Peteghem/Lauriot-Prévost, Franck-Yves et Kevin Escoffier sont a priori les mieux armés chez les multicoques 50 pieds. Crêpes Whaou ! a été mis à l’eau en début d’année et s’est immédiatement illustré lors du Record SNSM. Le même duo d’architectes est à l’origine du trimaran Acanthe Ingénierie mené par Anne Caseneuve et Christophe Houdet et mis à l’eau en 2001. Avec Pascal Quintin et Raphaël Sohier, sur Jean Stalaven, ils forment les principaux adversaires de la famille Escoffier, père et fils. Un quatrième trimaran, âgé de 15 ans, n’affiche pas les mêmes prétentions. Après deux Transat Jacques Vabre en monocoque 50 pieds, Roger Lemaire et Henriette Lemay sont passés au trimaran avec Négocéane Donneurs de vie – Branec IV, l’ancien Great American II de Rich Wilson. Le plateau des multicoques 50 pieds est complété par deux catamarans atypiques de la course au large. Dominique Demachy et Philippe Langlois régatent à bord d’un catamaran de croisière de 46 pieds, Gifi, tandis que le Suisse Dany Monnier et le Français Pierre Dupuy embarquent sur un catamaran aux formes de carènes originales, Victorinox. "Source Pen Duick"
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| Gros potentiels chez les monos !

mercredi 02 novembre 2005 - 19h08
Vingt-quatre heures avant les multis, les 18 monocoques engagés dans cette 7e Transat Jacques Vabre s’élanceront du Havre samedi 5 novembre à 15h, sous les falaises du cap de La Hève. Deux types de monocoques faisant l’objet de classements différents sont engagés. Dans la catégorie reine des 60 pieds Imoca, ils sont douze à se disputer une victoire brésilienne, avec des stars comme Ellen MacArthur et Roland Jourdain, Mike Golding et Dominique Wavre ou encore Jean Le Cam et Kito de Pavant. Chez les monocoques de Classe 2, six sont tendus vers le même objectif : Salvador de Bahia. Petit tour d’Horizon des forces en présence, de ces trente hommes et six femmes qui s’apprêtent à défier l’Atlantique.
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Chez les 60 pieds Imoca (18,28 m), la lutte sera terrible. Sur les douze engagés, la concentration de stars de la voile - héros des précédentes éditions de la Transat Jacques Vabre, du Vendée Globe, d’Around Alone ou de La Solitaire - est impressionnante. De Roland Jourdain et Ellen Mac Arthur (Sill et Veolia) à Jean-Pierre Dick et Loick Peyron (Virbac-Paprec) jusqu’à Jean Le Cam et Kito de Pavant (Bonduelle), en passant par Bernard Stamm et Yann Eliès (Cheminées Poujoulat) ou encore Anne Liardet et Miranda Merron (Roxy) et bien sûr Mike Golding et Dominique Wavre (Ecover), tout le gratin de la course océanique s’active autour du bassin Paul Vatine, en attendant le grand saut de samedi. Bien difficile en l’espèce de distinguer les favoris de ceux qui le sont un peu moins. Pour tenter quand même, honneur au seul navigateur brésilien de la course, Walter Antunes. En compagnie du Français Raphaël Coldefy, il va courir sur Galileo, monocoque flambant neuf à ballasts et quille orientable, construit de ses mains. Voici donc l’idée que Walter se fait des forces en présence : « Selon moi, il y a quatre bateaux vraiment grands favoris : Sill et Veolia, Bonduelle, Ecover et Virbac-Paprec. L’objectif pour nous avec Galileo sera de tenter de prendre la 5e place, ce qui serait déjà un excellent résultat. »
On ne trouvera personne pour démentir parmi les quatre favoris cités. Tous sont là pour la gagne… A commencer peut-être par Roland Jourdain et Ellen Mac Arthur, légendaires rivaux autour du monde et cette fois associés sur une monture désormais éprouvée, victorieuse de la dernière Calais Round Britain Race. Pour Mike Golding et Dominique Wavre, autres figures du Vendée Globe, c’est clair également : « nous faisons partie des quatre ou cinq bateaux qui ont le potentiel pour gagner », assure sans détour Dominique. « L’ambiance au Havre est déjà fantastique avec tout ce public, j’aimerais bien voir ce que ferait une victoire à Salvador de Bahia », sourit Mike « Goldinger », l’homme qui sait naviguer sans sa quille quand les circonstances l’imposent… Pas de chichi non plus chez Jean-Pierre Dick et Loïck Peyron qui ambitionnent « le podium et pourquoi pas aussi bien que la dernière fois », sachant que Jean-Pierre Dick est le tenant du titre de la Transat Jacques Vabre… Et que dire des duos Jean Le Cam - Kito de Pavant (Bonduelle) et Bernard Stamm - Yann Elies (Cheminées Poujoulat), double alliance de deux des plus talentueux circumnavigateurs et de leurs homologues en classe Figaro, Trophée Jules Verne en prime pour Bernard et Yann ? Eux aussi seront extrêmement dangereux. « On espère que les modifications apportées au bateau seront bénéfiques, ça a l’air d’aller, si on a bien réfléchi ça devrait payer» assure le roi Jean. « Avec Yann nous sommes complémentaires et on part pour la meilleure place possible », plaisante Bernard Stamm. Attention aux filles encore : le Roxy d’Anne Liardet et Miranda Merron n’est autre que l’ex-PRB double vainqueur du Vendée Globe. Sur Pro-Form, Marc Thiercelin et Eric Drouglazet (tiens, encore un Figariste, vainqueur cette année du Trophée BPE Saint-Nazaire-Cuba) seront des outsiders on ne peut plus sérieux, tout comme le Britannique Brian Thomson et l’Australien Will Oxley sur Skandia. Une formidable bagarre tous azimuts s’annonce donc, à laquelle tenteront de participer aussi les jeunes et talentueux Jean-Baptiste Dejeanty et Alexandre Toulorge sur Région Basse Normandie Maisonneuve, l’increvable Hervé Laurent et son complice Laurent Massot sur UUDS et enfin Joe Seeten et son alpiniste de coéquipière italienne Cecilia Carreri sur Mare Verticale. Tous tendus vers le même objectif : aller vite au bon endroit et rallier dans le wagon de tête voire mieux Salvador de Bahia, en route « directe » - sans aller virer l’île de l’Ascension comme les multicoques. En 2003, Virbac n’avait mis que 16 jours, 15 heures et 18 minutes pour rafler la mise, à une moyenne de près de onze nœuds sur la route théorique. Il va y a voir du sport…
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Monocoques Classe 2
Six bateaux dans cette seconde catégorie des monocoques classe deux (50 pieds soit 15,24m).. et la benjamine de la course, Servane Escoffier (24 ans) qui part avec le très expérimenté Bertrand de Broc, qu’on ne présente plus, sur Vedettes de Bréhat. Un bateau au palmarès impressionnant : vainqueur de la dernière Transat Jacques Vabre, vainqueur d’Around Alone, vainqueur de la Route du Rhum… Alors, favorite Servane ? « Je ne crois pas, non, c’est très ouvert. Moi je pense que quatre bateaux peuvent gagner, dont deux n’étaient pas là à la précédente édition. Pour moi Artforms, Gryphon Solo et Défi Vendéen seront des adversaires redoutables. Alors avec Bertrand, on n’est pas favoris… mais on veut bien gagner quand même si jamais l’occasion de présente ! » Pour la petite histoire, Servane Escoffier participera à sa deuxième Transat Jacques Vabre, cette fois contre son père Bob qui, lui, reste fidèle à son vénérable Adecco-Etoile Horizon, bateau de course-croisière au surprenant gréement aurique. « Nous ne sommes pas vraiment rivaux, donc, mais c’est sympa d’être sur la même ligne de départ », sourit la jeune Malouine. Si les Britanniques Paul Metcalf et Ryan Finn partent eux aussi surtout pour l’aventure sur leur bateau conçu pour la Route du Rhum de 1990, Servane et Bertrand de Broc auront donc trois grands adversaires : le duo Joe Harris-Josh Hall sur Gryphon Solo (bateau 2e des 50 pieds sur Around Alone 2002), Jean-François Durand et Karen Leibovici (tiens, encore une héroïne du Vendée Globe) sur Défi Vendéen et – sans doute le plus dangereux de tous – Artforms, skippé par l’Américain Kip Stone et l´architecte Merfyn Owen, sur le bateau vainqueur de The Transat 2004. « Ils ont un mât plus haut, une dérive plus profonde, ça cause…», sourit Servane Escoffier. Chez les 50 pieds aussi, la lutte sera chaude. Tant mieux pour le spectacle.
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| 50 pieds nouvelle vague...

