un dévidoir de mots pour cracher le venin la haine ou le mépris quand ça te prend soudain à hurler de ton corps à calciner tes pores et cacher les morsures de ces piteuses blessures tu voudrais te vautrer dans les torrents de boue les hurlements des loups accompagnant les coups que tu t'assènes toi-même tu tiens même plus debout t'as besoin de violence pour mieux tenir le coup tu t'impreignes de ton sang tu bois avidement les tourments ça plombe ton atmosphère les nuages t'indiffèrent t'as les mots pour crier et le rouge pour saigner aveugle de douceur tu préfères ton enfer la cessité du beau t'en as mal à la peau le dégoût des paroles et des belles paraboles insensés les jours sombres quand tu traînes ton ombre même celle-là elle claudique pour pas t'accompagner dérisoires les mots pour trop plein d'amertume quand bloqués ils se taisent c'est toi qui te consume
un dévidoir de mots pour cracher le venin la haine ou le mépris quand ça te prend soudain à hurler de ton corps à calciner tes pores et cacher les morsures de ces piteuses blessures tu voudrais te vain