En hommage à Blutgeld dont les mots font mal...en bien. Tu m’fais d’la peine, tu sais, tu rigoles comme un con T’embardes comme un bahut, en renversant ton verre Tu m’embrasses, tu bredouilles : « encore un p’tit canon » Tu t’fous en l’air, tu sais, t’es saoul, presque sous terre. Tous tes matins sont blêmes quand tu gerbes ta nuit, Tes copains de bistrot connaissent même pas ton nom Tu t’échoues sur un banc, tu t’es pissé parmi… T’es cramé, mon p’tit père. T’as perdu ta maison. Quand t’arrives à bander (t’y arrives plus souvent) Tu t’envoies des tapins plombés comme des garennes Et des filles de comptoirs qu’ont du rouge sur les dents Auxquelles tu chiales ta bière quand ta bite est en berne. Tu finis par t’noyer dans cette bouteille de merde. Tu peux même pas m’app’ler, tu r’connais plus ma gueule. Faut qu’tu t’en sortes, mon pote, j’ai pas envi d’te perdre. Pis j’srais pas toujours là…et tu f’ras quoi.. .tout seul…
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Enregistré le 13 Novembre 2003 à 20:55 par 770362
Oeuvre Originale
Auteur : Frank Vassal |