mercredi 02 novembre 2005 - 09h26
Dans le bassin Paul Vatine, le trimaran Crêpes Whaou ! est sagement amarré. A bord, tout est en place, c’est ce que l’on appelle un bateau « propre ». Dernier né de la flotte des 50 pieds, le plan Van Peteghem/Lauriot-Prévost attire l’œil. Sensible à son esthétique et à ses lignes, quelques skippers sont venus visiter la bête.
Sur le pont, Franck-Yves et son fils ne cachent pas leur plaisir : « C’est vraiment super de voir les équipes de 60 pieds s’intéresser à notre bateau. Non seulement il est beau mais en plus il est fidèle à notre projet de départ à savoir un bateau simple, performant, marin et facile à vivre pour un coût raisonnable. Les architectes et le chantier CDK ont vraiment bien travaillé ».
A moins d’une semaine du départ de la transat Jacques Vabre, les Escoffier récolte les fruits d’une passion familiale.
Le père de Franck-Yves, Claude, aimait déjà la mer. En 1975, il confie son bateau personnel, Bob 4 à son cadet de fiston pour participer au Triangle Atlantique. Face à lui, un certain Jean-Yves Bernot embarque à bord de Pristis. Les deux jeunes marins s’apprécient et c’est tout naturellement que Franck-Yves demande à Jean-Yves de le conseiller en météo lors de sa première Route du Rhum. Les années de travail à la pêche n’ont pas pris le dessus sur leur amitié : « Comme je n’avais pas d’argent, je lui ai proposé de lui régler 50% de sa facture au départ et les 50 autres en cas de victoire. Je m’en suis donc acquitté à Pointe à Pitre. Depuis, j’ai toujours fait appel à lui. C’est un homme de talent et il est là pour nous éviter de faire la grosse bêtise qui pourrait nous priver de la victoire à Bahia ».
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| Car la famille Escoffier ...

Est bien consciente de naviguer à bord d’un bateau qui est dessus du lot : « Nous avons un peu le cul entre deux chaises. Si l’on gagne, ce sera normal. Moi, ce que je cherche avant tout, c’est à faire une belle course. Mais il est clair que ce serait bien de traverser en 14 ou 15 jours. Oui, 14 jours, ce serait super ».
Jamais loin de son père, Kevin acquiesce : « Nous avons peu de repères par rapport à la concurrence. J’ai du mal à me donner un critère de performance qui nous permettra de juger notre course. Certains pensent que nous pouvons arriver avant les monocoques qui partent un jour avant nous. D’autres que nous pourrions précéder les multicoques de 60 pieds qui vont virer l’île de l’Ascension alors que nous ferons route directe. On verra bien mais il est clair que l’on ne part pas en croisière. Ce n’est pas le genre de la maison. J’ai toujours vu mon père régater pour gagner. Je ne suis donc pas très différent. Ce que je vais apprendre, c’est grâce à lui qui est évidemment beaucoup plus expérimenté ».
A ces mots, le père réagit : « Moi, j’ai l’expérience mais toi tu as la tête bien faite. Tu apprendra en quatre ou cinq ans ce que j’ai mis 25 ans à savoir ».
Soudés à la mer autant qu’aimés à terre, Papa et fiston seront suivis de près par Annie, la mère mais aussi Loic le second fils pêcheur et Yannig, étudiant en science du ballon ovale à Rennes. Autant dire que les discussions sans fin au coin du feu de bois dans la maison familiale du port des Bas Sablons de St Malo ne s’arrêteront pas de si tôt.
Source Crêpes Whaou!
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| Un calendrier sur quatre ans! dimanche 30 octobre 2005 - 08h33

Les deux éléments clés, confirmés par la représentation de 52 sur 59 voix de membre, étaient relatifs à la remise en question des règles techniques pour les bateaux et au calendrier officiel IMOCA qui a été confirmé jusqu´à 2009. Ses deux éléments réguleront le prochain cycle du circuit qui inclura plus de 10 événements majeurs. Les changements clés de la règle IMOCA inclus: - Jauge : un général renforcement et arrangement des règles en elles-mêmes accompagnées d´une clarification des principes et des protocoles de mesure. - Sécurité : renforcement des règles de stabilité, incluant la mise en place d´un nouvel angle maximum au redressement de 108 degrés (AVS) considérant ballasts et quille pivotante du mauvais coté. Ce critère est conçu pour stopper la progression de conception plus puissante qui, tout en se conformant aux critères de stabilité 127.5 degrés (avec quille droite), rencontrent des problèmes de stabilité dans des situations dynamiques avec les ballasts et la quille pivotante du mauvais coté. La flotte actuelle s´adapte tout juste à cette nouvelle règle. - Réduction des coûts : les projets 60 pieds Open restent très bon marché mais la classe est consciente de la pression toujours croissante sur les budgets dû à l´augmentation intense de compétitivité. Interdire les métaux spéciaux à haute densité tels que le tungstène dans les quilles, permettre seulement un type de rotation pour les quilles (IE aucun mouvement d´avant en arrière pour une quille basculante) et la limitation du développement des systèmes complexes de foils (daggerboard) sont juste trois des mesures convenues par les membres. - Règles internes: les nouveaux conseils, convenus sur des critères d´adhésion et les puissances de vote des membres de projet concernant le choix et la synchronisation d´événement, devraient servir à maintenir la clarté que la classe vise à fournir sur le programme de championnat du monde d´IMOCA.
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Etape importante pour l´aide à l´augmentation continue de nouveaux commanditaires voulant entrer dans la flotte, le calendrier officiel IMOCA mise à jour jusqu´à 2009 a été convenu. Trois nouvelles courses ont été ajoutées au circuit, la China Cup (London-Brest-Qingdao-Shanghai, Mars 2006), en prévisionnel Lorient-Bermuda-Lorient en double (mai 2007, à confirmer), et Barcelona World Race (novembre 2007, en double, sans escale, course autour du monde au départ de Barcelone). Les quatre années du circuit du championnat IMOCA incluent maintenant plus de dix événements majeurs, principalement en solitaire et en double, visitant sept pays différents, impliquant d´actifs skippers de plus de dix nationalités différentes aux commandes d´environs vingt-cinq Open 60. Sans oublier que tous les événements combinés couvrent plus de 130 000 miles de course océanique.
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| Toutes les infos!

