Bonjour et merci pour votre précieuse chronique. A 28 ans, mon
épouse et moi sommes ensemble depuis 7 ans et nous avons 2 enfants. Je rencontre le
problème classique, auquel vous répondez souvent, de différence d'appétit sexuel dans
mon couple : ma femme a son rythme, le mien serait 2 à 3 fois plus élevé (= nous avons
des rapports sexuels 2 à 3 fois par semaine, je serais plus heureux si c'était tous les
jours). De plus, cause ou conséquence de ma frustration, je fantasme sur des parties à 4
etc. Vous conseillez régulièrement d'ouvrir le dialogue dans le couple, d'en discuter
ensemble etc. Nous en avons parlé à plusieurs reprises, pour en arriver toujours à la
même conclusion : mon épouse est très satisfaite de sa sexualité (quantitativement et
qualitativement) et moi à moitié. Sur le plan qualitatif, c'est formidable, le plaisir
est vraiment varié (jeux, prises de photos, lingerie, accessoires, films X etc.), intense
et réciproque. Aucun blocage ou gêne, au contraire. Mais pas assez souvent... Je n'ose
pas insister puisqu'elle est bien comme ça. Je ne prends d'ailleurs plus que rarement
l'initiative : je suis ainsi certain que lorsque nous faisons l'amour, elle en a vraiment
envie. Le problème principal est qu'au bout de 2 ou 3 jours sans sexe, je commence à
être irrité par son manque d'intérêt pour la chose et j'en fais une fixation (quand
va-t-on le refaire ? Comment se fait-il que cela ne l'intéresse pas plus alors que c'est
si bon ?), ce qui devient fatiguant pour l'esprit. J'en arrive à redouter de sortir le
soir, de peur qu'en rentrant elle ne soit trop fatiguée pour penser au sexe. J'ai été
tenté de la tromper pour absorber ce trop-plein de besoin sexuel et trouver un
équilibre, mais je ne peux m'y résoudre. Reste la masturbation quotidienne. Cette
situation a toujours été plus ou moins présente, j'ai toujours éprouvé plus de désir
sexuel que ma femme, mais ces derniers mois, le sommeil semble gagner encore du terrain
sur nos moments érotiques. Et le fait d'en discuter ne change rien. Dans quelle direction
devrions-nous regarder ? Puis-je réduire mes envies ?
Cette différence de désir sur la fréquence est une situation loin
d'être rare et la documentation sur le sujet regorge de recettes qui ne marchent pas. La
communication a ses limites aussi: au-delà de la clarification des attentes ou des
demandes, elle ne peut aller plus loin que la dissipation des malentendus. Elle ne peut en
elle-même rehausser le désir ni calmer les frustrations sexuelles. Lorsque nous
insistons sur la nécessité de dire, c'est bien pour éliminer les causes de frictions
les plus usuelles. Votre couple nous dites-vous, se situe ailleurs, plus profondément
dans la différence.
Réduire vos envies pour vous ajuster à la situation ou pour toutes
autres motifs demeure une option incertaine. Il y a peu de moyens, chimiques ou autres,
pour y parvenir sans du même coup entraîner des effets indésirables pour vous et pour
votre partenaire. Il ne reste que la possibilité d'une consultation auprès d'un ou d'une
professionnel(le) en sexologie qui pourrait vous assurez que le maximum est fait pour
éviter la possibilité d'une impasse totale entre vos deux niveaux de besoins sexuels.
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Consultation Élysa enr.
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