avant,endormir…
Liste| Suivant >>
 

Avant de m’endormir…

Impression :

(Détail)
la pluie vient de cesser, j’aime cette odeur après la pluie, c’est agréable, les gouttes ruissellent sur les feuilles, et ces oiseaux qui chantent comme si c’était une ode à la pluie, cette odeur est particulière dans sa fraîcheur, je suis complètement trempée, je vois les feux follets sur la route, je sens l’eau ruisseler sur ma main, elle est froide, mais le sol est chaud c’est agréable,
Je vais m’endormir pourtant je viens de me réveiller de ce rêve, je devrais dire de ce cauchemar.
Avec mon amie isabelle, la route fut longue pour rejoindre cet endroit superbe, nous nous étions perdues sur la route, bien entendu elle était déserte, nous avons cherché des heures pour nous retrouver au point de départ, pour enfin arriver là où elle voulait me faire connaître un endroit calme et reposant loin de tout pour se retrouver toutes les deux, un chalet au milieu de nulle part, cet endroit est superbe, la photo du service de location était à la hauteur pour une fois ! Plusieurs chalets, mais éloignés l’un de l’autre pour garder une intimité, tous de même gabarit, mais différents, certains ont même été personnalisés, nous nous sommes arrêtées un moment devant ce chalet ou ils ont réalisé un jardin chinois traversé par une rivière et un pont de bois, notre location est un peu plus banale, mais grandiose par ces fleurs qui entourent le gazon, à l’intérieur une odeur charmeuse de boiserie, et dans la grande pièce une superbe cheminée en pierre et devant un tapis, il n’est sans doute pas placé là en toute innocence, une cheminée, un feu, deux personnes, un scénario bien connu, isabelle de son coté fait le tour de la propriété juste histoire de repérer les lieux, à chaque fenêtre, elle me fait des signes et de grands sourires, elle est heureuse de se retrouver ici, ça va lui faire du bien d’être éloignée du stress, le reste des pièces, les chambres lumineuses, une baie vitrée en face du lit, le bois y est vraiment partout et harmonieusement colorés, à moins que ce soit des essences différentes, une cuisine entièrement aménagée, bref tout le confort souhaitable, après avoir fait le tour du chalet isabelle hurle dans la grande pièce "tu as vu la cheminée !" En poussant un cri de joie, je m’en doutais un peu, je la connais tellement, il faut sortir les sacs du coffre, et les quelques victuailles prévues pour ce week-end entre filles, comme elle disait si bien !

Au programme balade dans les nombreux sentiers, il y a un lac pas loin disait le prospectus, l’occasion d’y piquer une tête, puis bronzette et farniente boulimique, ça, c’était le pied ! le lac nous l'avons trouvé très vite, 1 kilomètre c pas si loin en se baladant, mais pas de maillot ! Je ne voulais certainement pas me baigner en petite tenue à l’affût de regards indiscrets, mais Isabelle n’a pas froid aux yeux, elle a voulut absolument trouver un endroit calme pour y plonger, elle enlève le tee-shirt le soutif le jeans, et insiste pour que je l’accompagne, elle a même tenté de m’enlever mes vêtements, elle rigolait en insistant, m’a couchée pour m’enlevé mon jeans, puis voyant que je résistais trop elle m’a traitée de grosse conne, j’en ai l’habitude puisque c’est depuis un moment que nous échangeons ces piques ! Elle s’est baignée puis elle est revenue pour plonger sur moi et me mouiller avec son corps, me disant que maintenant je n’avais plus d’excuses, de toute façon on pouvait tout voir au travers de mon tee-shirt !!! elle ajoute en plus tu pointes ! "T’as plus rien à cacher maintenant", mais je ne voulais toujours pas me déshabiller, et rebelote pour la grosse conne et bien d’autres. Elle a toujours été comme ça avec moi quand je ne voulais pas faire ce qu’elle voulait, elle pouvait être terrible quelques fois, elle y est restée une heure dans ce lac, moi je suis restée sur le bord, il y avait un arbre je me suis assise au pied, j’ai grillé quelques cigarettes en la regardant faire ces conneries, j’avoue personne n’est passé tout ce temps, mais rien à faire, je ne pouvais pas ! quand elle est enfin sortie, elle tremblait comme une feuille, elle s’est laissée séchée au soleil, en me demandant pour l’énième fois comment je trouvais sa poitrine, tout en la caressant, je ne pouvais pas mentir du haut de sa quarantaine elle avait des seins fermes ! Comparant comme d’habitude avec la mienne qui était plus généreuse que la sienne, je n’y peux rien si mère nature m’a gâtée de ce coté là.

