J’ai jeté loin de moi les termes de la foi, Je suis un homme libre et non pas à genoux. J’étais encore enfant quand au fond du beffroi, Un prêtre m’imposait de subir son courroux. Il voulait que j’adore jusqu’à la soumission L’image d’un inconnu, l’image de son dieu. J’aurais pour une déesse, fais génuflexion, Mais aimer son vieillard, j’ai préféré l’adieu. J’ai fuit les cathédrales, les chapelles, les églises, Les désirs d’un seul homme qui vous met à genoux, Vous fait courber l’échine comme une bête soumise, Se comporte en gourou sous ses mots aigres-doux. La foi parle d’amour mais lui était haineux, Devant l’insoumission il me prédit le pire, Il prononça les mots qu’il me jeta hargneux. Lors j’ai su que cet homme était un triste sire. Et depuis ce jour la, je n’ai ni dieu ni maître, Même si pour certains je passe pour un traître.
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