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Professeur Paganel - qui a la pêche ! - 980920  Publié le 24/10/2007 à 01:58 
Citation: Lorsque la télévision évoque les enfants ou leurs parents, les mots mère et grand-mère sont presque toujours remplacés par maman et mamie. C’est si fréquent dans les journaux télévisés, par exemple à propos de scolarité ou de puériculture, qu’on ne le remarque plus. Or il est étrange qu’un registre de langue enfantin soit utilisé par un professionnel de l’information s’adressant à un public adulte, dans un cadre formel. Entendra-t-on un jour un présentateur déclarer : le prix du lolo a augmenté de 3% ? Comment expliquer cette altération du niveau de la langue ? Il est intéressant de se demander d’abord en quoi consiste le registre enfantin ; il se caractérise par : - Une réduction morphologique : dodo (de dormir) est une simplification phonétique. - Un appauvrissement lexical : un seul mot suffit par champ sémantique : Bobo désigne aussi bien une contusion qu’une coupure, etc. - Un affaiblissement des éléments syntaxiques porteurs de sens : rareté du futur, du conditionnel, des connecteurs logiques (quoique, donc...). - Un renforcement du contenu affectif par rapport au rationnel (méchant au lieu de criminel, pathogène, dangereux, etc).
La suite de l'article est ici | 2071658 Publié le 24/10/2007 à 02:04  ""article "" interessant, mais trop tard pour répondre sauf à dire heureusement que J.P. Pernaud compense cette régression par le choix des ses sujets. | Professeur Paganel - qui a la pêche ! - 980920  Publié le 02/11/2007 à 08:58  Le point de vue d'une Femina sapiens (il y en a, il y en a )Citation: La bêtise et son contraire sont également répartis sur les populations, tout sexe, couleur, niveau social ou intellectuel confondus. Mais peut-on souhaiter comme je l'ai vu récemment dans des livres scolaires, une juxtaposition systématique du féminin au masculin dans toutes les phrases. Exemple: "Si tu n'es pas content(e) du résultat de ton exercice, demande à ton tuteur ou ta tutrice de t'aider à le refaire." Le résultat, outre sa lourdeur, n'est en rien significatif d'une quelconque reconnaissance du rôle des femmes dans la société. De plus, le fait de retrouver le féminin entre parenthèses après le masculin ne change pas vraiment de la situation antérieure quand il était tout simplement omis ) On peut considérer sans devoir faire une explication en préambule de chaque article de presse que le masculin est en l'occurrence neutre, ce qui le met sans doute à sa juste place.
| Alex L'amish ricoré - 1940628  Publié le 02/11/2007 à 09:02  bon les feministes font chier. Point. | Diane - Rêveries d'automne - 2025831  Publié le 02/11/2007 à 09:03  C'est un peu vrai : Ne dit-on pas l'homme pour parler de l'être humain ; Ce qui implique évidemment l'homme et la femme | Professeur Paganel - qui a la pêche ! - 980920  Publié le 03/11/2007 à 07:32 
Citation: Une légende tenace Hervé Bazin évoque dans son Ce que je crois un concile qui aurait été nécesssaire pour établir que le femme avait une âme. En fait, dès les premiers temps de l'Église (et bien avant le premier concile), l'Église avait non seulement ses baptisées, mais même ses martyres dans la population féminine. C'est également pour épouser la baptisée Clotilde que Clovis adopta la religion de celle-ci. L'origine de cette légende, qui prétend que l'Eglise doutait que les femmes aient une âme, est vraisemblablement le synode de Mâcon. Un évêque pointilleux demanda que l'on précise explicitement si dans les textes sacrés homo désignait l'homme (vir en opposition à mulier), ou un membre du genre humain. Ce qui fut fait. L'Eglise n'a donc jamais douté que les femmes ont une âme (1), mais une "erreur" d'interprétation [volontiare ?] du synode de Mâcon l'a laissé entendre.
(1) C'est le principal reproche que l'on puisse faire à l'Eglise : elle ne laisse pas assez de place au doute http://www.weblettres.net/spip/article.php3?id_article=424 |
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