Le site de la rencontre amoureuse sérieuse.
N°Annonce

Mot de passe

Garder en mémoire


elle/ si ! tu vas y aller et plus vite que ça !
lui/ mais....enfin ma chérie tu n'es pas heureuse avec moi ?
E/ je serai intransigeante! c'en est fini de ta domination de mâle suprémaciste blanc !
L/ Mais je ne vote plus depuis des années pour que tu gagnes une voix contre l'adversaire....
Tu te rends compte des heures de train, de métro pour la trouver ?
E/ si tu m'aimes vraiment ce n'est pas grand chose....de toute façon tu es dos au mur:
c'est ça ou le divorce avec garantie d'occuper la maison et la garde des enfants!
L/ bichette ce n'est pas raisonnable, tu m'as bien choisi tel que j'étais auparavant ?
E/ j'étais émue par ta volonté d'améliorer nos revenus....maintenant que ton salaire a doublé,
je ne veux pas que tu en profites pour jouer les manipulateurs....
L/ quoi ? mais c'est toi qui gères nos comptes.....tu pars en vacances seule, pendant que
je garde les enfants....du veux déconstruire quoi ?
E/ toi....et ce n'est pas une mince affaire !
L/ bon...je pars demain ma chérie.....

DRING ! bonjour mme Rousseau, je viens pour une déconstruction sur demande de mon épouse...
S/ non, vous faites les choses à l'envers, cher monsieur....
L/ comment ça ?
S/ je ne tiens pas à vous enseigner ces techniques....vous pourriez vous en servir pour manipuler
votre épouse....non, il faut qu'elle se déplace pour un congrès uniféminin ....Elle vote quoi votre épouse ?
L/ LFI madame....elle vous admire beaucoup.
S/....mouais, qu'elle vienne avec sa carte d'adhérente.....je ne roule pas pour les capitalo/fascistes....
d'ailleurs quel est le montant de votre salaire ?
L/.........environ.
S/ la vache ! Sans cotisation première catégorie je pourrai rien pour votre femme.....désolée.
Le parti ne peut vivre qu'avec les seules subventions....
L/ vous ne pouvez pas lui envoyer en recommandé les principales techniques, le B.A.BA elle apprend vite,
S/ non il faut que je la voie : vous avez une photo récente, ses mensurations, son indice de masse corporelle ?
L/ ben non, je pensais que....
S/ vous pensez ? mauvais point pour vous.....nous pensons, vous demandez , OK ?
Je dois vous laisser, j'ai un symposium sur l'évolution radicale de la féminité....
L/ merci madame Rousseau.
L / (songeur) / J'ai bien peur que l'hôtel du postérieur tourné s'enchaine avec la soupe à la grimace....