2006 Calendrier 26 mars : China Cup (2-up tbc) http://www.chinacup2006.com 22 octobre : Velux 5 Oceans (Solo. ex-Around Alone. Etape 1 Bilbao – Freemantle) http://www.velux5oceans.com 29 octobre : Route du Rhum (Solo St.Malo-Guadaloupe) http://www.penduick.com
2007 Calendrier Décembre ou janvier : Possible courses retour après la Route du Rhum Janvier : 5 Oceans (Etape 2. Freemantle - Florida) Mars : 5 Oceans (Etape 3. Florida – Bilbao) Avril : finish of 5 Oceans Mai : Lorient-Bermuda-Lorient (en étude par l’IMOCA) Juin : Calais Round Britain Race (Double ou par équipe de 5, à confirmer) http://www.calaisroundbritainrace.com Août : Rolex Fastnet Race (Double ou par équipe de 5, à confirmer) http://www.rorc.org Sep/Octobre : Prologue/Qualification UK-France-Barcelona Octobre : Evénement dans le sud de la France Novembre : Transat Jacques Vabre (Double, Le Havre-Salvador): http://www.penduick.com 11 novembre : Barcelona World Race (en double sans escale autour du monde) http://www.barcelonaworldrace.com
2008 Calendrier Dec/Jan: Possible courses retour apres la TJV Février : finish of Barcelona World Race Juin: The Transat (Solo, UK-USA) http://www.thetransat.com Novembre : Vendée Globe http://www.vendeeglobe.org
2009 Calendrier Février : Arrivée du Vendée Globe Mai/Juin : Calais Round Britain Race Août : Fastnet Race Novembre : Transat Jacques Vabre
D´autres événements, ayant pour objectif de s´intéresser principalement au sponsors, seront ajoutés au calendrier.
IMOCA : Président : Luc Talbourdet Président, Comité Evénementiel : Roland Jourdain Président, Comité Technique : Vincent Riou Directeur de Jauge : René Boulaire Assistance technique: UNCL et Seb Duclos "Source IMOCA"
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| | Interview de Michel Desjoyeaux à 10h30 :

On le craignait. Cela s’est malheureusement vérifié : le Golfe de Gascogne a une fois de plus opéré une sélection drastique chez les multicoques. Les marins engagés dans la Transat Jacques Vabre ont payé le prix fort pour cette deuxième nuit de course. Un vent atteignant en rafales les 50 nœuds (force 10) s’est associé à une mer très forte, croisée, pour ponctionner la flotte des trimarans. En trois heures de temps, entre 4h15 et 7h15, à chaque fois au moment de la bascule au nord-ouest, Sodebo, Orange Project, puis Foncia ont connu de graves avaries. Le premier touché est Sodebo, mené par Thomas Coville et Jacques Vincent. Les deux hommes, prudents, sont pourtant au ralenti quand une vague pyramidale s’écrase sur la coque centrale et la sectionne sur toute sa circonférence. La coque n’est alors plus tenue que par le vérin de mat. Dans la foulée, le mât tombe sur le bateau sans faire de blessé. Un bateau de pêche présent sur zone est arrivé rapidement au secours de l’équipage, parvenant même à remorquer le bateau. Ils sont attendus au Guilvinec dans la journée de demain. Quelques minutes plus tard, c’est au tour d’Orange Project, mené par les frères Ravussin de briser ses bras de liaison et de chavirer. Les deux hommes ont attendu le début d’après midi avant de se faire hélitreuiller. L’hélicoptère chargé de les récupérer a retardé son intervention afin de venir au secours d’Armel Le Cléac’h et de Damian Foxhall sur Foncia. Le tandem a en effet chaviré au petit matin. L’Irlandais souffre d’une douleur à la clavicule et au thorax. Il a été hélitreuillé sur une civière. Les deux équipages, réunis dans le même hélicoptère, sont maintenant à bord du navire militaire le Jeanne d’Arc.
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A bord de Géant, Michel Desjoyeaux et Hugues Destremau ont levé le pied et se sont même parfois arrêtés pour éviter la casse. Joints par téléphone ce matin, ils avouaient avoir peu mangé et avoir été malmenés pendant la nuit mais décrivaient leur trimaran en bon état. Le bateau et l’équipage profitent maintenant de la bascule consécutive au passage du front froid. Ils filent au portant à 20 nœuds vers le Sud dans une mer toujours difficile mais qui promet de s’améliorer dans les prochaines 24 heures. Géant est 3eme avec un retard de 47,4 milles sur Groupama 2 et de 18,4 milles sur Banque Populaire. Ce peloton de tête atteindra le large du Cap Finistère en fin d’après midi. Dans ces conditions plus clémentes, la tactique et la course peuvent reprendre leurs droits. Les skippers observent avec attention l’anticyclone des Açores qu’il faudra négocier au mieux pour toucher le plus rapidement possible les Alizés de nord-est. Une fois n’est pas coutume, le calme vient après la tempête.
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| Foncia : opération sauvetage... Mardi 08 novembre 2005 - 10h43

