|  |
1016853 Publié le 17/02/2004 à 13:22  voila il y a quelques jours j'ai terminer un livre, un livre qui retrace la violence et les abus envers les filles, des jeunes dans nos cités. une jeune fille est piegée dans une tourmante, peut etre que ce l'auteur utilise pas mal de mots vulgaires mais ca va quand meme le coup de le lire... je vous laisse decouvrir ce livre: il s'agit de "Dans l'enfer des tournantes" de Samira Bellil de la collection folio documents. ps: ce livre parle d'une histoire vrai!! bonne lecture... | 996748 Publié le 17/02/2004 à 13:36  Je l'avais acheté dès sa parution. Un très bon livre sur un sujet hélas bien actuel. Je n'arrive pas à comprendre qu'il puisse y avoir autant de violence dans ces cités. On se croirait retourner à l'âge de pierre avec les hommes des cavernes. Si une fille est trop libre et indépendante ou s'habille trop à la mode actuelle elle est tout de suite cataloguée comme pute. Un mec pourra sortir avec des filles, aller en boîte, fumer, boire cela paraîtra tout à fait normal. Une fille il faut qu'elle reste à la maison surveillée par ses parents ou ses grands frères. Quel monde stupide où les gens n'évoluent pas... Du coup elles portent le voile pour se cacher et mettent d'informes joggings. Comme si c'était une honte d'être femme. | Professeur Paganel - merci, Lenovo ! - 980920  Publié le 17/02/2004 à 13:51  Quel monde stupide où les gens n'évoluent pas... Ce n'est pas qu'ils n'évoluent pas. En effet, ce genre de chose n'arrivait pas semble-t-il trente ans plus tôt, et c'est donc bien qu'il y a eu évolution... à rebours. Non. C'est que ces gens-là, il y a trente ans, ils étaient ailleurs, à faire un métier bien abrutissant huit heures par jour (autant de temps où ils étaient neutralisés), et vidés de toute énergie le soir en rentrant (ce qui éliminait la source du problème). Restaient le samedi soir et le dimanche après-midi, aisément canalisés par les petits bals. | 996748 Publié le 06/03/2004 à 21:19  Saturday night fever : les bals du samedi soir... Ouais, pourquoi pas mais les mecs qui sont des brutes et qui considèrent les filles uniquement pour faire des gosses et tenir le ménage ou comme des putes non merci... | ardente - 1089785 Publié le 23/05/2004 à 18:52  dans "Fahrenheit 451 " Bradburry compare l'humanité a un phénix qui renaît sans cesse de ces cendres sans jamais perdre son éspérance. puissions-nous faire pareil, en ce monde. ne jamais désesperer et toujours voir un peu de positif. dans ce cas, tous les hommes ne sont pas comme cela. heureusement. mais c'est vrai qu'aprés ce livre, j'ai eu une déprime. le pire c'est que cela se passe souvent juste à coté, et que souvent il y a des gens qui savent et ne font rien. c'est cela qui m'exaspére le plus.
| Professeur Paganel - merci, Lenovo ! - 980920  Publié le 23/05/2004 à 18:54 
Citation: dans "Fahrenheit 451 " Bradburry compare l'humanité a un phénix qui renaît sans cesse de ces cendres sans jamais perdre son éspérance. puissions-nous faire pareil, en ce monde. ne jamais désesperer et toujours voir un peu de positif. dans ce cas, tous les hommes ne sont pas comme cela. heureusement.
