blueprint - 783841 Publié le 17/04/2004 à 11:39  Dans la poche de mon veston, j'ai un livre de... Stephen Crane : The Red Badge of Courage And Other Stories. :-)) C'est l'histoire d'un jeune soldat qui découvre la guerre de Sécession. Son patriotisme et son héroisme ne suffisent pas pour faire face aux horreurs de la guerre et surmonter la perte d'un ami. Il s'arme alors de colère et de courage pour sortir de ce cauchemar... Stephen Crane est un écrivain américain, mort en 1900 à l'âge de 30 ans. |
xiane - 381776  Publié le 09/02/2008 à 08:03  j'avais l'impression que tout le bouquin était plutôt bien vu |
cookie - 2259883  Publié le 16/02/2008 à 22:58  ben je ne sais pas si c'est déjà cité mais j'adore Fred Vargas pour son humour décapant, ses romans noirs avec une petite touche d'espoir. |
xiane - 381776  Publié le 17/02/2008 à 09:09  tu n'es pas le seul cookie à apprécier fred vargas ! nous sommes au moins deux autres par ici as-tu vu le film pars vite et reviens tard ? moi j'ai bien aimé l'adaptation du bouquin |
EVE ANNE ET SENS - 1971784  Publié le 17/02/2008 à 09:19  sur la deux vendredi soir il y avait un film avec Anglade issu d'un bouquin de vargas |
cookie - 2259883  Publié le 17/02/2008 à 14:45  ben c'est celui-là, eve anne & sans (dsl si je me gourre d'aur tôt graf) (fan du groupe ?) "pars vite et reviens tard". Pars contre si l'atmosphère noire y est bien représentée, j'ai pas réussi à accrocher. La sensation qu'il manquait quelque chose. J'aime en français aussi jean-christophe grangé (hors rivières pourpres, je ne les ai pas lues)
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EVE ANNE ET SENS - 1971784  Publié le 17/02/2008 à 15:01  oui j'aime aussi Grangé je crois avoir tout lu de lui |
cookie - 2259883  Publié le 17/02/2008 à 23:39  ben il me manquait la ligne noire, je suis dessus !! Tiens une rangée de bouquins au-dessus de l'ordi me rappelle à l'ordre, dans les auteurs français... et risque dans fâcher bcp : Frederic Dard, San antonio. J'ai que le 1/4 de la série mais j'y tiens !! |
Professeur Paganel - merci, Lenovo ! - 980920  Publié le 18/02/2008 à 00:08  Frédéric Dard a été, je crois, prof de philosophie comme Michel Leeb. Il y a un San-A dont j'ai oublié le titre et qui parle d'un type ayant vécu des années dans un trou sous terre à manger des vers et des petits rongeurs, et s'ensuit une page de considérations remarquables sur les moments de bonheur qu'on arrive toujours à se ménager quelles que soient les conditions d'existence où l'on se trouve. Du grand art |
Diane F - Dream of a Summer Night - 2025831  Publié le 18/02/2008 à 00:11  Il doit en falloir en effet du talent et du grand art pour trouver la vie dans un trou sous terre agréable ! Ca m'est arrivé et je n'ai pas apprécié du tout |
Professeur Paganel - merci, Lenovo ! - 980920  Publié le 18/02/2008 à 00:13 
Citation: Il doit en falloir en effet du talent et du grand art pour trouver la vie dans un trou sous terre agréable ! Ca m'est arrivé
Ah, c'est donc pour cela ! Te souviens-tu de la fin du film La Horse, quand les flics parlent de la déposition du fils étudiant découvert enfermé dans la cave ? |
Diane F - Dream of a Summer Night - 2025831  Publié le 18/02/2008 à 00:14  Non ! Mais j'en ai un peu entendu parler.. |
Professeur Paganel - merci, Lenovo ! - 980920  Publié le 18/02/2008 à 00:17  Le fils (qui a été mis à l'écart par son père à peu près moitié pour sa protection et moitié pour sa punition) fait une déposition invraisemblable expliquant qu'étudiant en philosophie, il apprécie de méditer sous terre là où les tumultes du monde ne le dérangent pas, à l'instar d'autres philosophes comme Diogène, etc. |
Diane F - Dream of a Summer Night - 2025831  Publié le 18/02/2008 à 00:21  Oui ! Ca me fait penser un peu à cette jeune fille autrichienne qui est restée tant d'année prisonnière d'un fou ! Elle aussi était dans une cave et elle a réussi à survivre, apparemment sans trop de séquelles (apparemment...) |
Professeur Paganel - merci, Lenovo ! - 980920  Publié le 18/02/2008 à 00:28  On cite également - je ne sais plus où - le cas de soldats allemands prisonniers d'un éboulement et qui auraient survécu de la même façon, en léchant l'eau de condensation de murs (?) et en mangeant des insectes et des rongeurs (ce que je trouve guère plausible s'il s'agit de plusieurs hommes). Le point intéressant de l'histoire étaient qu'ils avaient survécu des mois jusqu'à ce qu'on les découvre, mais qu'une fois replacés dans la société ils seraient tous morts dans les semaines suivantes. Sans doute une sacrée légende urbaine, mais si non e vero...  |