Au retour au chalet il faisait un peu plus froid, donc le feu était de rigueur pour réchauffer un peu le chalet, ils ont pensé à tout il y avait une fiche technique pour allumer un feu de cheminée, histoire de se réchauffée, elle a sorti une bouteille, un alcool fort, le premier verre elle l’a avalée cul sec ! puis m’a aidée a faire prendre ce satané feu qui ne voulait pas prendre, nous devions avoir l’air bête agenouillé toutes les deux a soufflé sur les quelques étincelles, dur de se retenir de rire, mais enfin les flammes sont venues, mais bcp de fumée a envahit le chalet, nos vêtements sentaient la fumée comme la peau d’ailleurs, aération, et attente que ce feu soit bien prit avant de passer à autre chose, dans cette attente elle passe un coup de fil a son mari resté avec les enfants, dispute en live ! Encore une, elle lui reproche toujours tout et n’importe quoi, lui ne dit rien, il subit, j’ai l’impression que ça le dépasse et qu’il ne veut plus s’en inquiéter, toujours calme et posé dans les disputes, comme si cela ne le concernait plus, après ce coup de fil elle me répète ce que j’ai déjà entendu par ses hurlements, et tente comme a l’habitude que je prenne parti pour elle, je ne sais pas pourquoi, mais je le fais, je décide de prendre une douche, j’en peux plus de cette odeur sur moi, la salle de bain est petite, et la vapeur d’eau a vite fait de l’envahir, cette douche est vraiment la bien venue, j’entends la porte s’ouvrir, elle s’approche ouvre le rideau et entre, ses mains sont froides, elle laisse couler du gel douche dans le dos et passe ses mains, elle me demande de me retourner pour m’embrasser, sa bouche a le goût de l’alcool, j’ai horreur de ça ! Elle me caresse les seins, avec ce gel glacial, elle dirige mes mains sur elle, elle fait toujours ça, je sens sa cuisse passer entre les miennes, en ajoutant des balancements de bassins sous mes doigts, elle parcourt sa langue sur ma poitrine s’attardant sur mes tétons, elle me dit qu’elle est envieuse de mes seins que ça l’excite quand je lui résiste, je la déteste quand elle est comme ça, je la déteste.

La premières fois je ne comprenais pas bien ce qu’elle me voulait, elle était éméchée, je la trouvais amusante, surprenante, je voulais lui ressembler par sa force de caractère, sa façon de faire, son égoïsme, ça devait faire deux ans que je la connaissais nous sommes devenues amies par la force des choses, j’étais complètement larguée, paumée, elle m’a aidée à me sortir de ce merdier, une soirée bien arrosée pour elle ce soir-là, et quelques joints pour nous deux, nous nous sommes couchées dans le même lit chez une amie, et elle m’a embrassée, puis ma demandée si c’était la première fois qu’une fille m’embrassait, ce n’était pas la première fois, mais à l’époque c’était un jeu ! Là elle ne jouait pas, mais je me suis laissée faire, j’étais bien j’étais en confiance, l’effet de l’herbe a aidé sans doute, mais le lendemain j’en étais un peu dégoûtés de m’avoir laisser faire, mais les occasions se sont multipliées, et facilitée pas son hébergement, ma chambre était au fond du couloir, elle venait me rejoindre la nuit, je n’osais pas lui dire non, je ne voulais pas voir débarquer son mari, je ne voulais pas faire de bruit, je ne voulais pas me retrouver à la rue encore une fois, j’étais piégée dans ce mensonge, mais de plus en plus elle devenait jalouse, comme cette fois ou j’ai rencontré ce garçon au mariage d’une de ses amie, elle me poussait littéralement dans ses bras pour que je danse avec lui, elle lui disait de foncer que j’étais à prendre, etc… elle voulait le rendre mal à l’aise et moi aussi par la même occasion, et à chaque fois qu’un garçon s’approchait, le même cinéma se répétait, s’en suivit bien entendu ses sous-entendus sur le sexe masculin, et la bêtise des hommes machistes qui n’en voulaient qu’à mon cul et rien d’autre, bref j’étais devenue sa chose, j’ai commencé à en avoir peur ses crises de jalousies devenaient de plus en plus fréquentes et violente, toujours en l’absence de son mari bien entendu, car quand il était là, elle me rabaissais souvent pour ne pas éveiller les soupçons de son mari, j’étais la jeune fille sans cervelle, et plus encore quand elle avait quelque verre dans le nez !