Il était une fois un vieil ours qui avait beaucoup souffert quand il était un petit ourson, d’abord il n’avait pas été désiré par sa maman, il avait poussé sans beaucoup d’amour ni de tendresse, il avait souffert dans son corps et dans son cœur. C’est pourquoi quand il eut grandi il chercha à compenser cette carence, d’abord il se maria avec la première ourse qu’il rencontra et qu’il crut aimer…et bien vite trois petits oursons naquirent. Il les aima avec sa façon bourrue de ne jamais montrer ses sentiments mais en étant très attentif à ce qu’ils ne manquent de rien dans tout ce qui leur était nécessaire. Chez eux les pots de miel ne faisait jamais défaut pas plus que toutes les baies sauvages dont ils se délectaient.
Mais voilà que cet ours bourru était en fait un ours sensible et sentimental et personne de son entourage ne pouvait s’imaginer à quel point la peur de ne plus être aimé le tiraillait. Pourtant tout le monde sait combien les ours sont fidèles, mais lorsqu’il se sentait délaissé il allait chercher d’autres ourses avec lesquelles il batifolait un certain temps puis se lassait ou bien ses conquêtes comprenant qu’il n’était pas sincère le quittaient.
Toute sa vie durant il vécu comme ça allant d’ourses en ourses, puis arriva ce qu’il arrive toujours avec cette conduite… Son épouse le quitta alors qu’il avait rencontré une autre ourse qui l’aimait passionnément…
Les années passèrent cette dernière ourse rêvait de finir ses jours avec lui, de pouvoir enfin l’aimer et le rendre heureux en plein jour, c’est vrai qu’elle l’aimait tant et qu’elle croyait que ses sentiments étaient partagés. Ce qu’elle ignorait c’était que celui-ci trichait et continuait à accumuler les conquêtes. En apprenant cela elle souffrit mille douleurs mais fini par lui pardonner.
Un jour il lui avoua qu’il aimait une autre ourse qu’il avait rencontré de l’autre côté du monde et ce fut comme un coup de poignard dans le cœur de notre ourse, mais comme elle l’aimait vraiment elle réalisa que pour qu’il soit enfin heureux il fallait qu’elle le quitte, ce qu’il accepta assez facilement.
Mais voilà que sa rivale était très intéressée, et habitait cette partie du monde où le miel et les baies ne se trouvent pas aussi facilement. Alors pendant que lui la croyant fort éprise échafaudait des plans pour la faire venir chez lui, elle batifolait de son côté et finit par rencontrer un plus jeune ours dont elle tomba amoureuse. Ils passaient beaucoup de temps ensemble s’écrivant lorsqu’ils ne pouvaient se voir. Mais l’attrait d’une vie plus facile avec notre vieil ours bourru était trop fort pour qu’elle le quitte et cela continua ainsi de longs mois jusqu’au jour où elle dû décider …et qui croyez-vous qu’elle choisit ?
Elle choisit tout d’abord ses intérêts, tout n’étant que calculs depuis le début, c'est-à-dire bien sûr le bon vieil ours mais continua à aimer l’autre en secret…
Notre vieil ours pendant ce temps commençait à suspecter quelque chose, et pensait souvent à celle qui l’avait tant aimé, parfois il avait des regrets mais son orgueil l’empêchait de faire un pas vers cette ourse qui essayait désespérément de l’oublier et puis il était toujours flatté de voir qu’une aussi jeune ourse ai pu s’intéresser à lui…
Le temps passa et notre vieil ours trouva un jour le moyen de faire de faire venir cette étrangère dans son pays : il l’épousa ! Celle-ci avait gagné, ces vœux se réalisaient enfin. Elle pu enfin aimer son autre ours sans crainte de perdre sa sécurité. Elle resta avec son nouvel époux juste le temps nécessaire pour ne pas se voir renvoyer dans son pays de l’autre côté du monde.
Elle demanda le divorce et quand sa sécurité fut assuré, un beau matin d’automne, elle partit retrouver son amoureux…le temps avait passé et la santé de notre vieil ours s’était altéré, il était devenu vieux…
Ses illusions avaient disparu et il restait dans sa tanière seul au milieu de ses regrets…
Il ne pouvait pas imaginer que pas très loin de lui l’ourse qui l’avait tant aimé veillait et attendait un signe. Elle attendrait peut-être toute sa vie mais un amour comme le sien ne pouvait pas se remplacer.


Conte n°6 des Contes de Noël (cuvée 2006)



Voilà des mois qu’il ne quitte plus sa misérable petite chambre.

De longs mois sans croiser d’autres personnes que ses rares voisins.

Cela arrive parfois, bien qu’il prenne soin de ne sortir qu’à la faveur de la nuit.

A ces exceptionnelles occasions, il échange quelques politesses avec eux et s’esquive pour rejoindre son «antre».

Lui vit reclus, dans un silence voulu, le monde l’a trop déçu.

Les mots de ses livres, le net lui suffisent. Magique le net, plus à sortir, Vive les livraisons.

Lui, les saisons, il les voit de ses fenêtres, et, profite du temps de son balcon.

1er décembre, petite laine, sortie quotidienne pour admirer le toit des maisons.

Lui hume l’air. Une voix familière le rappelle à l’ordre « vous avez un message ! »

Lui pense, spam, chaîne, aucune raison que l’on m’écrive, mais, curieux, il vient s’asseoir à son PC, clique sur l’enveloppe

« 1er décembre,

Des jours, des semaines, des mois…
Reclus dans le silence
N’est il pas temps ?
Destinataire inconnu »


Lui se dit c’est une blague

Le 2 voit arriver le même message, idem le 3, le 4, le 5 et les jours qui suivent.

