Maman je me souviens de tes pleurs Quand je n’écoutais pas tes conseils Tu espérais faire de moi une femme Mais mes passions étaient ailleurs Contrairement à mes sœurs, je fuyais Mais tes paroles avec tant d’amour me peinaient Je n’étais pas la fille que tu espérais Je préférais les jeux des garçons Les billes et les soldats de plombs. Les années passèrent et j’étais toujours ton bébé Moi la petite dernière qui t’en a fait tant baver Dès mon plus jeune âge j’étais déjà cette enfant révoltée Et c’est souvent pour ça que tu as toujours su me pardonner. Les amies d’école aimaient se promener Moi je passais mes jeudis à militer. Je me souviens de ses belles fleurs que je volais au cimetière Que je déposais sur les tombes des bébés Je ne voyais pas le mal les autres étaient bien trop décorées Aujourd’hui, je n’ai pas changé, je me bats toujours pour les déshérités Alors Maman pardonne moi si je t’ai tant fait pleurer
Maman je me souviens de tes pleurs Quand je n’écoutais pas tes conseils Tu espérais faire de moi une femme Mais mes passions étaient ailleurs Contrairement à mes sœurs, je fuyais Mais tes paroles maman