Après cette douche, comme si j’avais déjà lu le scénario, direction devant la cheminée, je l’avais vu à ses yeux dés son arrivée, je la connais si bien maintenant, suite de nos ébats devant les flammes crépitantes, je sais ce qu’elle veut ce qu’elle attend de moi, elle m’a initiée à l’amour au féminin, à la découverte de mon corps et du sien le seul corps étranger que je connaisse d’ailleurs, nous nous sommes endormies sur ce tapis et les couettes des lits apportées pour plus de confort, elle était collée à moi, sa main sur mon sein droit. Je sombrais dans un rêve, doux est calme

Très vite mon rêve s’est transformé en cauchemar, un homme est entré dans le chalet, nous nous sommes réveillées, isabelle hurlait pour que cet homme sorte, ils se sont battus, elle était enragée sur lui, comme si toute sa haine des hommes s’abattait contre cet agresseur, à plusieurs fois elle fut éjectée contre les meubles cassant les objets de décorations, j’étais tétanisée dans un coin ne pouvant bouger le petit doigt, elle tentait d’atteindre la cuisine, me criait de prendre un couteau et de planté cette ordure, mais je ne pouvais pas j’avais trop peur, il était fort, dans la cuisine isabelle est arrivée à prendre ce couteau, elle a réussi à le blesser à plusieurs reprises, mais il continuait à la faire valser comme un pantin, le couteau s’est planté dans le ventre de l’homme qui a crié en le retirant, il était aussi enragé qu’elle, lui n’a pas hésité un seul instant, il frappait encore et encore de toutes ses forces à chaque coup de couteau un grognement sortait de sa bouche, il avait les dents serrées par la rage, le sang giclait des plaies, je crois que sa propre blessure il l’avait oubliée, isabelle restait inanimée, moi je ne pouvais ni bouger ni crier, je restais là, à observer cet homme qui agissait comme un fou ! j’étais horrifiée de voir tout ce sang, j’ ai réussi à m’enfuir parcourant la foret nue, mes pieds me faisaient mal à force d’écraser des branches, je voulais être le plus loin possible de ce chalet, la pluie me faisait frémir, épuisée j’ai trouvé la route au petit matin, je suis tombée là.

La pluie vient de cesser, j’aime cette odeur après la pluie, c’est agréable, les gouttes ruissellent sur les feuilles, et ces oiseaux qui chantent comme si c’était une ode a la pluie, cette odeur est particulière dans sa fraîcheur, je suis complètement trempée, je vois les feux follets sur la route, je sens l’eau ruisseler sur ma main, elle est froide, mais le sol est chaud c’est agréable, j’ai terriblement mal au ventre, c’est tout chaud et humide, collant entre mes doigts, j’arrive plus a tenir les yeux ouverts, je dépose mon couteau j’en ai plus besoin maintenant le cauchemar est terminé, je suis libre, je peux m’endormir en paix.




Enregistré le 20 Novembre 2009 à 20:00
par 2600559

Oeuvre Originale

Auteur :
MOI... mardi 13 septembre 2005

Accueil | Conditions générales | FAQ | Contact | Créé par CAPIT
 Accueil
 Mon Menu Perso
 Rencontre
 Messagerie
 Chat
 Espace membre
 Expressions

 Vos textes
 Concours

 Poésie
 Les Auteurs
 Le top 30

 Déclaration d'amour
 Les Auteurs
 Le top 30

 Albums photos
 le top 30

 Plaisir d'écrire
 Plaisir de lire

 Les chansons
 Les contes
 Les nouvelles
 Les journaux
 Les discours
 Les présentations
 Les chroniques

 Forum
 Santé
 Sexualité
 Mariage
 Astrologie
 Jeux
 Voyager
 Humour
 Editorial
2 connectés au chat
14 connectés au total
Consulter l'annonce
ajouter aux favoris Avant de m’endormir…