phare
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Le phare.

Impression :

(Détail)

Pas de peine cette semaine, du sommeil en retard, les paupières chargées d’insomnie. Les nuits sont si courtes, les journées si longues, comment inverser ?
Courir et déployer ses ailes pour s’arracher de cette terre vers d’autres horizons, plus chauds, une envie qui s’annonce, qui se dessine, dans la grisaille de mes journées parisiennes.
Je respire mal dans cette ville folle, les odeurs de vie bien étranges, les âmes danses dans les rames du métro, parfois s’y aiment. Les regards fuyants les miens, je traine ça et la dans une quête que je devine être la même de ceux qui en prenant le métro le matin si disent qu’en laissant faire le temps, le soir, la nuit sera un jour plus long.
Tout est si beau, si sain dans la journée, les vraies couleurs de la vie y brillent sans artifice, je ressens comme une l’accélération incontrôlable de mon destin, il glisse, me glisse des mains, m’échappe, je ne suis plus vrai ni faux, juste un copier/coller diurne.
Aspiré par cette belle journée, je vole de seconde en heure en heure, à cent l’heure dans le mur du soir. Les bruits de ma journée m’accompagnent dans ce cocon si doux de mon esprit, aussi libre que moi. Oui aussi libre que moi, libre d’être à mes côtés, de me retrouver, de ressentir, d’apprécier de rêver, sans subterfuge.
Le soir arrive, j’observe la Tour, scintillante qui pointe son antenne vers les étoiles invisibles, elle brille d’un bleu trop politique à mon gout, mais elle brille, elle, je me demande si parfois les étoiles filantes de mon enfance ont encore un peu de place dans mes yeux le soir quand, aveuglé par la lumière de notre société je ne vois plus le ciel parisien.
La nuit m’enveloppe de sa douce chaleur, sournoise, dominatrice elle m’emporte, vers ses abimes, mystérieux et dangereux. Je ne résiste pas, je me laisse faire, je glisse dans ses mains sans me retenir en me disant que je pourrai en revenir , que je n’ai qu’à regarder la Tour, ce phare des solitaires perdus en pleine mer de leurs turpitudes. Je ne ressens plus rien la nuit, tout est si beau , si doux, si brillant, alors je me mets à croire , aux nuits plus longues , que mon destin est dans mes mains , mais je sais que rien n’est plus cruel que de croire que cela n’arrivera pas . L’aube est une infidèle, je préfère la tempête des nuits perdues aux lumières du jour que de voir la mer pleurer.
La nuit, la peine est vraie, elle réchauffe. Parfois mes joues ont ce gout salé qui me rappelle mon enfance. Je recherche toujours la même image depuis toutes ces nuits, celle d’un père qui n’a jamais été, il s’est perdu lui aussi avec moi dans cette nuit sombre. Peut être qu’un phare la guidé...
La nuit me fait voyager là, ou le jour m’arrête de me faire rêver, de penser de prendre le temps de m’écouter. Il est l’heure de fermer les yeux pour affronter la journée, il est l’heure de foncer dans le brouillard de la vie d’y déployer mes ailes, de survoler les nuages de retrouver enfin le soleil d’autres cieux étoilés et d’autres phares.


Enregistré le 21 Décembre 2008 à 12:01
par 2428966

Oeuvre Originale

Auteur :
Dimi

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