Lui chaque jour hésite, envoi direct à la corbeille ou pas, puis consciencieusement l’ouvre et le lit, ou du moins le relit. Mêmes mots, mêmes places, même expéditeur inconnu.

Inlassablement, chaque jour la voix familière annonce « Le » message.

Le 15, Lui attend fébrilement, les heures passent, rien

Lui, habitué à ce message récurrent, en ressent le manque.

Le 16, « vous avez deux messages »

00.01 - Mêmes mots, mêmes places, même expéditeur inconnu.

00.02 - « N’est il pas temps ? » expéditeur inconnu.

Le 17, « vous avez un message »

Ange gardien, enfin un pseudo… un nom, et toujours la même question « N’est il pas temps ?»

Lui doute, ses livres, son PC… et les autres dans tout ça ?

Le 18, le 19, le 20… même et seule voix pour lui parler, et, annoncer que « Son » message est arrivé.

Lui perçoit le besoin de ces échanges.

Le 21, « Son » message relu, sur son balcon, l’air est doux, son regard ne s’arrête plus aux toits, il se penche, accroche une fenêtre en face, scrute, ça bouge, ça vit.

Le 22, la voix, le message de son ange gardien, sa balade quotidienne sur son balcon. Son regard qui glisse le long de la façade pour s’arrêter sur la rue qui grouille de monde. Des lumières, des voix, des rires, la vie.

Le 23, sans livre, sans pc.

Lui sort de sa chambre en pleine journée, croise ses voisins, s’attarde devant la boîte aux lettres, hésite un moment et remonte à l’étage.

Le 24, Lui est là devant la porte, il ose la pousser.

Lui redécouvre la rue, des visages inconnus souriants, un air de fête qu’il respire.

« N’est il pas temps ? »

A cette question, il se sent enfin prêt à répondre : « Il est temps, que je vive vraiment ».

Et, c’est ce qu’il poste à son ange gardien, sa modeste chambre retrouvée, après de longues heures à flâner au hasard des rues, à s’extasier devant les vitrines, à se gorger des autres.

Lui, son cadeau de Noël, c’est cette cette intrusion providentielle dans sa Bal.

Elle lui permet, enfin, d’admettre qu’il ne peut vivre indéfiniment en retrait des autres.

Qu’importe l’identité de « son ange gardien ».

Lui a maintenant des jours, des semaines, des mois pour vivre pleinement.

Non Jef t'es pas tout seul
Mais arrête de pleurer
Comme ça devant tout le monde
Parce qu'une demi-vieille
Parce qu'une fausse blonde
T'a relaissé tomber
Non Jef t'es pas tout seul
Mais tu sais que tu me fais honte
A sangloter comme ça
Bêtement devant tout le monde
Parce qu'une trois quarts putain
T'a claqué dans les mains
Non Jef t'es pas tout seul
Mais tu fais honte à voir
Les gens se paient notre tête
Foutons le camp de ce trottoir
Allez viens Jef viens viens

{Refrain:}
Viens il me reste trois sous
On va aller se les boire
Chez la mère Françoise
Viens il me reste trois sous
Et si c'est pas assez
Ben il me restera l'ardoise
Puis on ira manger
Des moules et puis des frites
Des frites et puis des moules
Et du vin de Moselle
Et si t'es encore triste
On ira voir les filles
Chez la madame Andrée
Parait qu'y en a de nouvelles
On rechantera comme avant
On sera bien tous les deux
Comme quand on était jeunes
Comme quand c'était le temps
Que j'avais de l'argent

Non Jef t'es pas tout seul
Mais arrête tes grimaces
Soulève tes cent kilos
Fais bouger ta carcasse
Je sais que t'as le cœur gros
Mais il faut le soulever
Non Jef t'es pas tout seul
Mais arrête de sangloter
Arrête de te répandre
Arrête de répéter
Que t'es bon à te foutre à l'eau
Que t'es bon à te pendre
Non Jef t'es pas tout seul
Mais c'est plus un trottoir
ça devient un cinéma
Où les gens viennent te voir
Allez viens Jef viens viens

