Egarée sur l'asphalte déserte Cognent de lourds souvenirs Je déambule d'un pas alerte Motivée par un ultime désir L'esprit tenaillé, insoumise, blessée Dans la nuit, je vois passer ce train Le coeur déchiré, j'imagine une fin Sans cris, blindée, lasse, m'éclipser Me laissant guider par le chagrin Je regarde ce train, il est déjà loin Il me faut sans tarder regagner mon cocon Mais, pour l'atteindre, je passe sur un pont Le vide tel un aimant m'attire Une solution pour m'anéantir Ne suis-je pas qu'une simple poussière... Forte est cette envie de voler dans les airs Des bruits sourds me ramènent à la raison Ces voix si douces me disent " on t'aime " Désaimée mais aimante, ce serait blasphème Que de trahir mes promesses, mon oraison...
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