je m'obstine à mêler rives et dérives mes réelles irréalités déserts inhabités je vous ai peuplés terres désolées je vous ai parsemées d'hommes exceptionnels rêves inutiles je vous ai inondées de bruits de vagues de bruits de machines re rêvant de mal de mer en pleurant de mal de chair j'ai pris pour habitudes de rêver j'ai pris pour certitudes d'appeler tels mes levers et encore mes couchers aussi légers que des bulles de savon sautillant sur la lune et ses rayons sans raison la tête haute sans mission j'ai vu sans faute un pauvre hère, un homme affolé pour trouver une raison d'être pour donner une vie sans raison |