Notre premier rendez-vous a lieu le vendredi 10 août. 15h30 à la gare Rabat-Agdal, endroit assez basique où se croisent toutes sortes de personnes pour toutes sortes de raison. Mais aujourd’hui je ne suis pas là pour les même raisons que ce gens de tous les jours. Je me sens même plus chanceuse et heureuse que n’importe qui car aujourd’hui je suis là pour te rencontrer. Je suis à bout de souffle, j’ai fait le trajet de la Quiche dorée (qui était à la base notre lieu de rendez-vous avant que tu ne te perdes) en courant presque. C’est marrant comme les minutes se font longues dans ces moments, à chaque avancée de l’aiguille de la montre je sens mon cœur battre de plus en plus fort. Moi qui croyais maîtriser mes émotions, je ne pensais pas que tu me ferais cet effet. Me voilà à la gare, mais personne à ma rencontre. Je sors mon portable, je te téléphone en regardant par la porte vitrée du café de la gare. Ta voix me caresse les tympans, je balaie la salle des yeux et je t’aperçois. Je m’approche de ta table, ta silhouette jusque là virtuelle devient réelle, et un sourire vient parachever cet instant merveilleux. Les gens nous regardent mais qu’importe, tu es là, à ma portée, je te vois, je te sens. Nous décidons d’aller ailleurs, nous marchons, le soleil reflétant sur nos vêtements éblouit ma vision comme dans un rêve. C’est marrant, c’est la première fois que nous nous voyons et pourtant nous bavardons sans aucune gêne, jouant parfois les couple en ballade dans la capitale, sans que personne ne se doute que nous sommes quasiment des inconnus. Nous allons nous installer, en haut à la Quiche dorée, nos boissons arrivent, nous parlons pour la première fois yeux dans les yeux. Tu me parles de ta famille, de tes désirs, de ta vie loin de moi et je t’écoute avec beaucoup d’attention. De conversation en conversation, nos mains s’approchent l’une de l’autre et c’est en se regardant dans les yeux qu’elles se rejoignent. Tes caresses montant jusqu’à mon cou… Nous continuons à converser, en n’interrompant pas ce petit jeu d’enlacement de plus en plus fort, jusqu’à ce que tu me serres dans tes bras et que tu m’embrasses… Le temps passe, tellement épris l’un de l’autre que nous ne voyons pas l’heure tourner, comme si le temps s’était arrêté et que rien autour de nous ne comptait. La réalité nous rattrape et nous décidons de partir, faisant le chemin inverse jusqu’à la gare. Nous sommes là et notre amour est devenu réalité, un amour sincère, merveilleux. Il est temps de nous quitter, nous échangeons un regard, nous savons que nous allons nous parler ce soir. Tu me regardes partir… Le week end suivant a été le plus beau de ma vie, et tu sais pourquoi, c’était NOTRE week end, la confirmation de ce que j’ai toujours su, que tu étais tout pour moi, que je t’aimais éperdument. Toi même tu sais…
Notre premier rendez-vous a lieu le vendredi 10 août. 15h30 à la gare Rabat-Agdal, endroit assez basique où se croisent toutes sortes de personnes pour toutes sortes de raison. Mais aujourd’hui je ne notre,premier,rendez,tiko