renaissance
<< Précédent | Liste| Suivant >>
 

Renaissance...

 


Pendant des années sa vie n'a été que stress,
peur, et déception. Elle est malade, incapable de travailler. La moindre décision à prendre la traumatise, cela a assez duré, elle ne supporte plus sa vie. Les mensonges, les insultes, ont fini par lui faire accroire qu’elle ne vaut rien, qu’elle n’est rien. Qu’elle est une mauvaise maman.

Elle n’en parle à personne, elle s'est bien préparée, sur l'Internet elle trouve tout ce qu’il faut savoir pour ne pas rater son suicide, elle a donc les bons médicaments et le bon dosage. Elle s'est acheté de jolis vêtements, s'est fait faire une belle coupe de cheveux. Pour mourir, elle a choisi un motel.

Il lui reste deux jours pour préparer ses enfants, bien sûr elle ne leur dira pas carrément, mais, avec douceur. Elle les prépare depuis longtemps. Ils savent que nous pouvons mourir à tout moment, et ils savent aussi, qu’une maman, même si on ne la voit pas, est toujours près d’eux, et que lorsqu'ils seront très vieux ils la rejoindront.

Au fil du temps ils referont leur monde, avec une autre maman. Celle-ci leur donnera ce qu'elle n'a pas pu leur donner. Elle s'est même filmée pour parler à ses enfants. LE MOMENT EST VENU.

La famille n’étant pas à la maison, elle put donc partir. Elle fit le tour des pièces, caressa ici et là certains objets.
Dans la chambre des enfants, elle faillit de s’évanouir, ses pauvres enfants, comprendront-ils un jour, son choix ?
D'une main tremblante, elle caresse leurs oreillers, hume leurs pyjamas, elle décide d'en apporter deux avec elle, elle veut sentir l'odeur quand la vie s'échappera d’elle. Sur un dernier regard, elle ferme la porte, elle est prête...
Elle sort de la maison, prend son portable et appelle un taxi. Des larmes coulent sur son visage, le taxi arrive, elle sèche ses yeux et monte dans la voiture.

Assise sur la banquette arrière, elle ferme les yeux, vide son esprit. Elle ne peut pas penser à son mari, un homme qu'elle a profondément aimé, un homme qu’elle croyait connaître. Mais il n’est plus là, il est remplacé par un étranger, un étranger qui lui fait peur. Elle ne doit pas non plus penser à ses enfants, la souffrance est trop horrible, elle se veut seule à l’intérieur. Elle en a besoin pour aller jusqu'au bout.

Arrivée au motel, elle se rend chercher la clé. Voilà, elle est devant la porte, le moment est arrivé. Elle entre, jette un coup d’œil à la chambre, c’est donc ici que se terminera sa vie? Elle s’assoit pour se calmer, surtout ne penser à rien, afin de faire ce qui doit être fait.
Elle prend une douche, se choisit une jolie chemise de nuit. La femme de ménage la trouvera demain matin. Elle a conservé ses papiers d’identité, elle veut que sa famille soit avertie le plus vite possible.



Elle ne veut pas que leur inquiétude dure trop longtemps. Elle vérifie si la lettre contient bien ses adresses, si elle est bien dans son sac à main. Je suis sa meilleure amie, on a toujours tout partagé, donc, elle voulait que je vois toutes les étapes de sa mort, le pire est que je n’ai rien vu, ne me suis rendu comte de rien.
Elle s'est finalement allongée sur le lit, prenant la peine auparavant d’écrire un petit mot d’excuse pour la personne qui la trouvera. C'est tout, elle sait ne pas blesser...
Et voilà, le moment est venu, sa délivrance, la fin de sa douleur, avec un verre de vin, elle dévisse le bouchon et prend les médicaments dans ça main, un mélange mortel, elle va s’endormir et ne jamais se réveiller.
Elle porte la main à sa bouche et prend le médicament avec une gorgée d'eau.
Enfin. C'est fait. Elle respire profondément les pyjamas des garçons, et les mets sur sa poitrine.
Elle s’allonge sur le lit, et prend les couvertures et se borde. Déjà, elle n’est plus elle même, son corps lui semble léger, elle se voit au dessus d’elle, et puis c’est le noir....

