Les effluves d’autrefois et de nos épopées, Je les respire et me remémore ce passé, Lorsque j’ouie par aubaine la claire mélopée, Laquelle me rappel le cœur que j’ai blessé. Regardant un bouton, éphémère et solitaire, Je pense aussi à toi au détour d’un chemin, Prête à tendre la main au passant ordinaire, Pareil à ce que tu l’as fait, avec moi, un matin. En ces instants d’équanimité omis par la vie, Ton évocation occupe la plus part de mon temps, Aux minutes intactes dès qu’il s y avaient des répits, M’a étayé comme un jeune pousse de printemps. J’échafaude ta silhouette m’attendant sur le quai, Parmi la foule d’une halte ou déjà dans le train, Et moi par un baiser sur tes commissures si gaies, Te demandant gentiment de prendre ma main. Ayant conscience que je serais seul, en matamore, Parti vers d’autres contrées et toi tu n’y seras pas, Je me cramponne à naguère, et jusqu’à ma mort, De ta main dans les mienne j’aurais un bout de toi.
03-03-2009 /504
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Enregistré le 24 Mars 2012 à 11:31 par 2589435
Oeuvre Originale
Auteur : Artus de Oguz |