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La vierge crimée

Impression :

(Détail)



Mon Dieu qu’elle était belle ! Nous étions seuls face à face, elle se tenait nue devant moi.
Sa blancheur incomparable que j’admirais me fascinait totalement.
Je restais muet d’admiration béate devant sa beauté et elle, ne disait rien non plus, elle attendait d’une patience d’ange. Les anges sont infiniment patients devant l’éternel.
Elle m’attirait diaboliquement et je sentais un furieux désir sauvage monter en moi.
Elle que je ne connaissais pas et qui ne me connaissait pas de même, avec sa virginité offerte devant moi. Comment résister ?
Il aurait fallu que je parte comprenez-vous ? Que je cesse de la caresser du regard.
Evidemment j’étais fébrile, la morale, toujours la morale, celle qu’on nous met dans le crâne depuis l’enfance avec tous ses interdis pour briser nos rêves de mille et un tabous, nous rappelle à l’ordre.
Combien de fois n’y avais-je pas songé ? Pétri d’incertitudes, la peur au ventre.
Je savais que serai coupable devant la justice des hommes, à tous les coups, je n’y couperai pas et pourtant je m’apprêtais à commettre l’irréparable.
Je savais qu’elle n’en réchapperait pas, je la finirai comme le pire des salauds et m’en débarrasserai ensuite.
Bien sûr, elle ne se doutait de rien la pauvre, elle si belle, si pure et encore vierge.
Pourtant je doutais encore, comment allais-je l’entreprendre ?
Puisque je m’apprêtais à enfreindre la loi et ses règles, à transgresser tous les tabous, autant le faire le plus sadiquement possible me dis-je.
Je la contemplais encore de longues minutes, à la commissure de mes lèvres pendait un filet de bave du coté droit.
La mordre, la violer, la déchirer dans tous les sens pour l’entendre hurler de douleur et se débattre en vain. Elle va souffrir la garce, pour mon bon plaisir, l’occasion est trop belle.
Je ne suis qu’un homme après tout. Comment résister à la vierge exhibée devant soi ?
Je me débarrasserai d’elle en petits morceaux dans une poubelle ou bien je la brûlerai pour qu’il n’en reste traces.
Mais je vais jouir de ses souffrances, elle qui me regarde apeurée maintenant et qui a compris que sa fin est proche.
Quelques larmes perlent à ses paupières, je la regarde fondre.
Dans la moiteur sucrée de cette pièce morbide elle baigne dans sa crasse.
A la lueur de la bougie on la devine à peine gisant à terre.
Elle se meurt doucement dans la douleur pour mon plus grand bonheur.

Voilà, c’est fait ! Je n’ai plus qu’à me débarrasser d’elle.
Cette salope de page blanche que j’ai souillée de tous mes mots !





Enregistré le 8 Décembre 2006 à 02:26
par - 1306128 lui écrire blog
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Oeuvre Originale

Auteur :
Joky

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