Le hamac accueillant balance au vent léger sa toile comme une palme, l'invite à s'y coucher. Lui, rêvasse au soleil, les yeux plantés au ciel, suit un avion bruyant ou une tourterelle; et tout en souriant à cette vie paisible, il songe qu'avec elle, le bonheur est possible. Le plaisir et la joie de ces petits moments, un matou caressant qui s'étire et qui baille, l'orangeade glacée qu'on sirote à la paille, il veut les partager, les goûter autrement. Il se dit qu'avec elle, tout a un autre goût, qu'à boire dans son verre, il lira ses pensées, même les plus coquines, et si le vent s'en mêle, qu'il soulève un peu plus sa robe de dentelle, délaissant le jardin, il saura l'entraîner vers un tout autre ciel, là où l'amour est fou. |