C’est vers 7h (heure française) mardi matin que le trimaran FONCIA a chaviré au cours de la Transat Jacques Vabre. Damian Foxall, co-skipper avec Armel Le Cléac´h, s’est blessé suite au chavirage. Il pourrait avoir la clavicule cassée et des côtes enfoncées. Le Cross Etel a pris en charge le sauvetage des deux marins.
Cette nuit était annoncée comme la plus violente depuis le départ. Le vent est monté à plus de 50 nœuds avec une mer très forte. Armel Le Cléac´h a appelé Alain Gautier vers 5h suite au mayday (appel d´urgence) lancé par Orange Project. Tout allait bien à bord. Le vent était retombé à 20-25 nœuds et le virement de bord derrière le front était proche. Par prudence, l’équipage naviguait toujours sous grand-voile à trois ris et ORC (voilure la plus réduite) car la mer était toujours forte. Armel était à la barre et Damian à la manœuvre pour préparer le virement. C’est alors qu’une rafale de vent à 45 nœuds a fait chavirer le trimaran par le côté. Il était environ 7h du matin. Armel a immédiatement contacté Alain Gautier qui a ensuite prévenu Jean Maurel, le directeur de course. Le bateau se trouvait à 250 milles dans le sud-ouest des côtes bretonnes (position : 46 58 N / 10 15 W).
Le Cross Etel* a pris en charge les opérations de sauvetage. Un hélicoptère Super Frelon a décollé de Brest et fera un ravitaillement sur le porte-hélicoptère Jeanne d’Arc sur zone avant de rejoindre la position du trimaran retourné.
Jacky Lorenzetti, Président de FONCIA, a déclaré du PC Course à Paris : « Notre priorité absolue est le sauvetage de Damian pour le mettre hors de danger. La situation actuelle doit être délicate pour lui avec une telle mer résiduelle. Nous sommes de tout cœur avec notre skipper Armel Le Cléac´h, qui a donné son meilleur depuis le début de la course. Nous restons vraiment admiratifs de ces marins capables d’aller affronter de telles conditions en course. Ce sont des surhommes, des héros. Nous sommes évidemment déçus, mais on en gagnera d’autres. C’est le risque de ce sport. Nous gardons une confiance totale en eux. »
Alain Gautier, project manager du trimaran FONCIA : « C’est décevant bien sûr. Mais on en a vu d’autres. On s’occupe d’abord du problème de Damian, qui est prioritaire. On connaît les marins. Ils sont costauds. Mais rester dans un bateau à l’envers, ce n’est pas drôle. En étant blessé, c’est encore plus délicat. Ensuite, nous ferons tout pour récupérer le bateau. » Source Foncia
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| Sodebo et Orange en détresse!!!

mardi 08 novembre 2005-06h27 A 4h15 ce mardi, les services de sécurité maritimes (CROSS et MRCC) étaient informés que les trimarans Sodebo et Orange Project avaient déclenché leur balise de détresse. Thomas Coville et Jacques Vincent (Sodebo) indiquaient que le flotteur bâbord du trimaran avait cassé, entraînant le démâtage. Quelques minutes plus tard, Stève et Yvan Ravussin précisaient que le bras de liaison d’Orange Project s’était cassé entraînant le chavirage du trimaran.
Sodebo était situé à 150 milles dans l’Ouest de Brest subissant un vent de 35 à 45 nœuds sur une mer très dure. Les deux marins sont en bonne forme mais ne peuvent plus contrôler le bateau, tout comme les deux Suisses à 220 milles de Brest. Il faut préciser que si les conditions de navigation sont dures pour la flotte, le coup de vent qu’elle subit n’a rien d’exceptionnel : le vent est monté à 45 nœuds dans les rafales (80 km/h) et les vagues atteignent sept mètres. Car les trente-quatre équipages de la Transat Jacques Vabre sont au cœur de la deuxième dépression : les vents atteignent parfois plus de 45 nœuds avec une mer très formée et très dure. Le coup de vent est sérieux avec des grains et des bascules violentes sur des vagues parfois vicieuses qui dépassent les cinq mètres d’amplitude. Les trimarans Orma faisaient pour l’instant le dos rond à moins de dix nœuds de vitesse sous voilure réduite à trois ris dans la grand voile et foc de brise tandis que les monocoques arrivaient encore à faire route à onze nœuds cap à l’Ouest.
Le passage du front était imminent pour les premiers multicoques puisque Franck Proffit sur Groupama-2 indiquait que l’équipage avait viré de bord et commençait à piquer vers le Sud tandis que Roland Jourdain sur Sill & Veolia, plus au Sud, n’avait pas encore touché la bascule du vent au Nord Ouest. Il est prévu que cette rotation du vent soit très brusque, ce qui va rendre la mer très chaotique et très difficile à négocier pendant les prochaines heures. C’est probablement le moment le plus délicat que la flotte va devoir affronter dans cette transat, avant de glisser au portant dans des conditions de mer qui vont s’améliorer au fur et à mesure que les bateaux vont atteindre la pointe Nord Ouest de l’Espagne. La route vers l’Ouest pour franchir le front froid va donc s’incurver vers le Sud avec des vitesses qui vont monter dans les tours à plus de vingt nœuds pour les multicoques, à plus de quinze pour les monocoques.
Quelques bateaux ont eu de petits problèmes techniques mais la surprise vient du leader des 50 pieds monocoques : le duo anglo-américain Kip Stone et Merfyn Owen a dû se détourner vers Lorient suite à la déchirure de leur grand voile. Artforms laisse donc le leadership à ses compatriotes de Gryphon Solo : Joe Harris et Josh Hall précisaient à la vacation de 4h00 que les conditions de navigation étaient particulièrement « rough » (traduisez par "musclées", "hostiles")… Bob Escoffier et Gérard Faye sur Adecco-Etoile Horizon étaient de même contraints de faire demi-tour, aussi vers Lorient pour les mêmes problèmes de grand voile. Du côté de Brossard, Yvan Bourgnon et Charles Caudrelier sont arrivés à Guernesey cette nuit en remorque : il était temps car la coque centrale commençait à s’ouvrir sur presque tout son pourtour, ce qui aurait entraîner sa dislocation !
© Gilles Martin-Raget Trimaran Sodebo
Infos précédentes : mardi 08 novembre 2005 - 06h00 : Carnet de Bord mardi 08 novembre 2005 - 05h55 : Kersauson californien lundi 07 novembre 2005 - 17h57 : Tous au front lundi 07 novembre 2005 - 16h53 : Carnet de Bord lundi 07 novembre 2005 - 13h19 : Orange part à l´ouest...
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| Sodebo était situé à 150 milles dans l’Ouest de Brest subissant un vent de 35 à 45 nœuds sur une mer très dure. Les deux marins sont en bonne forme mais ne peuvent plus contrôler le bateau, tout comme

Le passage du front était imminent pour les premiers multicoques puisque Franck Proffit sur Groupama-2 indiquait que l’équipage avait viré de bord et commençait à piquer vers le Sud tandis que Roland Jourdain sur Sill & Veolia, plus au Sud, n’avait pas encore touché la bascule du vent au Nord Ouest. Il est prévu que cette rotation du vent soit très brusque, ce qui va rendre la mer très chaotique et très difficile à négocier pendant les prochaines heures. C’est probablement le moment le plus délicat que la flotte va devoir affronter dans cette transat, avant de glisser au portant dans des conditions de mer qui vont s’améliorer au fur et à mesure que les bateaux vont atteindre la pointe Nord Ouest de l’Espagne. La route vers l’Ouest pour franchir le front froid va donc s’incurver vers le Sud avec des vitesses qui vont monter dans les tours à plus de vingt nœuds pour les multicoques, à plus de quinze pour les monocoques.
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Quelques bateaux ont eu de petits problèmes techniques mais la surprise vient du leader des 50 pieds monocoques : le duo anglo-américain Kip Stone et Merfyn Owen a dû se détourner vers Lorient suite à la déchirure de leur grand voile. Artforms laisse donc le leadership à ses compatriotes de Gryphon Solo : Joe Harris et Josh Hall précisaient à la vacation de 4h00 que les conditions de navigation étaient particulièrement « rough » (traduisez par "musclées", "hostiles")… Bob Escoffier et Gérard Faye sur Adecco-Etoile Horizon étaient de même contraints de faire demi-tour, aussi vers Lorient pour les mêmes problèmes de grand voile. Du côté de Brossard, Yvan Bourgnon et Charles Caudrelier sont arrivés à Guernesey cette nuit en remorque : il était temps car la coque centrale commençait à s’ouvrir sur presque tout son pourtour, ce qui aurait entraîner sa dislocation !
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| lundi 07 novembre 2005 - 13h19 Peu mangé, pas dormi et un moral à mettre le feu au lac ! Les frères Yvan et Stève Ravussin affichaient ce matin plus que leur bonne humeur coutumière, la satisfaction d

