Lorsque l’aquilon souffle sur mon derme bien chaud, Je m’abandonne aux rythmes des sons et des rimes, Moussaillon, car je suis marin d’eau douce avec Renaud, Et parvenir à bon port quand son vaisseau s’arrime. Néanmoins lorsque la musique caparaçonne les mots, Je me dodeline bien sur, mais reste mécontent, Je déplore l’absence des Brel, Ferré ou bien Bécaud, Dont les textes avant l’accompagnement étaient plus important. Quand je perçois une mélodie fredonné tout doucement, Je m’assoupis ronronnant, pensant à Bernard Haillan, Qui harmonisait ses pensées au gré de vers dansants, Alors que Trenet tanguait en quatrains entraînants. Toutefois si les poésies s’en vont sans rime ni raison, Livrés par des chantres qui m’ont enlevés du temps, Par ci par là, de ce fait, je demeure à la maison, Où j’aurais pu songer en entendant Montand. La chanson est présente, dans tous les coins du monde, Des rythmes de maintenant par des sonorités incongrus, Et les romances du passé concordent à la fronde, Je les absoudrai à condition qu’ils continuent.
17-03-2009 /508
 |
Enregistré le 31 Mars 2012 à 11:53 par 2589435
Oeuvre Originale
Auteur : Artus de Oguz |