cookie - 2259883  Publié le 18/02/2008 à 20:02  Des milliers d'histoires... dont certaines sont avérées, prouvées (pléonasme ?) |
FRANK - 770362  Publié le 23/02/2008 à 10:04  Il y a deux bouqins de Dard où un type vit dans un trou : "le trouillomètre à zéro" et "y'a-t-il un Français dans la salle" (un maître-chanteur séquestré depuis des années par l'oncle du député) Il y a aussi ubn passage dans "le parfum" assez bien foutu où Grenouille reste plusieurs années dans une grotte pour ne plus rien sentir (hormis sa propre odeur). Hier soir...deuxième partie de "Sous les vents de Neptune" d'après Vargas...la fin fut un peu bâclée mais l'ensemble était honnête...Anglade est plus convainquant en Adamsberg que Garcia (pars vite et reviens tard)...les dialogues de ce téléfilm étaient aussi supérieurs, selon moi, à ceux de "pars vite...." et pour une bonne raison : l'adaptation de ce téléfilm était signée Emmanuel Carrère. J'aime beaucoup cet auteur (la classe de neige), je ne vais pas tarder à attaque "Un roman Russe", son dernier bouquin. Cookie...j'ai tous les san-a...poches et romans...j'ai plusieurs doubles car je les achète quand j'en trouve en différentes éditions...
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cookie - 2259883  Publié le 24/02/2008 à 19:16 
Citation: j'ai plusieurs doubles car je les achète quand j'en trouve en différentes éditions...
m'a désespéré là !! Moi je les ai presque tous lus. Je les achète tranquille, nouvelle version souvent (j'aime bien leur classement chrono).
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xiane - 381776  Publié le 12/03/2008 à 16:12  ça vous dit quelque chose john updike ? quand j'étais jeune adulte, j'avais lu "couple" (à mon avis j'avais dû passer à côté mais je me souviens d'un grand ... mélange des personnages ) récemment je me suis pris un lot de bouquins chez un broc' de mon quartier, dont, la ferme de john updike je pense que la traduction est en plus excellente, car le bouquin est absolument superbe à lire et à savourer ! si j'ai le temps je vous en donnerai à lire une page ou 2 c'est vraiment très beau et j'espère que ça vous donnera envie de lire la suite |
2286931 Publié le 12/03/2008 à 16:18  j'en lis trois en fait Deception point de Dan Brown ça c'est pour me détendre Comment parler des livres que l'on a pas lus ? de Pierre Bayard ça c'est pour ... pour ... paraître moins neuneu et La comptabilité c'est simple pour m'instruire (c'est très interressant de suivre la vie d'un homme qui crée sa boite et sa compta |
Professeur Paganel - merci, Lenovo ! - 980920  Publié le 12/03/2008 à 16:24 
Citation: je pense que la traduction est en plus excellente, car le bouquin est absolument superbe à lire et à savourer !
Depuis les "traductions" des histoires d'Harry Dickson par Jean Ray, on ne peut plus être sûr de rien |
xiane - 381776  Publié le 12/03/2008 à 16:27  jean ray a tout simplement écrit les histoires et repris le personnage à son compte, d'ailleurs, je connais (ou plutôt j'ai connu) le français (*) qui a continué la série et repris également le personnage de harry dickson (*) plutôt connu comme joueur de musique cajun ! |
Professeur Paganel - merci, Lenovo ! - 980920  Publié le 12/03/2008 à 16:29 
Citation: jean ray a tout simplement écrit les histoires et repris le personnage à son compte
Il les a réécrites parce qu'il les trouvait trop mauvaises pour mériter traduction. Mais ce qui était très fort, c'est qu'il s'arrangait pour qu'un passage de ce qu'il écrivait - et qui n'avait rien à voir - soit en accord avec l'image de couverture qui lui était transmise. Une nouvelle forme d'art
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xiane - 381776  Publié le 12/03/2008 à 16:31  tout à fait paga bon, la suite des aventures de harry dickson
etc ... je me demande même si mon nom n'est pas dans les remerciements  |
FRANK - 770362  Publié le 12/03/2008 à 16:38  Un Roman Russe d'Emmanuel Carrère.C'est bouleversant. |
2134560 Publié le 14/03/2008 à 12:56 
Citation: si j'ai le temps je vous en donnerai à lire une page ou 2
as tu eu le temps xiane ?