Plus que le vent fort annoncé, c’est bien l’état de la mer, « grosse et chaotique » selon Stève Ravussin, qui a rendu cette première nuit de la transat Jacques Vabre 2005 difficile. Peur de la casse, vigilance aux réglages et à l’usure du matériel, prise de barre permanente… les frères Ravussin, à l’instar très probablement de l’ensemble des concurrents de la course, n’ont pas fermé l’œil de la nuit.
Et curieusement, c’est avec fraîcheur et enthousiasme que Stève analysait sa première nuit en course et la façon d’aborder le golfe de Gascogne : « On est très content de notre nuit. Yvan a fait un super boulot à la barre. Après un départ un peu laborieux car nous ne portions pas la bonne toile, nous nous sommes bien repris et sommes revenus sur la tête de la flotte à hauteur des Casquets. La trinquette, c’était un peu trop ! » avoue en s’amusant le cadet des Ravussin. On l’a enroulé avant Cherbourg et ça allait beaucoup mieux après… »
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Une première nuit parfaitement maîtrisée, sportivement, tactiquement et humainement. « Yvan a beaucoup barré » poursuit Stève. « On ne peut pas se fier aux pilotes automatiques tant la mer est formée. Il faut un super coup de barre, surtout dans l’obscurité, pour conserver la vitesse et l’inertie du bateau. » Stève n’a pas donné sa part aux chiens et c’est entre réglages des voiles et navigation à la table à carte qu’il a passé l’essentiel de son temps. « Nous attendons les prochains fichiers météos pour définir clairement notre stratégie vers le cap Finisterre » explique Stève, visiblement peu enclins, au moment où Banque Populaire choisit de partir dans l’Ouest, de dévoiler son « plan de vol »
Orange Project entre donc sous trinquette et grand voile arrisée dans le Golfe de Gascogne. Le vent est un peu tombé et le trimaran progresse sans trop d’à-coups sur une houle un peu plus ordonnée. Seule ombre à ce premier tableau fort encourageant, le rayon gastronomie réduit depuis hier à sa plus simple expression ; « On a un peu grignoté mais on va s’attaquer dès aujourd’hui aux affaires sérieuses » s’esclaffe Stève, impatient d’engloutir enfin quelque chose de chaud et de plus consistant.(Source Orange sailing team).
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| Le récit d’Armel...mercredi 09 novembre 2005 - 05h03

Suite au chavirage du trimaran Foncia mardi vers 7 heures du matin dans le golfe de Gascogne, Armel Le Cléac’h et Damian Foxall ont été secourus et hélitreuillés par la Marine Nationale cet après-midi. Ils ont rejoint Brest vers 17h00. Damian Foxall, qui a de fortes contusions à l´épaule et au thorax, a été transporté à l’hôpital et restera en observation. Armel le Cléac’h, toujours très choqué, revient sur cette journée noire. Armel, raconte-nous les circonstances du chavirage ? « On a abordé cette deuxième nuit de course en sachant qu’on allait rencontrer des conditions de mer et de vent très difficiles compte tenu du passage d’un front très actif. On s’est préparé en conséquence, on n’a surtout pas cherché à attaquer en adoptant la bonne toile du temps. Toute la nuit, on a navigué sous grand-voile trois ris et ORC (plus petite voile d´avant). Puis, quand le vent est rentré très fort, 4-5 heures avant le chavirage, on a roulé l’ORC. On progressait alors sous grand voile arisée seule. Dans 45 nœuds établis, Foncia avançait à 10-12 nœuds. Il était complètement maniable, ça passait bien même si évidemment c’était très humide. Vers 5 heures, sur le standard C, j’ai vu le May-Day d’Orange Project qui demandait des secours suite à son chavirage. J’ai appelé Alain Gautier (le project manager du bateau, ndlr) pour lui demander s’il fallait qu’on se déroute. Alain m’a précisé que les secours se mettaient en place. On a donc continué notre route. Le vent a commencé à bien mollir. Il y avait 20-25 nœuds dans une mer toujours très chaotique. Le bateau était alors sous toilé et il progressait plus difficilement, mais on savait qu’on n´allait pas tarder à virer de bord. Au moment de préparer le virement, j’ai pris la barre et Damian est descendu dans le cockpit. Et puis, il y a eu une grosse rafale. C’était juste derrière la pluie, je pense. En une demi seconde, j’ai pu voir que le vent est monté à 42 nœuds. Foncia était abattu et je n’ai pas réussi à le faire lofer, on n’a pas eu le temps non plus d’aller aux écoutes. Tout s’est déroulé très vite… au mauvais moment. »
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| Que s’est-il passé après le chavirage ?

