Trois mois que l'on se voit, qu'on s'écrit, qu'on s'appelle ce n'est qu'une saison dans cette année nouvelle qui m'a vu débarqué, le coeur en bandoulière, et toi que j'ai trouvée de si belle manière. J'aimerais te surprendre, t'étonner chaque jour de peur que tu te lasses et t'éloignes de moi, et c'est bien difficile ... je suis si loin de toi que je ronge ma plume pour te parler d'amour. Si parfois je dérape et que par mes écrits je fais naître le doute et trouble ton esprit, n'y vois que maladresse car parfois, pour la rime, je fais faire des détours aux idées que j'exprime. Je préfère de loin te le dire 'de près' en touchant ton genou, étendus dans un pré, ou bien sous les tilleuls, glisser à ton oreille tout ce que j'aime en toi, tout ce qui m'émerveille. Peu de temps a passé depuis ce banc de bois où j'ai touché ta main pour la première fois, et mon coeur impatient, du sablier secoue le temps qui nous sépare du prochain rendez-vous. Apprends-moi la patience, je te l'écris encore, car ce qui fait la force des vrais sentiments, comme un chateau de cartes érigé patiemment, c'est le temps que l'on laisse aux roses pour éclore.
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