{Refrain}

Viens il me reste ma guitare
Je l'allumerai pour toi
Et on sera espagnols
Comme quand on était mômes
Même que j'aimais pas ça
T'imiteras le rossignol
Puis on se trouvera un banc
On parlera de l'Amérique
Où c'est qu'on va aller
Quand on aura du fric
Et si t'es encore triste
Ou rien que si t'en as l'air
Je te raconterai comment
Tu deviendras Rockfeller
On sera bien tous les deux
On rechantera comme avant
Comme quand on était beaux
Comme quand c'était le temps
D'avant qu'on soit poivrots

Allez viens Jef viens viens
Oui oui Jef oui viens.



Chaque année le Père Noël accomplissait sa tournée avec plus de lassitude.

Ce n'était pas que l'âge prît sur lui de quelque façon que ce soit. Le froid polaire conserve, son métier le mettait par nature hors d'âge, et il ne travaillait d'ailleurs vraiment qu'une journée par an, avec 364 ou 365 jours de RTT. Peu nombreux sont ceux d'entre nous qui font moins, en tout cas dans le privé.

Non. Le vrai problème, c'était le changement imperceptible de sa mission, en charge de travail d'abord et en nature ensuite.

Il en venait à regretter l'époque bénie des années 1885-1960 où l'industrie fabriquait jusqu'à 6 tonnes de jouets en fer et en plomb par jour et où il se chargeait allègrement de livrer ces 2200 tonnes en colis séparément emballés à des enfants qui l'étaient tout autant en les découvrant au pied du sapin.

Au cours des années 14-18 et 39-45, qui avaient été un peu plus calmes pour son activité, le fer était réservé à la fabrication de jouets pour les plus grands, le plomb livré aux destinataires par des moyens plus rapides, et ces destinataires emballés eux-mêmes dans le sapin. Ces temps n'étaient plus en Europe. Les peuples – ou plutôt les firmes, puisqu'il n'y avait plus de peuples – se massacraient désormais par tiers monde interposé. A défaut d'être moins meurtrier cela ne perturbait, c'était toujours ça de pris, pas sa distribution annuelle en Europe hors Kosovo.

Les années 70 et 80 avaient vu la profusion des jouets en plastique, non recyclables à la différence de ceux en métal. Le Père Noël ne travaillait désormais plus à faire circuler ce fer qui était comme le sang de ce XIXème siècle indéfiniment prolongé, mais à remplir indirectement de produits immondes les décharges, et directement en devises les caisses des émirs du pétrole pour qui Noël ne signifiait d'ailleurs rien, bien que tous fussent coutumiers des sapins de Gstaad en haute saison.

Revenons à ses difficultés. La première tenait au nombre croissant des divorces : deux fois plus de couples séparés, c'étaient non seulement deux fois plus de cadeaux pour les enfants, mais aussi des paquets bien plus volumineux, chaque parent – culpabilisant à mort et non sans raison – ayant à coeur d'alléger sa conscience en alourdissant autant qu'il le pouvait le coffre à jouets de son enfant. Oh, ce n'était pas encore cela qui allait abattre notre Père Noël. Seulement voilà : il fallait voir quels jouets !

Les divorces, ce n'est pas fait pour bien se passer. Les avocats y veillent. Un divorce qui se passe bien signifie pour eux des vacances à Palavas-les-flots plutôt qu'aux Seychelles. Pas question ! Ils prennent donc de charger et de recharger les griefs afin que la procédure dure, dure, dure. Dur, dur...

En fin d'opération, deux tourtereaux ne cherchant au départ qu'à prendre un peu d'air pour trouver leurs marques se découvraient chacun à l'égard de l'autre des envies de meurtre aussi puissantes que refoulées dans le non-dit.

Ils sublimaient inconsciemment ces pulsions homicides dans leurs choix de jouets, et les chérubins d'enfants se retrouvaient, outre les soldats de plomb, arc et flèches à ventouse classiques, avec dans leurs souliers nombre de jeux d'extermination plus défoulants les uns que les autres, Cela avait commencé par les Space Invaders, où on tirait sur<
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