« Je me suis retrouvé éjecté de tout là haut. Je suis tombé dans la grand voile. Je me suis retrouvé ensuite dans l’eau quelques secondes. Le temps de ressortir la tête, j’ai appelé Damian. Il ne répondait pas. Et puis, je l´ai vu. Il avait mal quelque part. Je l’ai fait rentrer dans la coque centrale. Je l’ai installé derrière, j’ai déclenché la balise et appelé Alain. J’ai aussi contacté le docteur Jean-Yves Chauve pour voir avec lui ce qu’il fallait faire pour Damian. Ensuite, je suis resté en contact avec l’équipe du bateau. J’appelais toutes les heures pour informer sur l’évolution de la situation. Nous avons été survolés par un avion militaire, qui positionnait le bateau. Vers 14 heures, nous avons été hélitreuillés. Les opérations se sont déroulées très rapidement. Un plongeur est descendu pour tout nous expliquer. Damian a été remonté dans une cage en position allongée. Je suis monté dans le deuxième voyage. Entre temps, j’avais rangé un peu le bateau. Ensuite, nous avons rejoint la zone de chavirage d’Orange Project. Avec les frères Ravussin, nous nous sommes retrouvés tous les quatre à bord du Super Frelon médicalisé de la Marine nationale. A Brest, Damian a été transporté à l’hôpital. »
Quels sont tes sentiments après ce chavirage et cette journée ? « Je suis bien abattu. J’ai vécu une bonne frayeur au moment du chavirage. Ca va très vite, vraiment. Ensuite, il y a eu ces quelques secondes dans l´eau qui ont duré une éternité. Je ne savais pas où était Damian, je ne le voyais pas. C’était un peu dur. Mais maintenant, je sais que Damian est entre de bonnes mains. »
Et Foncia ? « A priori, l’équipe doit partir demain avec un bateau de pêche pour rejoindre la zone. La balise Sarsat émet toujours, elle a une durée de vie de trois jours. Le mât, bien sûr, a été cassé. Mais quand j’ai quitté le bateau, il était intact au niveau des carénages, au niveau des bras de liaison, de la coque centrale, des flotteurs… »
L´équipe technique du team Foncia composé de Thierry Briend, David Boileau, Philippe Echassoux et d´un plongeur professionnel part mercredi matin de Loctudy sur un chalutier de 22 mètres "le Damoclès" pour récupérer le trimaran. « Ils vont mettre environ 36 heures pour arriver sur zone. La balise de détresse, qui émet toujours, permettra de le localiser. Sur place, ils vont essayer de le retourner en noyant un flotteur et en tirant de l´autre côté. Cela permettra de moins faire souffrir le bateau pendant le remorquage. Ils devraient être de retour à Lorient en fin de week end prochain. » explique Alain Gautier qui coordonne les opérations de Lorient. Source Laurent Simon
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| Un peu de repos pour les guerriers...

mardi 08 novembre 2005-18h12 Après une nuit infernale, les choses se tassent un peu sur le front météo, et les conditions de mer s´améliorent petit à petit. Retour sur 24 heures… chargées. A 4h15 ce matin, les trimarans 60 pieds Sodebo de Thomas Coville et Jacques Vincent et l’Orange Project des frères Stève et Yvan Ravussin déclenchent leur balise de détresse, alors que le vent sur zone est de 45 nœuds, parfois 50 et plus dans les rafales, mais surtout que la mer est très dure. Alors qu’il naviguait sous voilure réduite, une «vague pyramidale » a fait exploser le flotteur bâbord de Sodebo qui a démâté à 150 milles dans l’ouest de Brest. Des bateaux de pêche du Guilvinec interviennent très vite sur zone. Thomas Coville et Jacques Vincent, sains et saufs, sont recueillis vers 9h à bord d’un chalutier qui prend Sodebo en remorque.
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Dans le même temps, alors que le directeur de course Jean Maurel est en liaison avec les bateaux en difficulté, les secours maritimes coordonnés par le Cross Gris-Nez, le Cross Etel et le MRCC Falmouth, organisent très vite le sauvetage des frères Ravussin, indemnes et réfugiés à l’intérieur de leur multicoque chaviré. A 7h, Alain Gautier, manager de Foncia, annonce que le trimaran d’Armel le Cléac’h et Damian Foxall vient lui aussi de chavirer et que le navigateur irlandais est blessé à l’épaule et au thorax et devient une priorité. Le porte-hélicoptères Jeanne-d’Arc de la Marine nationale se positionne immédiatement pour servir de relais de ravitaillement à un Super Frelon. A 15h, l’opération de secours est réussie en un temps record : Damian Foxall, Armel le Cléac’h, Stève et Yvan Ravussin ont été hélitreuillés en moins de 45 minutes et sont à bord de l’hélico qui les emmène dans un premier temps sur la Jeanne d’Arc pour un bilan médical, puis les ramène à terre, à Brest, où ils sont arrivés vers 17h.
D’autres avaries concernent le mono 60 brésilien Galileo qui a brisé sa vît-de-mulet et fait route vers l’Espagne. Le cataraman Victorinox de Dany Monnier et Pierre Dupuy a cassé son bout-dehors et pense repartir mercredi matin après escale à Roscoff. En escale à Lorient pour réparer sa grand-voile, le côtre aurique de 50 pieds de Bob Escoffier et Gérard Faye (Adecco – Etoile Horizon) ne repartira pas. L’équipage a constaté une voie d’eau suite à un problème de structure. Enfin, Négocéane-Donneurs de vie-Branec IV, le trimaran de 50 pieds de Roger Langevin et Henriette Lemay, fait route à vitesse réduite en Manche et tente de rejoindre Le Havre, si les conditions le permettent. Le flotteur bâbord du trimaran est fissuré.
La plupart des équipages sont sortis indemnes du passage de ce front froid. Certains ont connu diverses petites avaries et attendent des conditions plus clémentes mercredi pour réaliser une vérification complète de leur bateau. La mer, toujours forte et croisée après le front, est supposée se calmer au fur et à mesure de la descente vers le sud des concurrents. Sur Gitana X, Thierry Duprey du Vorsent et Erwan Leroux ont navigué sous solent seul une partie de la journée pour réparer la grand-voile endommagée. Sur l’autre trimaran Gitana, le 11, Fred Le Peutrec et Yann Guichard doivent faire face à des problèmes d’électronique. Le leader des multis 50 n’a pas été épargné non plus. Franck-Yves et Kévin Escoffier,sur Crêpes Whaou !, ont vu leur réservoir de gasoil se décrocher. Le père et le fils ont par conséquent perdu un tiers de leur réserve de gasoil et comptent naviguer à l’économie pour ne pas devoir faire d’arrêt express dans les îles. Comme tout le monde, Franck Cammas et Franck Proffit (Groupama 2) ont fait le dos rond au passage du front. En tête depuis hier soir, les deux Franck font désormais route au sud à plus de 20 nœuds de moyenne et sont poursuivis par le duo Bidégorry/Lemonchois (Banque Populaire), à une vingtaine de milles, et Desjoyeaux/Destremau (Géant), à une quarantaine de milles.
Chez les monocoques 60 pieds, Roland Jourdain et Ellen MacArthur (Sill et Veolia) se sont faits chiper la première place qu’ils occupaient depuis le départ. A bord de Virbac-Paprec, Jean-Pierre Dick et Loïck Peyron ont profité du passage du front pour se hisser en tête du classement provisoire. La fatigue est importante pour tous les équipages. Le front froid est arrivé en pleine nuit noire. Sous une pluie battante et à bord de bateaux malmenés par une houle croisée qualifiée de « dantesque » par Jean-Pierre Dick, les marins ont multiplié les manœuvres pour adapter la voilure aux conditions de vent très instables en force et direction. Après une nuit d’enfer, la régate a repris ses droits et les alizés sont proches. Le retour au calme est pour bientôt…
Bruno Ménard / Loïc Le Bras
Extraits des vacations du mardi 8 novembre
Thomas Coville (Sodebo) : « Une vague pyramidale avec une puissance incroyable a soulevé le bateau et l’a frappé par le côté. Le flotteur a été sectionné sur toute sa circonférence. On a abattu et le mât est tombé en arrachant le bras de liaison au vent. Le flotteur a réussi à percuter la coque centrale, provoquant une voie d’eau importante. Nous étions déjà en combinaison de survie. Très vite sur zone, des pêcheurs du Guilvinec se sont approchés dans la houle, à moins de dix mètres. C’était très impressionnant. Je voyais parfois le bulbe du chalutier au-dessus de ma tête. Avec Jacques, on a sauté à l’eau pour monter à bord du chalutier. Sodebo est remorqué derrière, il est très enfoncé dans l’eau. » Stève Ravussin (Orange Project), joint sur son trimaran chaviré avant d’être secouru : « On était tribord amures quand les bras de liaison ont cassé sous le vent, et on a chaviré. La mer était assez grosse, le vent soufflait à 35-40 nœuds. C’était après le front où on a eu des rafales jusqu’à 60 nœuds, je crois, avec un vent moyen à 45. Nous sommes à l
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| Les impressions et commentaires d´Yvan Bourgnon quelques instants après le remorquage du Trimaran Brossard.