Heureusement ? Moi, je trouve ça bien dommage, qu'ils ne soient pas tous comme Bradbury (si c'est toujours lui dont tu parles). Quand je voyais les origines de la protestation de 68, je ne cessais de penser aux "Chroniques martiennes", où j'en voyais l'inspiration. Ou du moins l'une des inspirations, mais peut-être bien la principale. Pas étonnant que les tyrans et les dictateurs cherchent à brûler les livres... | ardente - 1089785 Publié le 23/05/2004 à 19:05  puisqu'on est aux citations , celle-là correspond au sujet, et à l'humeur ; " ceux qui brûlent des livres, finissent par bruler des hommes. " Heine quand je dit Citation: tous les hommes ne sont pas comme cela
je parlais d'être des violeurs, des brutes, et des machos. | Professeur Paganel - merci, Lenovo ! - 980920  Publié le 23/05/2004 à 19:07  Distinguons ici les fondateurs et théoriciens d'une part, et les détenteurs du pouvoir d'autre part. Les vrais saints n'ont à peu près jamais été les papes, en dépit du "votre sainteté" attribué par courtoisie à ceux-ci. Et malgré ce surdoué de Gerbert d'Aurillac, génie isolé en son époque et presque Robinson de son siècle. Torugo explique très bien la pensée des tenants du pouvoir religieux, qui ne sont ni les docteurs de l'Eglise ni les saints :Citation: Nos lectrices nous pardonneront de nous arrêter un moment pour chercher quelle pouvait être la pensée qui se dérobait sous ces paroles énigmatiques de l'archidiacre : Ceci tuera cela. Le livre tuera l'édifice. À notre sens, cette pensée avait deux faces. C'était d'abord une pensée de prêtre. C'était l'effroi du sacerdoce devant un agent nouveau, l'imprimerie. C'était l'épouvante et l'éblouissement de l'homme du sanctuaire devant la presse lumineuse de Gutenberg. C'était la chaire et le manuscrit, la parole parlée et la parole écrite, s'alarmant de la parole imprimée ; quelque chose de pareil à la stupeur d'un passereau qui verrait l'ange Légion ouvrir ses six millions d'ailes. C'était le cri du prophète qui entend déjà bruire et fourmiller l'humanité émancipée, qui voit dans l'avenir l'intelligence saper la foi, l'opinion détrôner la croyance, le monde secouer Rome. Pronostic du philosophe qui voit la pensée humaine, volatilisée par la presse, s'évaporer du récipient théocratique. Terreur du soldat qui examine le bélier d'airain et qui dit : La tour croulera. Cela signifiait qu'une puissance allait succéder à une autre puissance. Cela voulait dire : La presse tuera l'église. Mais sous cette pensée, la première et la plus simple sans doute, il y en avait à notre avis une autre, plus neuve, un corollaire de la première moins facile à apercevoir et plus facile à contester, une vue, tout aussi philosophique, non plus du prêtre seulement, mais du savant et de l'artiste. C'était pressentiment que la pensée humaine en changeant de forme allait changer de mode d'expression, que l'idée capitale de chaque génération ne s'écrirait plus avec la même matière et de la même façon, que le livre de pierre, si solide et si durable, allait faire place au livre de papier, plus solide et plus durable encore. Sous ce rapport, la vague formule de l'archidiacre avait un second sens ; elle signifiait qu'un art allait détrôner un autre art. Elle voulait dire : L'imprimerie tuera l'architecture.
(Hugo avait supprimé le chapitre entier de la première édition, par amitié pour Lamennais qui le lui avait demandé) Il paraît qu'Umberto Eco a été pétrifié d'admiration devant ce texte. Il y a certes de quoi, mais je ne serais pas étonné qu'Eco nous apporte autant qu'Hugo. Les deux hommes se seraient d'ailleurs bien entendus
rie de temps qui isole les génies chacun dans son siècle, tiens ! | Professeur Paganel - merci, Lenovo ! - 980920  Publié le 23/05/2004 à 19:10 
Citation: je parlais d'être des violeurs, des brutes, et des machos.
Je veux bien le croire, puisque je n'en vois pas un seul dans mon entourage  | 996748 Publié le 14/09/2004 à 21:38  j'ai appris il y a quelques jours que l'auteur de ce livre venait de décéder d'un cancer à l'âge de 31 ans. fin tragique pour une jeune femme qui sortait tout juste la tête de l'eau. la vie est parfois injuste... |
Page 1  Accueil | Conditions générales | Publicité | FAQ | Contact
|  | |