Éloignez-moi ces tuyaux transperçant mon corps Ces potions de guérisons qui me font du tort La fin est annoncée, je fuis l’acharnement Laissez-moi donc partir puisque c’est le moment Appelez ma famille pour dire adieu Qu’ils gardent le souvenir que je fus heureux Que je leur dise pardon et aussi merci, Ils furent mes beaux rayons, mes soleils de vie J’ai le souvenir de ces instants de grâce Ou les plaisirs d’êtres furent temps d’audaces Voir grandir les enfants, espérer les meilleurs Les savoir près de soi est l’ultime bonheur Mais docteur, attendez, mes potions, mes tuyaux Laissez-les pour l’instant pour le temps qu’il me faut C’est fini, je le sais, je veux vivre l’instant, Tout s’est accompli, l’inconnu est effrayant
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