Yvan Bourgnon, vous êtes toujours avec Charles Caudrelier sur Brossard, alors racontez nous, on en est où là ?est-ce que vous voyez la terre ferme ?
Yvan Bourgnon : "Ecoutez oui depuis quelques minutes on approche de l’île de Guernesey. On vient juste de se mettre en remorque derrière Laurent. Heureusement, il est arrivé à un bon moment parce qu’on était obligés de se mettre face à la mer et on ne pouvait pas manœuvrer tout seul, donc il est arrivé pile poil dans le timing comme d’habitude. On va pouvoir maintenant rejoindre tranquillement le port de Guernesey sachant que la coque centrale, il ne reste plus que quelques centimètres qui la maintiennent par le bas avec une voie d’eau qui devient importante. Donc on n’arrête pas de pomper mais on garde le moral car normalement le plus dur est fait. On devrait arriver."
Yvan, est ce qu’avec Charles Caudrelier vous avez réussi à sauver le mât de votre trimaran ?
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| "Oui en fait, ce n´était pas que le mât qui était exposé mais c’est tout le bateau parce que si la coque centrale se brise en deux, le bateau se replie sur lui-même et donc le mât évidemment tombe. Et

Vous êtes à combien de milles et il vous reste combien de temps pour arriver à Guernesey ? "Il nous reste 2 petites heures et Brossard devrait arriver à bon port." Ce qui fait combien de milles Yvan ? "A environ 5 milles, on remorque à 2.5, 5 nautiques. On voit la lumière mais la mer commence à se former, le vent est monté à 60km/h, ça commence à être vraiment impraticable." Je crois que la très grosse dépression devait entrer à partir à minuit, il faut vraiment rentrer là Yvan ! "Oui, je crois que de toute façon, on n’aurait pas pu envisager d’aller plus loin. Heureusement que Guernesey était sur notre parcours. Après c’était l’Angleterre, on n´arrivait pas à rejoindre la presque île du Cotentin. Donc c’est vraiment une aubaine que l’équipe soit là et que mon frère Laurent, puisse nous prendre en remorque."
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Alors Laurent est arrivé à quelle heure ? A quelle heure avez-vous pu faire la jonction ?
"On vient de retrouver Laurent il y a une petite heure. On s’est bien synchronisé, ils ont mis toute une équipe en place. Vraiment je suis content, ils ont tous bien travaillé pour venir sauver ce bateau et je leur en serait reconnaissant."
Est-ce qu’il y une équipe du Team OCEAN et de BROSSARD qui vous attend aussi à terre ?
"Oui le Team OCEAN s’est bien bougé, il y a déjà Simon et Jean-Charles qui nous attendent déjà sur l’île de Guernesey. Ce matin ils étaient encore au Havre et cet après-midi à La Trinité sur mer et là ce soir à Guernesey. Tout le monde fait du super travail et je suis content d’avoir une équipe comme ça. C’est grâce à eux qu’on va pouvoir sauver le bateau et puis repartir l’année prochaine j’espère. On a beaucoup de travail. Je pense déjà à remettre vite le bateau en ordre, c’est mon souhait."
Je suppose que la première manœuvre, la première des choses va être de démâter le bateau à terre ?
"Là il y a plusieurs étapes, un : de faire une réparation provisoire ici à Guernesey. Ensuite dans des conditions clémentes, d’emmener le bateau à Cherbourg, et puis là, démâter, poser le mât par terre, ce qui nous permettra ensuite d’emmener le bateau en remorquage à son port de réparation."
Alors pour un baptême du feu pour Charles Caudrelier, comment s’est il comporté ?
"Charles, toujours humble, toujours simple, à la hauteur. Il n´a pas bronché, surtout que lui il s’est fait une sacrée frayeur. Il était dans sa bannette quand la coque centrale s’est brisée en deux autour de lui. Donc j’imagine qu’il a eu un réveil un peu difficile. Mais non non, il est bien, il est calme, il sait ce qu’il a à faire à bord. Bon forcément une grosse déception, il n’imaginait pas sa première transat sur un multicoque de cette façon là mais bon, il en verra d’autres. Et puis voilà, maintenant notre objectif, c’est de sauver le bateau." Oui Yvan, le mot de la fin, c’est un véritable miracle que vous rameniez le Trimaran BROSSARD, il a fallu beaucoup de solidarité. Un concours de circonstances, si ça vous arrive au milieu de la mer, au milieu de l’océan atlantique ? C’est des mauvais souvenirs, on pense à Primagaz dans une transat anglaise avec Laurent !
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"Oui avec une avarie comme ça au milieu de l’Atlantique, on est malheureusement contraint à l’abandon, à quitter son navire qui va se disloquer lentement, donc c’est un bateau qui disparaît. C’est vrai qu’il valait mieux avoir cette avarie en début de course, près des cotes, plutôt qu’au milieu de l’Atlantique, même si aujourd’hui on ne s’explique pas du tout ces dégâts parce que le bateau n’a subi vraiment aucun problème depuis deux ans et demi. On a beaucoup tiré dessus en début de saison justement pour être sûr qu’il était bien fiable. On a tout vérifié, on est un peu surpris notamment son sistership Banque Populaire qui a exactement la même structure et qui aujourd’hui n’a pourtant pas cassé. C’est surprenant… c’est un sport mécanique, donc il faut accepter que ce genre de choses arrivent."
Ok, ça demandera quelques expertises, vous devez avoir hâte de savoir avant de le réparer ce qui s’est réellement passé ?
"J’espère qu’on aura une explication, un vice caché, quelque chose qui n’était pas apparent ou alors simplement que le bateau ait vieilli prématurément. On verra tout ça à tête reposée. Pour l’instant il faut ramener la monture."
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| Après coup!!!