Des hurlements déchirent la frêle enveloppe qui la couvre, elle ne sait pas où elle est, des enfants pleurent...Mes enfants, réalise-t-elle tout à coup!!!
Maman hurle son plus jeune...MAMANNNNN… L’aîné sanglote, recroquevillé dans un coin. Le cadet se tient le ventre à deux mains, il se roule par terre, et il hurle et hurle maman …maman.
Qu’ai-je fait mon Dieu? Mon dieu qu’ai-je fait? Que vous ai-je fait mes enfants?
Elle connaît maintenant la vraie couleur du désespoir, il est noir, un noir épais qui étouffe. C’est un vrai miracle que cette femme, une alcoolique, se soit trompée de chambre, et ait fait tout ce grabuge, pour entrer dans la chambre, où elle était. Lorsqu’elle réussit à entrer, et la découvrit sur le lit, la jeune femme respirait à peine. Cette femme a appelé une ambulance immédiatement et lui a sauvé la vie! Par contre, il a fallu la mettre sur respirateur et un moniteur pour son cœur…En fouillant dans son sac à main, les ambulanciers trouvent le double des médicaments, ils ont pu lui donné les soins adéquats, et aussitôt arrivés à l’hôpital, le centre anti-drogue était déjà sur place. Ils ont donc pu stopper la progression des médicaments dans son organisme. Elle est maintenant dans un léger coma, les docteurs sont optimistes, elle vivra. Il reste à vérifier si ses fonctions cérébrales ont été affectées.

Pendant ce temps, son corps astral continue de voir et d’entendre, et lui permet de réfléchir à son geste. La douleur de ses enfants et leur désespoir,
lui font mettre de côté les douleurs de son âme. Les leur sont mille fois plus profondes.
Comment a-t-elle pu commettre un geste pareil, ses propres enfants livrés à leur père? Quelle égoïste, elle a été!

Elle se dit que si elle a une deuxième chance, elle se fera soigner.
Ces terribles souvenirs les suivront toute leur vie, elle et ses enfants.
Elle sera là. À trois, ils guériront. L’amour et la lumière les guideront. Tout à coup elle n’entend plus rien, et…et...elle disparaît...elle suit le chemin de son corps,
elle sent, approche, et avec un gros soupir elle se glisse dans son corps.

La première chose qu’elle vit en ouvrant les yeux fut ses deux garçons. Les enfants, intimidés n’osaient pas l’approcher. Alors, elle leur tendit les bras,
ils se réfugièrent en même temps dans ses bras grand ouvert,
et ils la couvrirent de baisers.
-Tu reviens à la maison maman? Dis, tu reviens?

Pas tout de suite mon cœur, je dois rencontrer des docteurs,
je dois parler de ce qui s’est passé. Maman va devoir prendre soin d’elle,
devoir régler certaines choses, décider ce qui est bon pour moi,
et pour vous deux, mes amours.
Mais je serai bientôt là, promis mes bébés.

Une semaine plus tard, le grand jour arriva, une nouvelle femme rentra chez elle,
plus forte de sa thérapie et de l’amour de ses enfants. La douleur de son âme, les mauvais souvenirs, son amour bafoué, tout cela était derrière elle maintenant. Elle avait dépassé le stade de la colère et du ressentiment. Ce sont-là des poisons qui empêchent d’avancer.
Une nouvelle vie commence pour elle, et ses enfants.


Ceci n’est pas réellement arrivé, mais cela aurait pu. C’est un peu mon histoire, l’histoire de bien des femmes. Il ne faut jamais baisser les bras, et, surtout, ne jamais laisser un autre être humain nous traiter de façon amorale.

Pour toutes celles qui soufrent d’être mal aimées, mal traitées, je vous dis ceci – aimez-vous, aimez-vous assez pour vous dire c’est assez… Vous le méritez…-

Linda


Enregistré le 8 Février 2012 à 17:11
par 2793448

Oeuvre Originale

Auteur :
Linda Reeves

Accueil | Conditions générales | FAQ | Contact


 Accueil
 Mon Menu Perso
 Rencontre
 Messagerie
 Chat
 Espace membre
 Expressions

 Vos textes
 Concours

 Poésie
 Les Auteurs
 Le top 30

 Déclaration d'amour
 Les Auteurs
 Le top 30

 Albums photos
 le top 30

 Plaisir d'écrire
 Plaisir de lire

 Les chansons
 Les contes
 Les nouvelles
 Les journaux
 Les discours
 Les présentations
 Les chroniques

 Forum
 Santé
 Sexualité
 Mariage
 Astrologie
 Jeux
 Voyager
 Humour
 Editorial
1 connectés au chat
11 connectés au total
Consulter l'annonce
ajouter aux favoris Renaissance...conseiller cette page à un ami

Créé et hebergé par Capit


Pendant des années sa vie n'a été que stress, peur, et déception. Elle est malade, incapable de travailler. La moindre décision à prendre la traumatise, cela a assez duré, elle ne supporte plus sa vi
renaissance