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xiane - 381776  Publié le 14/03/2008 à 13:14  voilà m'dame "Ma mère, lorsqu’elle fauchait, suivait les bords du champ, l’embrassant tout entier, et progressait lentement vers son centre en dessinant une espèce de labyrinthe régulier jusqu’à ce qu’il ne restât plus qu’un dernier triangle d’herbe encore sur pied, ou sablier, qui se divisait en deux triangles avant de disparaître tout à fait. Je préférais partager le champ en deux d’une seule percée héroïque, puis attaquer alternativement les deux moitiés, rognant tantôt l’une, tantôt l’autre, me divertissant à déborder l’ennemi sur ses flancs dans une offensive de grande envergure, puis à réduire les poches. Je jouais à la guerre, ma mère suivait la stratégie de l’amour. Finalement, nos champs une fois fauchés avaient le même aspect, si ce n’est que ma mère laissait des touffes aux endroits où elle relevait la faucheuse pour épargner un nid de faisans ou un bouquet particulièrement éclatant de fleurs sauvages. Des cardamines, des érigérons, des mufliers, des solidages, des boutons d’or, chaque fleur sautant, pieds joints, comme une minuscule danseuse, fuyaient sous les roues du tracteur. Des brassées de fleurs, sur ma droite, tournaient d’un même mouvement, comme les cieux, constellées par la rotation des roues, tandis qu’à ma gauche elles gisaient sur le sol en fourrage prêt à faner. Les moucherons formaient des nuages stationnaires qui, un instant dissous par mon passage, ne me suivaient pas mais reprenaient leur bavarde gravitation. Les grillons s’écartaient de mes roues en un sauve-qui-peut crépitant. Des papillons voletaient éperdus au-dessus de leur univers dévasté, effleurant l’herbe aplatie comme des mains frémissantes d’une amante muette qui explorerait le corps abattu du géant aimé. Le soleil montait dans le ciel. A travers les vagues de chaleur qui nimbaient le capot de métal, chaque épi apparaissait déformé. Le tracteur était couvert d’écume et moi, secoué comme par une houle sur ma selle en fer qui avait la forme des hanches d’une femme, seul au milieu de la nature, aussi invisible sous le ciel éclatant qu’on peut l’être au cœur de la nuit, me sentant léger et grisé de saccage ,je pris conscience de ma virilité et, pensant à Peggy, ne fis rien contre cette découverte. Ma femme est un pré." in La ferme de John Updike
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xiane - 381776  Publié le 16/03/2008 à 08:13  toujours tiré du même "la ferme" de john updike en fait c'est spécial dédicace pour carlow "Depuis cette fenêtre d'où l'on dominait toujours la pelouse, la grange et la route, mon grand père guettait le facteur, qu'il comparait à un escargot. Un coffre en bois de pin abritait toujours ses paquets de titres défunts et son journal intime, d'étroits cahiers rouges sur lesquels, jour après jour, pendant des années, il avait inscrit presque uniquement des remarques laconiques sur la pluie et le beau temps. Le jour de la naissance de ma mère, où sa femme avait failli mourir, il s'était contenté d'écrire : un enfant est né." |
2134560 Publié le 17/03/2008 à 08:07  très beau texte, poétique et imagé ; on a envie de dévorer de ce livre |
Reiyelle - 1087283  Publié le 17/03/2008 à 09:08  ah ouiiiiiiiiiii... on s'y croirait, et à le lire, j'ai eu des envies de m'allonger dans un champ |
xiane - 381776  Publié le 17/03/2008 à 10:13  si j'ai le temps (et le courage) je vous donnerai à lire le sermon auquel le fils assiste avec sa mère (toujours in "la ferme") |