mercredi 09 novembre 2005 - 06h31 Après le coup de vent qui a provoqué trois abandons parmi les trimarans Orma (Orange Project, Sodebo, Foncia), la flotte bénéficie d’une petite pause mais ne doit pas traîner en route pour ne pas se faire piéger par l’anticyclone des Açores qui se réinstalle sur la péninsule ibérique. Au programme : un vent qui mollit et tourne au Nord Est. Le positionnement au large de Gibraltar va être déterminant.
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La situation s’est donc stabilisée pour tous les bateaux en mer avec peu d’écart en longitude car tous les navigateurs cherchent à suivre la route la plus directe vers Bahia en glissant le long de la bordure Est de l’anticyclone des Açores qui se décale lentement vers l’Espagne. Le but est de gagner le plus rapidement possible dans le Sud pour ne pas se faire prendre par les calmes qui arrivent du large. Il est probable que les retardataires ne vont pas bénéficier de conditions aussi favorables le long des côtes portugaises, et les écarts ne vont que s’amplifier entre premiers et derniers de chaque catégorie. Parmi les monocoques Imoca, le duo Dick-Peyron est toujours pointé en tête mais avec très peu de marge face à cinq autres tandems : à quinze nœuds de moyenne, la descente vers les Canaries va imposer un empannage ce mercredi après-midi qui sera déterminant… A noter que les Brésiliens de Galileo font route vers Vigo pour réparer leur bôme et que Cheminées Poujoulat a indiqué qu’il se détournait aussi vers l’Espagne pour des problèmes de communication et de pilote automatique. Chez les trimarans Orma, les deux Franck (Groupama-2) conservent leur leadership sur Banque Populaire calé plus à l’Ouest. Là encore, le changement de conditions météo et la bascule au Nord Est vont obliger les équipages à gérer un empannage très important pour se recaler vers le détroit de Gibraltar. Les vitesses de vingt nœuds de ce mercredi matin devraient monter à plus de 25 nœuds dans la journée !
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Les vingt-neuf équipages encore en course sont donc enfin sortis du mauvais temps et certains pansent leurs plaies avec des problèmes techniques plus ou moins importants. Ainsi, le leader des premiers jours en monocoque 50 pieds, Artforms, est reparti de Lorient cette nuit vers minuit : il ferme la marche en compagnie de Vitorinox encore dans le port de Roscoff, et qui doit reprendre la mer ce mercredi matin. A l’avant de la flotte, les conditions ont radicalement changé : la forte brise contraire et la mer formée ont fait place à une houle plus régulière et un vent de secteur Nord Ouest 20-25 nœuds, encore instable mais qui mollit progressivement au fur et à mesure que les bateaux gagnent dans le Sud. Les premiers voiliers sont ainsi déjà au large de Lisbonne et Groupama-2, en tête des trimarans Orma devrait dépasser avant midi Virbac-Paprec, leader des monocoques Imoca. « La mer est nettement plus agréable et le temps plus maniable. Nous naviguons encore sous génois et un ris dans la grand voile, car le vent n’est pas très régulier et l’océan prend doucement une allure plus lisse. Mais il faut rester vigilant car il y a toujours des grains. Au programme de la journée : le renvoi de la toile avec le vent qui va doucement tourner au Nord puis au Nord Est en tombant à moins de 20 nœuds. Grand voile et gennaker et un empannage à effectuer en milieu d’après-midi. » indiquait Franck Proffit (Groupama-2) lors de la vacation de 4h00. Même réflexion pour Servane Escoffier (Vedettes de Bréhat) en seconde position parmi les monocoques de 50 pieds : « Nous avons une vingtaine de nœuds de vent de Nord Ouest et nous arrivons à la hauteur du cap Finisterre. Nous avons choisi de rester près des côtes pour bénéficier d’un peu plus de vent car au large, ça mollit déjà sérieusement. Tout va bien à bord même si nous devons pomper régulièrement à cause d’un problème de ballasts. Mais rien de grave : ça nous permet de faire un peu d’exercice pour garder la forme… » Source Pen Duick
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| Groupama a chaviré

Vendredi 11 novembre 2005 01h30
Aux alentours de 19 heures (heure française), le trimaran Groupama-2 chavirait au large des Canaries. Depuis cette annonce, la priorité de l’équipe et des dirigeants de Groupama a été de mettre en sécurité les deux marins. En effet, Franck Proffit, qui était à la barre au moment de l’incident, souffrait du dos et présentait des signes indiquant qu’il pouvait avoir des côtes cassées.
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| Les explications de Franck Cammas...

_Vendredi 11 novembre 2005 - 09h30 "Contacté par téléphone à 9h00 ce vendredi, Franck Cammas revient sur les circonstances du chavirage de Groupama-2 jeudi vers 19h00 et sur l’hélitreuillage de Franck Proffit et le diagnostic de ses blessures."
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| Franck Cammas

« Nous étions repartis de Porto Santo sans allumer plus que nécessaire avec un ris dans la grand voile et le foc solent. Il y avait 30 nœuds de vent environ et nous avancions entre 22 et 30 nœuds. Tout allait bien à bord, la mer était maniable et nous avons rattrapé Géant sans forcer. Il n’y avait pas d’alerte, pas de tendance à enfourner les étraves dans la mer. Franck Proffit était à la barre et j’étais à l’intérieur. Tout à coup, le safran central a décroché, le bateau est parti au lof sur un flotteur et Franck a abattu pour le remettre en ligne mais au même moment une vague plus grosse que les autres a soulevé le trimaran par derrière et a fait plonger les étraves dans l’eau. Les flotteurs ont planté et nous avons fait un « grand soleil », un chavirage par devant. En fait, c’est la combinaison abattée et vague qui a provoqué le retournement et à ces vitesses, tout va très vite. Franck a été éjecté du poste de barre et moi, j’ai eu le temps de sortir. Il est tombé sur le bras avant et j’ai fait le tour sous l’eau par le filet à l’arrière. Le bateau à l’envers, je ne voyais pas Franck, je criais mais il ne répondait pas. Je me suis déshabillé, j’ai plongé de l’autre côté du bateau et je l’ai vu : il avait mal au dos et à la poitrine. Comme le bateau était assez bas sur l’eau, le filet était balayé par les vagues et nous sommes rentrés à l’intérieur par le hublot de coque. Franck Proffit était touché et prostré par la douleur à la poitrine sur la gauche. Il a eu du mal à se glisser à l’intérieur du bateau. J’ai déclenché la balise Argos, contacté Stéphane Guilbaud (le project manager du Team Groupama) et mis l’alarme de la balise Sarsat. L’hélicoptère est arrivé vers 23h00 et nous a hélitreuillé car il n’était pas raisonnable que je reste à bord et je voulais être avec Franck pour l’accompagner à l’hôpital. Il est tombé dans les pommes plusieurs fois et le premier diagnostic était qu’il avait un peu d’eau dans les poumons. Il est toujours à l’hôpital ce vendredi matin car il doit subir des examens plus approfondis. L’équipe technique de Groupama (Ewen Le Clech et Pascal Blouin) arrive ce vendredi matin à La Palma avec deux préparateurs du Gitana Team (Olivier Wrojzinski et Napo) pour aller chercher le bateau. A première vue, il y a eu quelques chocs mais la structure ne semble pas touchée. On devrait dans un premier temps remorquer le trimaran à l’envers ce soir, puis le retourner sous le vent de l’île à l’abri de la mer. »
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